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RESEAU 34 REUNION DE PRESENTATION DE LA CHARTE ET DU RESEAU
MDE, 2 JUILLET 2003


Liste des présents
  • Monique PETARD, Conseillère Générale, Présidente de la Commission Environnement du Département de l’Hérault
  • Khansa El KOUKI, DARE, Conseil Général 34
  • Marie-Hélène COLL, GRAINE LR
  • Philippe LONJON, CPIE du Haut-Languedoc
  • Aurore BLANQUET, Domaine de Piquet, Lycée Agropolis
  • Bernard VINEL et Audrey PREGET, Foyers ruraux Lodévois Larzac Salagou
  • Maryline CISLAGHI, Méditerranée 2000
  • Agnès TARDITS, ODSH, Conseil Général 34
  • Maryline PLANES, Centre CEBENNA
  • Philippe DABIN, ARDEA Nature
  • François NICOL, Centre Aquapêche, Fédération de Pêche Hérault
  • Jean-Pierre VIGOUROUX, Ecologistes de l’Euzière
  • Valérie BOUSQUEL et Angélique LEROUGE, CPIE des Causses Méridionaux
  • Delphine BRUYERE, Association ARBRE
  • Sébastien LANTHEAUME, Cap Environnement
  • Sébastien LEDENTU, individuel
  • Bruno FRANC, DIFED
  • Ludovic CASES, Syndicat Mixte de Gestion de l’Etang de l’Or
  • Franck PIC, MDE CG 34
    • Michel BELIN, MDE CG 34
  • Philippe BAMBUST, Association Etat des Lieux
  • Daniel OUSTRAIN, Association Demain la Terre
  • Michel CONNAN et Emmanuelle RIOUAL, Concordia
  • Gwenaëlle BENECH , Maison de la Nature de Lattes
  • Bastien MICHAU, ARDAM
  • Frédéric PROUST, Racines 34
  • Nabil HASNAOUI AMRI, FD CIVAM 34
  • Odile BESEME, CAUE 34
  • Marie BESNE, Le Passe-Muraille
  • Bertrand DUMAS et Anne-Laure STOCKER, APIEU

Etaient excusés :
  • Pierre TEILLAUD, DARE Conseil Général 34
  • Bruno GUTIERREZ, AME
  • Hubert GUERIN, DRAF
  • Grégoire DELFORGE, Gée Aude
  • Florence CHOQUET, RENE 30

Présentation du programme de la matinée :

I.Intervention de M. PETARD
II.Bref rappel historique, les réseaux en général, le réseau 34 en particulier
III.Présentation de la démarche d’écriture de la charte
IV.Point sur le fonctionnement du réseau
V.Intervention de Khansa El KOUKI
VI.Point sur les groupes de travail et bilan des JDE 2003
VII.Les perspectives d’actions du réseau


Intervention de Mme PETARD

La Maison Départementale de l’Environnement est un lieu symbolique pour cette réunion, elle est une volonté du Département d’être un lieu interactif et de réseaux. La rénovation du Domaine de Restinclières a nécessité un investissement de 2,2 millions d’euros ; 160 000 personnes par an la fréquentent et en 2002, 6000 élèves de primaires et collèges y sont venus.
Il s’y déroule également une expérience d’agroforesterie en partenariat avec l’INRA.
Le Domaine a été acquis grâce à la Taxe Départementale aux Espaces Naturels Sensibles (TDENS).
M. PETARD précise qu’elle connaît chacune des structures du réseau 34 et leurs activités, elle a une grande pratique du travail en réseau.
M. PETARD relève quelques points de la charte qui lui paraissent particulièrement intéressants :
l’idée que l’on peut travailler ensemble même si l’on n’a pas les mêmes idées ; habituellement : « si tu ne penses pas comme moi, tu es contre moi »
la recherche de la diversité : c’est un réseau très ouvert ce qui impliquera forcément des difficultés mais aussi une très grande richesse et un débat démocratique.
les principes de laïcité, d’égalité et d’équité sociale montrent la volonté de ne pas être dans la « molesse » politique ; la politique doit être dans le sens de « tout est politique » alors qu’aujourd’hui on entend trop « c’est nul la politique » pourtant il y a de vrais problèmes dans la société.
La coopération est une idée forte car le cloisonnement des choses aboutit à des démarches solitaires ; vue la masse des connaissances et des démarches, aujourd’hui il est essentiel de mutualiser les ressources.
Le partage des expériences est un objectif ambitieux car on ne le constate encore qu’insuffisamment (cf les cas de marées noires) mais il est pourtant indispensable de poursuivre cet objectif, de se servir des retours d’expériences sinon, on tombe dans l’amnésie « comme si la mémoire n’existait pas ».
Les associations ont toujours été des secteurs où l’Etat n’était pas présent et leur force est d’être des structures légères et réactives.
L’Agenda 21 vient d’être mis en place sur le Département, il est composé de 21 actions fortes et notamment dans le domaine de l’environnement alors même que ce n’est pas une compétence du Département (cf l’augmentation de la ressource eau dans le Causse de la Selle) ; c’est un engagement fort du Département qui n’a pas d’immédiateté dans son amortissement.

Les réseaux en général, le réseau 34 en particulier

Bertrand DUMAS
Les réseaux sont des outils en fort développement et ont pour principe de mener des actions concertées. Dans l’éducation à l’environnement les réseaux se développent depuis les années 80 ; ce fonctionnement, structuré sans être hiérarchique, semble correspondre aux attentes des acteurs de ce champ professionnel.
On peut définir le réseau par la volonté de créer des liens entre individus pour agir collectivement. D’autre part, le réseau n’est pas la simple somme des individus le composant mais plutôt un produit de la mutualisation des acquis, des sensibilités et des motivations.
Deux types de réseaux se sont alors mis en place :
Des réseaux territoriaux à l’échelle de la nation, de la région, du département, des pays…
Des réseaux thématiques par exemple Citéphile sur l’Education à l’environnement Urbain, Ecorce sur la gestion cohérente des centres d’accueil…
Dans la région Languedoc-Roussillon, le GRAINE (Groupe Régional Animation Initiation Nature Environnement) a initié la mise en place de réseaux départementaux permettant d’agir sur un territoire plus proche :
Dans l’Aude : GEE AUDE, association loi 1901, 1 salarié
Dans le GARD, RENE 30, mise à disposition de temps de travail par les structures « adhérentes »ville et MNE d’Alès
En LOZERE, REEL 48, association loi 1901, 1 salarié
Dans Les PYRENEES ORIENTALES, association loi 1901, 1 salarié
Dans L’HERAULT, le choix s’oriente plutôt vers une formalisation souple sans recrutement de personne, mais les débats sur la formalisation en association loi 1901 et l’embauche de salariés est permanent.
1er juillet 2000 : 1ére réunion à Mèze, 29 associations présentes et 7 personnes représentantes des collectivités DIREN, DDRJS, Conseil Général…
Définition des besoins, des partenariats possibles, de la communication, réflexion générale
Juillet à octobre 2001 : constitution des groupes de travail 4 thématiques et 2 territoriaux :
Homme territoire, Portail internet, littoral, JDE, Bassin versant de l’ Orb, Bassin versant du fleuve Hérault
Octobre 2001 : réunion d’information de l’état d’avancement des travaux des groupes.
Juillet 2002 : bilan d’étape et « appel d’offre » pour l’animation d’un travail d’écriture de la charte constitutive.
L’APIEU et L’ARDAM se portent candidat, une répartition du travail se fait entre ces deux structures :
L’APIEU devra animer la rédaction de cette charte (animation, coordination, rédaction), l’ARDAM participera, animera et élaborera les comptes rendus de la Journée Départementale de l’Environnement.
Décembre 2002 : 1ére réunion à Montpellier sur l’élaboration de la charte (32 personnes).
Travail sur les finalités, 3 thématiques Education, Environnement, réseau.
4 Février 2003 : 2éme réunion à Béziers (25 personnes).
Travail sur les actions et le fonctionnement
27 Février 2003 3éme réunion
Finalisation de l’écriture de la charte
2 juillet 2003
Bilan d’étape et lancement « officiel » du réseau 34.

Présentation de la démarche d’écriture de la charte

Anne-Laure STOCKER
La mission d’écriture de la charte de l’APIEU a donné lieu à l’élaboration d’une fiche méthodologique « démarche participative pour l’écriture d’une charte ».
La charte s’est faite dans le contexte de création d’un réseau d’Education à l’Environnement et le besoin d’un document référent.
Le Conseil Général impulse la dynamique de création officielle du réseau à l’automne 2002.
L’idée de départ est de permettre à chacun de s’exprimer et d’entendre les avis et les idées individuels ; il fallait aussi donner les moyens à chacun de contribuer activement à l’écriture du texte. Enfin, le texte devait être souple dans son contenu.
Quatre réunions ont eu lieu entre octobre 2002 et mars 2003 (à chaque fois : une journée, 20 à 30 personnes présentes)
Des contacts ont été pris avec d’autres réseaux départementaux afin de partager leurs expériences.
L’APIEU écrivait une ébauche de charte après chacune de nos rencontres, accompagnée du contenu des discussions dans chaque compte-rendu.
L’ébauche et le compte-rendu étaient diffusés à tous les participants qui avaient un délai pour réagir. L’APIEU recueillait les remarques et/ou corrections sans modification de l’ébauche proposée ; les modifications nouvelles apportées au projet de charte étaient décidées collectivement à la réunion suivante.
La participation active des nombreux acteurs du réseau a permis d’affiner sans cesse le texte tout en le synthétisant.
La réflexion collective autour d’un texte fondateur a permis un résultat qui n’a fait l’objet que de remarques de détails.
Il est important de souligner que l’APIEU a maintenu une objectivité la plus aboutie possible.
Il était également important d’avoir un délai pour écrire cette charte qui a finalement pris forme assez rapidement.

Cependant, cette méthode a mobilisé beaucoup de temps bénévole et n’aurait pas pu s’appliquer sur une période plus longue. Parfois des temps de réflexion trop long sur un sujet ont abouti à des « pannes » qui nous ont obligées cependant à nous organiser pour rebondir.
La charte reste forcément un texte non-exhaustif mais elle semble répondre à cette obligation de compromis sans altérer le sens que chacun souhaite y trouver.

Point sur le fonctionnement du réseau

Valérie BOUSQUEL
Ce point précise la manière dont on a choisi de s’organiser au sein du réseau ; nous souhaitions le développer car ce point a fait l’objet de longues discussions. Nous voulions instaurer des règles sans toutefois tomber dans un fonctionnement trop strict.
Le fonctionnement en réseau est qualifié d’horizontal ; il n’y a pas de structure ou de personne « tête de réseau ».
Les principes appliqués aux acteurs du réseau sont l’indépendance des membres au sein du réseau, la responsabilité de chacun de la dynamique de réseau, la prise d’initiatives par rapport aux actions ; la liberté d’expression et l’autonomie des acteurs y sont précisés.
L’organisation du réseau s’articule autour d’une structure porteuse qui facilite la dynamique, s’assure de la circulation des informations, coordonne le réseau et favorise les échanges pour une durée de trois ans. Au terme des trois ans, une autre structure adhérente du réseau se proposera pour animer le réseau pour trois nouvelles années.
La coordination tournante du réseau doit permettre d’effacer la notion de tête de réseau.
La structure porteuse doit communiquer au nom du réseau et non pas sous son nom propre.
Elle organise une rencontre annuelle entre tous ses membres pour faire un bilan régulier des actions du réseau.
Enfin, un point est fait sur l’adhésion au réseau et sur la distinction entre
l’adhérent : toute personne physique ou morale qui partage les valeurs et principes de la charte,
et le partenaire : toute personne morale qui soutient techniquement et/ou financièrement le réseau.
L’adhésion au réseau est signifié par courrier à la structure porteuse.

Intervention de Khansa El KOUKI

Travaille sur huit programmes qui concernent :
  • des centres thématiques
  • l’éducation à l’environnement, culturel, scientifique et technique
  • le patrimoine naturel
  • l’intérêt public
  • l’international
  • le développement durable (Agenda 21)
  • les quartiers sensibles
  • l’animation dans les domaines départementaux
  • et de manière transversale à ces programmes, gère un volet transport qui permet d’assurer l’accès du public.

Les objectifs opérationnels de ces programmes sont :
  • l’éducation et la sensibilisation
  • l’accès à tout public aux sciences et techniques
  • la connaissance du patrimoine naturel
  • Les centres thématiques (MDE, APIEU, CPIE, …) assurent un maillage départemental.

Les objectifs stratégiques sont :
  • la lisibilité, l’efficacité et l’équité territoriale des actions du CG,
  • un partenariat cohérent, équilibré et coordonné

K. El KOUKI nous précise que ce partenariat fonctionne de plus en plus par conventionnement qui permet de détailler l’équipe de personnes concernées, les compétences et expériences, la méthode ; il permet aussi de prévoir la valorisation des actions des associations.
Il y a sans doute plusieurs croisements possibles entre nos champs d’actions et les quatre territoires définis suite à l’étude Hérault 2005 :
  • cités maritimes
  • cœur d’Hérault
  • est montpelliérain
  • piémont bittérois
  • La logique associative peut croiser celle de la collectivité.


Point sur les groupes de travail et bilan des JDE 2003

Une personne de chaque groupe de travail a présenté un état des lieux actuel des travaux à partir de fiches synthétiques que vous trouverez ci-jointes.

Les perspectives d’actions du réseau

Anne-Laure STOCKER

Projets ayant fait l’objet d’une demande de financement FNDVA :
  • au titre des formations
    1. Rencontre annuelle des membres du réseau
    2. Co-formation classes de ville
    3. Formation aux outils d’échanges Internet
  • au titre des expérimentations
  • Portail Internet, un site départemental d’éducation à l’environnement
  • Autres projets évoqués : - feuille de choux d’information interne et externe au réseau
    - co-formations thématiques et/ou territoriales

M.H. COLL suggère que dans un premier temps des infos du réseau peuvent passer dans le bulletin du GRAINE ainsi qu’un article de présentation du réseau qui pourrait sortir dans le prochain bulletin.
Elle nous précise également que le GRAINE organise avec le CDDP une journée d’information pour les enseignants, au mois de novembre prochain, sur les outils pédagogiques d’éducation à l’environnement ; chacun pourra y présenter des outils (le faire savoir au GRAINE au préalable).

Autres pistes de travail :
Le réseau pourrait devenir une plate-forme d’échanges entre les structures et les collectivités selon un modèle « d’ascenseur » qui permettent à chacun de se rencontrer et de faire circuler dans les deux sens des informations.
Il serait également intéressant d’engager une réelle réflexion sur l’urbanisation croissante des territoires : comment l’aborder au sein de chacune de nos structures ? M. PETARD précise qu’il existe un fort déplacement de population de l’arrière-pays vers le littoral, c’est d’ailleurs un phénomène mondial ; il est donc judicieux d’en faire une piste de réflexion au sein du réseau.
K. El KOUKI précise que l’Agenda 21 prévoit la construction de bâtiments HQE (exemple des collèges), norme qui induit une exigence forte des artisans (récupération des matériaux pendant le chantier, idée de penser le bâtiment dans sa globalité).
M.H. COLL rappelle qu’il existe un réseau régional « éducation à l’énergie » qui regroupe des collectivités, le CDDP, le GRAINE pour mener une réflexion sur les énergies renouvelables et les gestes au quotidien ; il dispose de compétences techniques et pédagogiques.

En conclusion….
B. DUMAS rappelle que le réseau se veut ouvert, il doit être un lieu d’échanges sur des enjeux majeurs. Il existe dans chaque structure des acquis pédagogiques, techniques, … qu’il est important de savoir mettre en commun.
Il y a aussi des besoins sur des aspects transversaux (finances, communication, gestion d’équipe, …) qu’il faudrait identifier pour y répondre.
Concrètement, chaque structure doit continuer à faire valider la charte par leur instance décisionnelle. Un courrier sera envoyé en juillet pour «officialiser» l’adhésion des membres au réseau.
AL STOCKER rappelle que la vie du réseau doit aussi se traduire par des choses très simples tels que les réponses aux mails qui circulent, la transmission informelle d’informations entre les membres, les nouvelles des uns et des autres données spontanément, …
K. El KOUKI estime que deux choses sont nécessaires à chaque étape : une date butoir et un objectif de production partagée.
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