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COOPERE 34
UN RESSENTI, ENTRE SYNTHESE ET PERSPECTIVES.



Ça me trottait dans la tête depuis un moment. Mettre sur le papier quelques éléments de réflexions concernant COOPERE 34. Aujourd’hui, jeudi 6 janvier : séance de travail avec Anne-Laure pour préparer la rencontre du 19 janvier : c’est l’occasion ou jamais.

1 - Petit bilan personnel du 14 décembre

Après un long temps sans nous être retrouvés aussi nombreux autour d’une table de travail1 – ça n’était pas arrivé depuis la fin de la rédaction de la Charte -, nous avions beaucoup à dire et à faire. Et le temps, justement, n’a pas suffi ! Tant mieux !

Ce que j’en ressors :
une reprise de contact nécessaire = il était temps
des retrouvailles, somme toute, très « naturelles » = très convivial
des interrogations et des doutes « béton » = l’après-midi, fracassant !
une détermination à toute épreuve = motivation, qui nous a permis de surmonter ces doutes
des pistes d’action concrètes définies à partir de nos besoins et envies = va falloir continuer de s’organiser !

Le Compte-rendu de la journée est en cours de rédaction (ALS). Il sera partiel, ou allégé, dans la mesure où nous n’avions pas toujours désigné de secrétaires pour les différents moments de la journée. L’idée n’est pas de dresser des actes de colloque mais de garder une trace.


2 - A propos du COPIL (Comité de pilotage), des commissions et autres réunions….


Au-delà des difficultés d’organisation qui ont déjà été évoquées, il me semble qu’il se dégage de l’année et demie qui s’est écoulée un souci de la coordination très partagé et tout à fait remarquable.

En revanche, la disponibilité des uns et des autres a fait que le COPIL, tout comme les autres réunions, furent à géométrie variable dans leur composition, et d’une régularité insatisfaisante. Mais bien souvent, quand il s’est agi d’être présent dans l’urgence ou en renfort d’Anne-Laure, les bonnes volontés se sont manifestées.

Pour la suite, il faut que l’implication des membres du COPIL et des commissions éventuelles soit plus ferme. Sur la fréquence, je propose pour le COPIL une réunion tous les deux mois, dont les dates seraient arrêtées à l’avance un fois par an + des réunions intermédiaires si nécessaires = en cas de surcroît de travail (à minimiser).


3 - A propos du travail de la structure porteuse (=APIEU), du travail bénévole, du travail induit par le fonctionnement en réseau, etc.

Préambule
L’objet du réseau est de promouvoir et de démultiplier l’éducation à l’environnement dans le département de l’Hérault. Les premiers acteurs de cette démultiplication sont les adhérents du réseau, c’est-à-dire chacun de nous : par nos propres actions, par la qualité de notre travail… Mais une des conditions de l’efficacité de cette démultiplication est d’agir avec la conscience de faire partie d’un réseau ! Et de le dire chaque fois que possible !
Fonctionner en réseau est efficace si les actions que nous réalisons au titre de nos associations respectives, nous les pensons et les réalisons aussi comme des actions issues du réseau. Autrement dit si nous nous considérons nous mêmes comme maillons du réseau. COOPERE, c’est dans la tête ! Et c’est à dire !

Ambule ( ? !)
Ceci étant, le fonctionnement en réseau induit du boulot supplémentaire. (Rester seul dans son coin demanderait moins d’énergie. Mais ça présente d’autres désavantages). Anne-Laure en réalise une grande partie et au-delà du temps de travail et de la rémunération impartis.

Toute nouvelle action que nous définirons induira une charge de travail qu’il faudra :
soit se répartir de façon bénévole (mais où trouvez-nous le temps ?)
soit affecter à la structure porteuse, l’APIEU, contre rémunération (mais où trouvez-nous le financement équivalent ?).

Pour moi, il y a un enjeu fort à ne pas nous créer trop de boulot de fonctionnement ! Ne faisons pas de COOPERE une machine à projets (qui devra trouver des fonds pour s’auto-alimenter). C’est sur le terrain de nos structures respectives qu’ont des chances de se réaliser les projets les plus pertinents ! Gardons en tête que le fonctionnement en réseau doit d’abord permettre une meilleure communication, entre nous et avec nos partenaires extérieurs.

Je le dis depuis longtemps, soyons modestes dans nos ambitions, dans nos propositions de nouvelles actions. Il est facile d’avoir 15000 idées. Il est plus ardu de les mettre en œuvre. Or des idées, des envies exprimées, sont vite perçues comme des projets potentiels.. Et des projets potentiels, dont on attend qu’ils soient réalisés par Dieu sait qui (Coopere 34 par exemple), mais qui n’aboutissent pas se transforment en frustrations ! Soyons réalistes.

Parmi les fiches-actions issues du 14 décembre :
certaines sont réalistes. Et très faciles à mettre en œuvre. ex : les échanges de pratiques, coformation… Il suffit de définir un thème, une date, et un coordinateur pour la première rencontre. Le réseau littoral a fonctionné sur ce mode avec succès. Il n’y a pas besoin de budget propre à cette action, hormis le temps salarial !
Certaines expriment un manque actuel mais ne nécessitent peut être pas une « vraie » action. ex : l’inventaire des actions du réseau = état des lieux me semble plus refléter une déficience de communication et/ou le flou de ces derniers mois
Certaines nécessitent des moyens importants ( les avons nous ? devons nous nous les donner ?) ex : inventaire des ressources.
Certaines…

Ceci dit, la pondération que nous avons faite me semble refléter à la fois nos besoins et la faisabilité des actions.

Postambule (tant qu’à oser !)
Quoi qu’il en soit :
il faut veiller à la rémunération du boulot assuré par l’APIEU ; celle-ci pourrait être un pourcentage du budget global des actions subventionnées. C’est une piste. A définir en gardant à l’esprit que la rémunération du travail de coordination demeure un casse-tête (vous les trouvez où les sous ?)
il y a du travail à finir sur des fonds 2004 :
l’annuaire : incontournable.
La plaquette et Le logo
il y a des actions à envisager pour 2005 : la JDE ? Voir l’échange épistolaire avec Pierre Teillaud, initié suite au 14 décembre et qu’Anne-Laure doit diffuser incessamment.

4 – Du nouveau

J’ai rédigé les trois points précédents entre jeudi dernier et hier (lundi 10 janvier) où une discussion intéressante et peut-être structurante a eu lieu entre Bruno FRANC (DIFED), Valérie BOUSQUEL (CPIE des Causses Méridionaux), Anne-Laure STOCKER (APIEU) et moi-même.

Depuis 2-3 ans, nous nous interrogions tous sur la nécessité et le bien fondé de nous organiser en association Loi 1901. Le choix avait été fait de rester un réseau informel, sans statut juridique. Choix largement discuté, argumenté, contr’argumenté… (Je ne vous refais pas l’histoire. Pour les plus nouveaux au sein de COOPERE, n’hésitez pas à demander aux autres).

Personnellement et au nom des Ecologistes de l’Euzière, fervent défenseur du réseau informel de la première heure, je me posais de plus en plus de questions.

En particulier, deux problèmes m’ont interpellé :
  • le problème de la représentativité du réseau vis-à-vis des partenaires socio-politiques, notamment au mois de juillet, au moment de se manifester conjoncturellement auprès de la Région
  • le problème du fonctionnement financier du réseau.

Le reste (qui décide au sein de COOPERE ?, qui agit…) me posait moins de problèmes de fond et me semblait plus résulter d’un manque d’organisation que d’une déficience constitutive. En réalité, on touche ici au fondement de la vie démocratique : quelles institutions, ou quelle constitution, pour quelles actions ? Je reste persuadé qu’un fonctionnement en réseau ne nécessite pas que le réseau, pour être efficace, soit constitué en personne morale.
Toujours est-il que COOPERE a montré quelques dysfonctionnements déjà évoqués plus haut et que cet état de fait se révélait de plus en plus pesant, voire handicapant. Hier, Valérie, partant de ce constat, nous expliquait que Delphine BRUYERE (ARBRE) et elle même pensaient (re)proposer lors de notre prochaine rencontre que COOPERE se monte en association. Toujours hier, autour de la table, le consensus a été vite trouvé pour dire que, oui, c’est probablement la solution aujourd’hui la plus satisfaisante.

Cela n’enlèvera rien aux questions d’organisation : régularité des COPIL (qui se transforment peut-être en CA, à moins que nous ne conservions le terme de COPIL, rien ne nous en empêche), implication bénévole…

Quitte à me répéter : le fait que COOPERE soit peut-être d’ici quelque temps une association, ce dont nous déciderons tous ensemble le 19 janvier, va pouvoir nous permettre de dire : COOPERE fait ceci, COOPERE fait cela.… Ou COOPERE ne fait pas ceci, ne fait pas cela… Comme si l’existence d’une personne morale pour représenter le réseau nous dispensait d’avoir ce sentiment d’en être le maillon agissant dont je parlais plus haut.

J’arrête de jouer les Cassandre. Assister à la naissance probable d’une nouvelle association a quelque chose de très exaltant, d’autant que, encore une fois, cela n’aura pas été sans débats ni réflexions, ni sans implication et détermination. Sentiment qu’une tension est prête à se détendre…

Avant de boire le champagne – et après aussi ! - va falloir continuer de réfléchir. Pour s’organiser, agir efficacement et avec modestie.

A très bientôt pour de nouvelles aventures.

Jean-Pierre VIGOUROUX
Les Ecologistes de l’Euzière
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