Webzine Outils-Réseaux
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N°12
Juin 2012

> Edito

Le passage à l'échelle


Fonctionner en réseau est indissociable de l'idée de biens communs. Un réseau qui fonctionne va produire, au sein de ses projets, des contenus et de nouvelles formes d'organisation. On parlera de richesses de niveau 1. Ces contenus libérés vont enrichir les autres projets du réseau et produire des richesses de niveau 2. Si ces contenus sont diffusés, donnés à voir, ils vont entrer en résonance avec d'autres réseaux et ainsi produire des richesses de niveau 3.
Libérez donc vos contenus, méthodes et projets, cela permettra de passer à l'échelle, de sortir des logiques d'expériences isolées, de généraliser des expériences qui ont fait leurs preuves.
Contrairement à ce qu'on vous a appris à l'école, il y a plus à gagner qu'à perdre à favoriser le copiage.

Coopération en cours


Coop-Tic, un programme sur mesure pour les animateurs de réseaux en Europe

Interview d'Elzbieta Sanojca - Responsable pédagogique à l'association Outils-Réseaux

belgique

Pouvez-vous nous présenter le projet européen Coop-Tic ?

"Coop-Tic" est le nom du projet qui est financé par la Commission européenne dans le cadre du programme "Léonardo" : un projet de transfert d'innovation dans le domaine de la formation professionnelle.
Plus concrètement : quatre partenaires spécialisés dans les pédagogies innovantes - Supagro Florac et Outils-Réseaux côté français, l'École de la coopération Aposta de Catalogne et le Centre régional d'initiative à l'environnement (CRIE Mouscron) de Wallonie - se sont associés pour travailler sur l'adaptation d'un dispositif de formation destiné aux animateurs de projets collaboratifs. A partir d'une formation "Animacoop" expérimentée en France, il s'agit de former des personnes capables à leur tour de former des animateurs de réseaux ....

Former des porteurs de projet et former des formateurs, est-ce différent ?

Oui, former des professionnels dans un domaine n'est pas la même chose que de former des formateurs capables de former ces professionnels.
Il s'agit à la fois de former aux compétences du métier d'animateur de projets collaboratifs mais aussi aux méthodes de transfert de ces compétences...
Notre pari c'est de répondre à ce double objectif : professionnaliser les animateurs et les formateurs... La différence est dans les méthodes de transfert. Nous essayons de livrer le nécessaire pour un animateur, porteur de projet collaboratif : comment constituer un réseau, gérer les conflits , faire vivre une dynamique, produire collectivement etc. mais aussi comment transmettre ces nouveaux savoirs aux autres (comment identifier les besoins de son public et choisir des méthodes adaptées à la transmission des savoirs).

Coop-Tic s'adresse à des animateurs de France, de Belgique et d'Espagne et se déroule à distance et en présence, quelle méthode utilisez-vous pour mener à bien ce projet ?

Nous proposons une formation hybride qui relie des temps de formation à distance et en présence, des moments synchrones et asynchrones, des temps d'apprentissage individuels et des temps de travaux en groupe. L'alternance de ces multiples modalités pédagogiques est selon nous nécessaire pour maintenir une bonne dynamique sur un temps long de plusieurs mois d'apprentissage. On y retrouve par exemple : les temps d'auto-formation où les stagiaires consultent les cours en ligne (notons que tous ces cours sont mis sous une licence Creative Commons), le parcours structuré en cinq étapes au sein duquel l'apprenant chemine en parallèle avec d'autres, le tutoriel individualisé pour assurer le lien fort avec chaque stagiaire, des échanges de pratiques stimulés par des travaux en petits groupes, des journées de regroupement qui sont des moments clé de la formation, autant pour la constitution de la dynamique de groupe que pour l'apport de contenus.

Utilisez-vous des outils spécifiques pour former les animateurs de réseau ?

Nous avons choisi YesWiki pour offrir à nos stagiaires une plateforme éducative facile d'accès, participative et dynamique. Toutes les semaines, un nouveau module est mis en ligne. Ce choix d'outil donne une grande liberté dans la construction d'un univers apprenant : l'espace plus figé, (destiné aux cours livrés par les formateurs) cohabite facilement avec des espaces collectifs créés par et pour les stagiaires pour des travaux partagés ( travaux de groupes par exemple, bibliographie, boite à outils, espace d'échange conviviaux .... ) et les espaces individuels où chaque stagiaire peut commenter sa progression, agréger de nouveaux contenus.
Notre parti pris méthodologique est de placer l'apprenant au centre pour favoriser son autonomie.

Pouvez-vous nous en tenir un peu plus sur le contenu des cours que vous proposez ?

Les cours tendent à donner suffisamment d'éléments pour deux "métiers" : celui d'animateur - porteur de projet collaboratif et celui de "formateur".
Les modules glissent progressivement de l'un vers l'autre. On y traite des sujets suivants :
  • Démarrer un réseau
  • Le fonctionnement et les dynamiques à l'œuvre au sein des groupes
  • Gérer l’information sur le net (flux RSS, outils de veille)
  • Licences libres et propriété intellectuelle
  • Choix de l'outil selon les besoins
  • Gestion collaborative de projet
  • Projets en réseau et territoires collaboratifs : l'organisation d’évènements participatifs/des réunions en présence et à distance en démocratie participative/TIC et territoires
  • Concevoir un dispositif de formation, réaliser les supports de cours
  • Construire un dispositif de formation, connaître les ressources pour les formateurs
  • Publier et diffuser sur Internet / Consolider un réseau apprenant

La culture de la coopération est-elle différente selon les pays ?

Sûrement, bien que pour l'instant il est difficile de voir les différences là-dessus. Dans cette phase du projet, ce sont les formateurs français qui proposent une grande partie des contenus : méthodes, outils, expériences... Nos stagiaires s'approprient ces informations. C'est probablement plus tard, au moment où eux-mêmes seront amenés à former leurs publics à la coopération, que ces différences seront plus visibles. Par contre, on peut dire que ces sujets sont très demandés, aussi bien en Wallonie qu'en Catalogne.

leonardo
Cooptic est financé par la commission européenne
dans le cadre du programme TOI Léonardo Da Vinci

Voir la présentation du projet sur http://coop-tic.eu.
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Boite à outils


Gestionnaire de tâches collaboratif Asana

De Lila Homann, CPIE Côte Provençale - Atelier Bleu

Pas toujours facile de s'organiser quand on travaille à plusieurs et à distance.

Asana est un service de gestion de tâche collaboratif et en ligne, simple et efficace.

Capture d'écran

FONCTIONNALITÉS

  • Asana permet de créer plusieurs espaces de travail, chacun pouvant être suivi par une équipe différente (maxi 30 collaborateurs pour la version gratuite). On peut donc avoir une vision d'ensemble de ses projets, même persos.
  • Chaque espace de travail peut contenir plusieurs projets.
  • Enfin, dans chaque projet la gestion des tâches est classique et très simple : lister les tâches, les assigner (un responsable et des "suiveurs"), fixer une date, cocher quand c'est terminé.

Suivi des tâches

On peut visualiser les tâches par priorités, par personne (qui fait quoi, qu'est ce qui n'est pas attribué) ou par dates butoirs.
Les collaborateurs peuvent utiliser Asana en même temps et voir en temps réel les modifications.
Le suivi de chaque tâche est facilité grâce à un historique des modifications et un système de commentaires qui permet de communiquer entre "suiveurs". Grâce au temps réel, cela devient un chat. Il est parfois intéressant de garder les discussions autour d'une tâche.

Enfin cet outil se synchronise avec les outils de travail quotidiens :
  • un fil RSS permet d'être tenu au courant des modifications et commentaires via sa boîte mail.
  • il se synchronise avec divers calendriers (Thunderbird, Outlook,...)

AVANTAGES

  • Vraiment multi-projet
  • Temps réel
  • Synchronisation avec les outils courants
  • Possibilité de collaborer par mail sans s'inscrire

INCONVÉNIENTS

L'interface en anglais peut gêner certains mais le côté intuitif compense : en cherchant un peu on trouve quand même.
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Savoir-Faire


L'écriture collaborative

Présentation d'un cours rédigé par Emilie Hullo - Formatrice à l'association Outils-Réseaux

"De l'écriture individuelle à la production collective : les enjeux et modalités de l'écriture collaborative"

Conçu comme un support à la construction d'un savoir collectif, le Web 2.0 a profondément amené à concevoir l'information de manière différente. Libérant l'écriture de l'univers clôt du support imprimé, il a engendré une profonde modification dans ce domaine. Il est désormais possible d’écrire à plusieurs sur le même document et en même temps ! Le succès rencontré par l'Encyclopédie Wikipédia, l'un des sites les plus consulté au monde, a ouvert la voie à de nouvelles pratiques d'écriture. Se définissant elle-même comme un "projet d'encyclopédie libre, écrite collectivement", elle a démontré combien la collaboration était porteuse de qualité et pouvait doter l'écrit d'une plus grande richesse. Richesse pour la communauté qui bénéficie de la rencontre de points de vue différentes sur un même sujet. Richesse également pour l'individu qui participe à un projet qui va le conduire à élaborer de nouvelles stratégies d’écriture et à se nourrir de nouvelles idées.

Co-écrire, un processus difficile


La réalisation d'un écrit collaboratif est le fruit d'un processus souvent jugé complexe et difficile. Dans l'article A Taxonomy of Collaborative Writing to Improve Empirical Research, Writing Practice, and Tool Development, paru en 2004, Lowry P.B., Curtis A. et Lowry M.R. expliquent cette difficulté par le fait qu'à la démarche d'écriture individuelle (qui a pour fondement, selon eux, la planification, la traduction et la révision), l'écriture collective ajoutent trois niveaux de complexité supplémentaire :
1. Intellectuelle
2. Sociale
3. Procédurale

Ceux-ci correspondent à trois questions que pose l'écriture collaborative :

1. Comment mutualiser et harmoniser des connaissances individuelles pour produire un savoir collectif ?
2. Comment coordonner les membres et leurs différents avis pour mener à bien ce projet ? Comment dépasser les conflits socio-affectifs générés par cet exercice collectif ?
3. Comment mettre en place une planification et une finalisation commune ?

La dynamique de groupe : la clé de voûte de l'écriture collaborative


En réalité, au-delà de la dimension intellectuelle et procédurale évoquées précédemment, ce qui apparaît véritablement comme la clé de voûte de l'écriture collaborative est la dimension sociale de laquelle va découler le "bon fonctionnement" du reste. Par "dimension sociale", on entend la capacité à créer une dynamique de groupe qui va fédérer chaque membre autour d'un objectif commun (la production d'un texte) et au sein duquel chacun va trouver sa place. Une dynamique qui va faciliter au maximum l'implication de ses membres et sans laquelle tout projet coopératif est voué à l'échec.

L'écriture collaborative peut en effet générer des conflits socio-affectifs (points de vue divergents, sentiment d'être jugé etc.) qui peuvent s'avérer difficiles à dépasser. L'acte de co-écriture nécessite ainsi :

  • Un haut niveau d'interaction réciproque entre les membres alimentée par des échanges fréquents.
  • La prise en compte des différents points de vue, la valorisation des apports de chaque membre à la communauté, l'encouragement de chacun à participer, en gardant en tête cette phrase de Paul Ricoeur « La tolérance n'est pas une concession que je fais à l'autre, elle est la reconnaissance du principe qu'une partie de la vérité m'échappe. »
  • La capacité de l'animateur à réguler les conflits sociaux-cognitifs générés par les idées et natures divergentes.

Le travail de l'animateur de réseau va justement être d'apporter une convergence au sein de la communauté et de créer ainsi une dynamique constructive de travail propice à l'implication de chacun.

Trois approches pour réaliser un écrit collaboratif


Réaliser un écrit collectif peut se faire de différentes manières, selon trois niveaux de collaboration :
  • Un membre commence par rédiger un article qui est ensuite modifié et enrichi par un autre membre et ainsi de suite jusqu'à obtenir un « document » jugé complet par le groupe et faisant l'objet d'un consensus.
  • Une approche plus coopérative que collaborative consiste à ce que chaque membre travaille sur une partie de l'article. Les diverses parties produites sont ensuite reliées entre elles et harmonisées pour former un seul et même article.
Une variante à cette coopération consiste à ce que chaque membre, selon ses compétences et ses appétences, effectue une partie du travail. Par exemple, un membre rédige, l'autre corrige, le troisième relit etc.
  • Enfin, l'approche la plus collaborative est peut-être celle qui inclut tous les membres de la conception à la réalisation de l'écrit, celle où il n'y pas véritablement de distinction de rôle. Chacun participe ainsi aux différents phases.


Lire la suite de l'article : http://outils-reseaux.org/EcritureCollaborative
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Usage coopératif


La cartographie participative pour animer son territoire

De Louis-Julien de la Bouëre, association Tiriad

Cartopartie à Gignac

Jeu de cartes en garrigues


Tout au long de l'année, le collectif des garrigues organise des rendez-vous des garrigues : temps conviviaux pour échanger, débattre, discuter et tout simplement se rencontrer autour du devenir du territoire des garrigues languedociennes. L'objectif est toujours de mettre ce territoire en débat de manière ludique et participative.

Les 19 et 20 avril 2012, le collectif organisait en collaboration avec les associations Outils-Réseaux et Tiriad, deux jours consacrés aux projets de carte collaborative sur Internet pour animer et mettre en valeur un territoire.

Gignac au coeur des garrigues


C'est dans une salle de la Communauté de Communes de la Vallée de l'Hérault à Gignac que les stagiaires se sont installé pour deux jours.
Le principe des ces temps de rencontre était le suivant :

- Première matinée de découverte : les cartes collaboratives, principes, différences et concepts. Des cartes protégées au projet OpenStreetMap (OSM).
- Après-midi manipulation : un temps terrain avec gps et apn dans la ville pour apprendre à récolter des données. Puis retour en salle avec initiation aux outils Potlatch et JOSM pour rentrer des données dans OSM.
- Seconde matinée applications : ouverture sur les applications, mashups, services dérivés d'OSM. Organisation de temps événementiels pour impliquer les usagers d'un territoire dans une démarche citoyenne (cartoparties...)
- Dernière demi-journée transmission/partage : après-midi cartopartie ouverte aux habitants, associations locales. Ici, c'est l'association Demain la terre qui était notre guide terrain. Chaque stagiaire devient formateur, démonstrateur sur le terrain et en salle du fonctionnement des cartes OSM

L'objectif principal était de contribuer à une dynamique de réseau entre acteurs des garrigues en utilisant les cartes comme support pour donner à voir, partager les connaissances et mettre en valeur le territoire des garrigues languedociennes.

Et puis parce qu'OSM est un projet collaboratif à grande échelle, cette formation était inscrite dans une volonté de faire se rencontrer les contributeurs localement pour donner un coup de pouce à la création de groupe de contributeurs locaux.

Le projet OpenStreetMap


" OpenStreetMap (OSM) est un projet international fondé en 2004 dans le but de créer une carte libre du monde. Nous collectons des données dans le monde entier sur les routes, voies ferrées, les rivières, les forêts, les bâtiments et bien plus encore ! Les données cartographiques collectées sont ré-utilisables sous licence libre (CC-by-SA)." (Site OpenStreetMap France)

Chaque citoyen, association, collectivité, entreprise peut ainsi récolter, partager et réutiliser les données d'OSM. C'est une façon de contribuer à la création de biens communs partagés et accessibles à tous. De nombreux projets à forte valeur sociale peuvent ainsi émerger : mise en valeur du patrimoine, développement de nouveaux services, valorisation des savoirs populaires, projets citoyens de quartiers/villages...

Et finalement il s'est passé quoi ?


Les stagiaires venaient d'horizons différents : géographes, animateurs nature, guide patrimoine, agent de collectivités...

Au bout d'une journée et demi, chaque stagiaire était en mesure :
  • d'expliquer le fonctionnement général d'OSM : ce que c'est et ce que ça ne fait pas !
  • de contribuer à rentrer des données dans la base de données OSM
  • d'accompagner des groupes sur le terrain lors du temps cartopartie ouvert au public et en salle pour expliquer comment partager ses données

Mais comme dans tout projet collaboratif, il faut savoir se donner du temps... Donc pour accompagner les envies du groupe :
  • une liste de discussion a été créée pour continuer à échanger mailto:cartogarrigue@wikigarrigue.info cartogarrigue@wikigarrigue.info. pour vous y inscrire faites la demande à Manon Pierrel du collectif Garrigues (mailto:manon.pierrel@euziere.org contact)
  • plusieurs stagiaires sont repartis avec des envies : faire la carte de son village, créer des projets autour du patrimoine naturel ou culturel...

Et si vous voulez voir le résultat :
  • Gignac avant et près la formation/cartopartie (voir) sur le site de Nicolas Moyroud, contributeur local à OSM qui nous a beaucoup aidé en nous apportant conseils, documentation et savoir-faire. Merci Nicolas !

Plus d'infos sur :
  • le site "cartographie libre et territoires" de l'association Tiriad pour retrouver le travail réalisé pendant la formation et un peu plus...
  • Le site OSM monde
  • Le site de l'association OSM France

Merci à :
  • Manon Pierrel du collectif garrigues pour l'organisation impeccable
  • David Delon d'Outils-Réseaux pour le soutien technique et les bonnes idées
  • Nicolas Moyroud du réseau des contributeurs OSM local
  • la CdC Vallée de l'Hérault pour son accueil

Et puis parce qu'une carte collaborative, c'est avant tout un projet de terrain ...

« La géographie est une de ces sciences qu’il faudra toujours perfectionner.
Quelque peine qu’on ait prise, il n’a pas été possible jusqu’à présent d’avoir une description exacte de la terre. Il faudrait que tous les souverains s’entendissent et se prêtassent des secours mutuels pour ce grand ouvrage. Mais ils se sont presque toujours plus appliqués à ravager le monde qu’à le mesurer […] Heureusement, on rectifie sur les lieux ce que les géographes ont souvent tracé de fantaisie dans leur cabinet. Il est bien difficile, en géographie comme en morale, de connaître le monde sans sortir de chez soi. » Voltaire, Questions sur l’Encyclopédie, volume 6, 1771
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Ils aident à penser


Les différentes étapes de la veille


Jean-Michel Cornu, Chief Visionary Officer à Imagination for People nous livre une synthèse sur les 5 étapes clés de la veille numérique, fruit des échanges nés au sein du groupe animfr qui rassemble 237 personnes autour des problématiques de la coopération.


1) Avant de commencer, organiser ses dossiers :
  • de façon hiérarchisée, en conservant un nombre raisonnable à chaque niveau (par exemple 7 ou 8),
  • par mots-clés (mais les dossiers peuvent être également être hiérarchisés, tout en se croisant parfois).

2) Récupérer des informations dans plusieurs flux, en sélectionnant dans un premier temps les sources via :
  • le mail (y compris les listes de diffusion),
  • Twitter et/ou Facebook,
  • les agrégateurs de flux RSS pour recevoir ce qui est nouveau dans les sites Web (par exemple Google Reader),
  • les alertes Google.

3) Sélectionner les informations que l'on veut conserver, y ajouter des mots-clés (voire des commentaires) et les mettre dans un endroit (si possible collectif).

4) Conserver les données collectées en :

  • les classant par mots-clés (Getpocket ou Evernote mais on peut aussi le faire sous forme de chemises et de papiers pour certaines choses). Indiquer éventuellement celles que l'on n'a pas encore lues (en ajoutant par exemple un mot-clé "à lire").
  • organisant et hiérarchisant les sites web trouvés (par exemple avec Pearltrees).
  • indiquant également les éléments qui nécessiteront une action plus tard (les cases à cocher de Evernote et/ou Toodledo).

5) Rediffuser l'information pertinente dans ses réseaux :

  • Utiliser Scoop-it qui est très pratique pour relayer de l'information sur un sujet précis.
  • Transmettre l'information via Twitter et autres réseaux sociaux, listes de discussion...
  • Envoyer des mails ciblés à des personnes que l'on sait intéressées.
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Astuce pour coopérer


Les moteurs de l'implication

Par le groupe Anim-fr

Le groupe de travail AnimFr rassemble les acteurs impliqués dans l'animation de projets coopératifs, dans la formation aux pratiques collaboratives et dans l'animation de réseaux thématiques ou territoriaux. Il a pour objet : de donner à voir, d'entraider et de donner le code source de nos pratiques collaboratives, dans une démarche globale qui donne sens à la coopération et au bien commun.

Problématique

"Nous étions partis sur la question de l'implication dans les groupes de travail, avec la distinction entre Mobiliser (qui est un acte fait par une personne sur d'autres pour les faire agir) et S'impliquer (qui est le fait de la personne elle-même qui choisit d'agir). L'idée de départ était aussi de qualifier les différents niveaux d'implication et de mettre à jour les moteurs de l'implication (ou de la désimplication). Ce qui est ressorti de nos échanges, en premier lieux sur les niveaux d'implication dans les groupes, est que tout le monde ne veux pas ou ne peux pas s'impliquer de la même manière. "

En résumé

Il y a 2 notions de base à différencier:
  • Mobiliser : un acte fait par une personne sur d'autres pour les faire agir
  • S'impliquer : le fait de la personne elle même qui choisi d'agir

Les moteurs de l'implication

L'implication est facilitée par la motivation: ce qui nous pousse à agir en relation avec un but recherché. Il est ainsi nécessaire de s'assurer que le groupe ait un but partagé par la majorité des membres.
A cette fin, il faut :
  • veiller à la qualité des relations : organiser régulièrement des rencontres physiques et les compléter avec des rencontres virtuelles pour être en contact le plus souvent possible
  • avoir de l'estime de soi ou être valorisé, responsabiliser l'individu, agir sans attendre de récompense externe
  • créer les conditions d'une liberté de parole
  • avoir du temps à y consacrer et (penser), avoir quelque chose à ajouter au débat
  • du côté de l'animation : avoir plusieurs animateurs, mettre en place une animation simple, transparente, stable et surtout réactive, prévoir des synthèses périodiques, conserver les archives des discussions, décisions…
  • prévoir des étapes réalisables avec une approche à petits pas, reconnaître plusieurs scénarios possibles pour la réalisation des objectifs
  • analyser les pratiques effectives de participation et accepter éventuellement de corriger le tir
  • nourrir la réflexion collective qui dépendrait du niveau de partage des données au sein d’un groupe, favorisé d’après cette étude par l’attention portée aux idées de chacun.

La coopération c'est une attitude d'une personne en attention, qui a envie de faire avec, qui mutualise, passe et relie .. dans la diversité et la singularités de nos histoires et situations

Les freins à l'implication

  • les freins dus à l'internet : le problème de la gestion de la grande quantité de mail, prendre en compte que tout le monde n'est pas égal face à la connexion internet
  • les contraintes quand les objectifs affichés au départ ne sont pas mis en œuvre, quand le but est trop prégnant ou trop figé, si le projet est difficile à comprendre
  • le leader narcissique (les narcissiques sont de mauvais chefs)
  • le manque de confiance
  • une trop faible sécurité (si on vient de perdre son boulot il devient difficile de s'impliquer dans des projets)
  • la difficulté à pouvoir se désengager (si je ne peux pas me désabonner facilement d'une liste, il y a peu de chance que j'accepte d'y être…)
  • l'animateur n'est pas assez réactif
  • la désimplication (système EPM)

Accepter la non participation

Lire et écouter c'est aussi participer, il faut déculpabiliser ceux qui ne peuvent pas s'impliquer de façon constante et valoriser les actions réalisées plutôt que de pointer ceux qui ne participent pas : cela pousse à s'impliquer de nouveau dès que l'on peut (ou on veut).

Lire la synthèse en son intégralité

Pour découvrir en intégralité la synthèse de ces riches échanges, vous pouvez consulter l'espace :
http://imaginationforpeople.org/wiki/workgroup/animfr/synthese-implication-dans-les-groupes?&#les-moteurs-de-l-implication .

Bonne lecture et n'hésitez pas a contribuer en vous inscrivant !
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Agenda / Rencontres

> Retrouvez nos propres annonces sur le site outils-reseaux.org

5e Forum des Usages Coopératifs


Forum U C Le 5e Forum des Usages Coopératifs se tiendra cette année du 10 au 13 juillet à Brest. Au programme : des conférences, des sessions thématiques et rencontres professionnelles ouvertes, des ateliers, des séances pratiques ainsi que des animations découverte d'outils et usages.

Réunissant pas moins de 400 acteurs(ices) de l'internet et du multimédia, cette forum aura pour thème :
- "les territoires en réseau au coeur des dynamiques de médiation, d'innovation, de lien social et de développement local,
- et les figures de la médiation et de la coopération pour mettre en valeur ces milliers de personnes qui par leur attention aux autres, leurs pratiques collaboratives font vivre ces territoires en réseau."

Téléchargement du programme et inscription en ligne (jusqu’au mercredi 27 juin) sur le site consacré à l'évènement.
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