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Les outils pour fonctionner en réseau à l'heure du Web 2.0


* Réseaux coopératifs ?

* De nouveaux outils et services pour travailler ensemble

* Web 2.0 ? Définition,enjeux et limites


Le programme “Outils-Réseaux »


Initié par plusieurs réseaux et associations : Tela Botanica, Réseau Ecole et Nature, Les Ecologistes de l'Euzière

-> une structure autonome en création

Pour accompagner les pratiques coopératives, en s'appuyant sur les outils Internet et les TIC :


  • Innovation : veille technologique, développements informatiques et analyse de réseaux.
  • Diffusion : animation, édition de ressources, organisation de formations ou d'événements sur les usages coopératifs des TIC.
  • Accompagnement de projets collaboratifs : conception, organisation, réalisation de dispositifs collaboratifs.

Qu'est-ce qu'un réseau coopératif ?


Des personnes physiques, des organismes, des projets, partageant un même domaine d’intérêt, de compétences, de valeurs, sur un même territoire et développant, ou susceptibles de développer entre eux, des relations de coopération de nature diverse.

Un réseau coopératif c'est aussi une réponse particulière à une problématique économique, sociale ou territoriale pré-existante. ll n’émerge, ne se constitue et ne perdure que sur un terrain favorable

Ce terrain peut-être fertilisé par un ensemble d’outils méthodologiques, technologiques et d’animation adaptés


Un exemple


Un réseau organise une rencontre.

  • -> Quels outils du Web 2.0 pour faciliter cette organisation collective ?


Des outils pour :


  • Veiller collectivement
  • Echanger
  • Communiquer à distance
  • Planifier un événement
  • Réfléchir ensemble
  • Rédiger collectivement
  • Partager des documents
  • Publier, diffuser
  • Retransmettre

Outils pour veiller collectivement


Suivre l'activité d'un réseau et mener une veille coopérative, pour rendre visibles les ressources et les partager, les catégoriser.

RSS


  • Définition: RSS («Rich Site Summary» ou «Really Simple Syndication») format XML utilisé pour diffuser les mises à jour de sites dont le contenu change fréquemment, sites d'information, blogs. L'utilisateur peut "s'abonner aux flux".

  • Logiciels libres "agrégateurs de flux" (thunderbird,...)

  • Service en ligne : Netvibes.com, créer sa page d'accueil aux flux RSS personnalisés (équivalent en logiciel libre Posh)

Tags et bookmarking social




Nuage de mots


  • Définition:permet de visualiser les termes les plus souvent employés (forum, blogs...)


  • Exemple : nuage de mots à partir du flux RSS de @-brest.net :



Outils pour échanger


A l'émergence d'un réseau, pour échanger sur des problèmatiques partagées, au sein d'un groupe plus réduit, pour s'organiser, échanger des infos...

Définitions :

  • Liste de discussion : liste d'échange, par mail, sur un sujet thématique, de n vers n.
  • Liste de diffusion : liste en lecture seule, par mail, de type lettre information, de un vers n.
  • Forum web : liste de discussion "en ligne".

Outils :



Outils pour communiquer à distance


Au sein d'un groupe restreint, pour faciliter les échanges à distance.

Définitions :

  • Outils de communication synchrone : qui permettent d'échanger en direct.

Outils et services :



Outils pour planifier un événement


Dans un groupe, il est souvent nécessaire de se mettre d'accord sur une date, d'élaborer un planning, un calendrier. On peut proposer des dates par mails, échanger pour trouver un consensus, relancer par téléphone... Mais, difficile d'avoir le même niveau d'information sans saturer les boites E-mail, ... ou l'animateur du groupe !

Systèmes de sondages :


Pour se mettre d'accord sur une date.

-> Doodle (exemple)
ou Framadate, équivalent libre : http://framadate.org/

Agendas partagés


Pour visualiser rapidement les événements, les dates importantes d'un groupe ou de plusieurs groupes :




-> Interconnexion possible grâce à des formats standards : RSS, Ical

Outils pour réfléchir ensemble


Pour visualiser des liens entre des idées, concevoir, présenter des propositions, restituer un brainstorming...

Définition :


  • Cartes heuristiques ou mentales : méthode pour présenter des idées sous forme graphique : au centre, le thème principal, dont partent des branches contenant les différentes idées.

-> http://www.petillant.com/ le site expert de la carte heuristique

Outils :

  • Logiciel libre multi-plateforme : FreeMind
-> Exemple :
freins-facilitateurs


Outils pour rédiger collectivement


Rédiger collectivement un texte : le créer puis le modifier, rassembler les modifications et éventuellement diffuser le document finalisé.

-> Avec les Wiki, possibilité de travailler ensemble sur le même texte, avec un historique des différentes versions. Certains Wikis proposent même un export des page en pdf.

Définitions :

  • Wiki Wiki signifie rapide, en Hawaïen
wiki
Source : Andrew Laing, Wikipédia

  • Les Wiki sont des dispositifs permettant la modification de pages Web de façon simple, rapide et interactive

Outils et services :


Logiciels libres : il existe de nombreux « moteurs wiki » :



Outils pour partager des documents


Dans un groupe, on est souvent amener à s'échanger des documents (textes, présentations, images...).

En s'échangant les documents par CD/clés usb/mail, difficulté à gérer les différentes versions, impossibilité d'y accéder de n'importe où.

Alternative : utiliser des services en ligne de stockage ou installer un logiciel libre spécifique pour stocker des documents :
-> outils de partage de documents, présentations, photos, vidéos, base de données des ouvrages d'un centre de documentation...

Outils et services :


-> PMB, logiciel libre pour mettre en ligne les bases de données d'ouvrages d'un centre de documentation : PMB des centres de ressources en environnement en LR


-> même de l'édition en ligne : cf. GoogleDoc

Outils pour publier, diffuser


Pour diffuser des informations, de l'actualité, publier des textes, des synthèses...

  • CMS (Content Management System) : système de gestion de contenu pour Internet
-> Voir les CMS libres sur framasoft.net : Spip, Joomla
Expl site de l'ABF

  • Blog : weblog
Exemple : Blog Intelligence collective, de la FING

  • Newsletter : lettre d'actualités envoyée par mail
Exemple : rédaction d'une cyberlettre

  • Syndication : afficher sur un site Internet, les actualités d'un autre sites via les Flux RSS
Exemple : sur le site de Créatif (SPIP)

Retransmettre


Second life


Second Life est une simulation sociétale virtuelle, permettant de vivre une "seconde vie" sous la forme d'un avatar dans un univers persistant. C'est un logiciel libre à installer sur sa machine, il propose des fonctions de messagerie instantanée, de discussion, de travail collaboratif, et les objets qui y sont créés peuvent être programmés pour interagir avec les joueurs, changer d'aspect, se mouvoir et communiquer avec l'extérieur.


Podcast


Le podcasting est un moyen gratuit de diffusion de fichiers audio ou vidéo dans l'Internet. Généralement diffusé via les flux rss.

En quoi ces outils sont-ils Web 2.0 ?


Quelques traits caractéristiques :


Des frontières abolies :


  • entre applications (inter-opérabilité, combinaison d'applications...) : calendriers, cartes...
  • entre médias (ordintateur,téléphonie, lecteur audio,vidéo, Internet), avec l'avénement du Web comme canal principal

Quelques traits caractéristiques :


Ils offrent aux utilisateurs la possibilité de participer :


  • Interactivité : Wiki, blogs, CMS, ...

  • des interfaces plus ergonomiques : généralisation du glisser-déposer...

-> Aujourd'hui, on s’est approprié le Web !


Un concept évolutif une notion politique
des définitions multiples :


  • “Tentative de ré-enchantement après l’éclatement de la «bulle Internet»”

  • “Véritable révolution qui place l’utilisateur au coeur du web”

  • “Vaste escroquerie marketing”

  • “Retour aux fondamentaux du web”

Différents points de vue :


* Les utilisateurs : des outils plus participatifs, que l'on peut s'approprier

* Les développeurs : des formats, des standarts, des technologies qui permettent de relier les systèmes

* Vision marcketing : des services où les utilisateurs créent le contenu, un modèle économique où la gratuité est la règle

De nouveaux outils... pas encore entrés dans les moeurs


Un travail de sensibilisation, de formation à faire pour que les usages se développent :

  • > Du côté des utilisateurs

  • > Du côté des décideurs

  • > Du côté des techniciens


En bref


Des moyens techniques puissants pour mutualiser de l'information.


Mais :

  • Profusion des outils : tout le monde ne suit pas
  • Flou et ambiguité entre « libre » / « gratuit » et « web 2.0 » : les services en lignes surfent sur la vague du participatif, mais n'en partagent pas forcément la philosophie et les valeurs.

Module 10 : l'animation des outils collaboratifs : freins et facilitateurs


Durée estimée : 6h

Le cours porte sur l'animation des outils collaboratifs : freins / facilitateurs.

Objectifs pédagogiques :
  • identifier des freins et facilitateurs à la coopération
  • animer un réseau avec des outils coopératifs

Activités

  • Organiser une réunion via flashmeeting avec un groupe d'au moins 4 personnes issues du parcours d'autoformation

  • Participez via flashmeeting à la réunion sur les freins et facilitateurs à la mise en place d'outils collaboratifs (dans vos projets, dans le travail de vos groupes, dans d'autres contextes...

  • Cette discussion pourra continuer sur la liste de discussion

Cours

Pour compléter vos réflexions et échanges, vous trouverez dans ce le cours un listing des freins et facilitateurs identifiés par les différents stagiaires des formations Outils-Réseaux :



Évaluation

Faites nous donc un petit retour!!

Module 13 : Consolider un réseau


Durée estimée : 6h

Le cours porte sur la consolidation des réseaux coopératifs.

Objectif pédagogique :
  • faire durer un réseau
Objectif pédagogique annexe :
  • envisager l'après-formation

Activités

  • Réagissez sur la liste par rapport au contenu du cours en l'appliquant au réseau que vous formez :
    • quels types d'échanges souhaiteriez-vous maintenir ? Par quels moyens ?
    • comment faire perdurer la dynamique ?
  • Pour évaluer votre parcours, merci de répondre aux questions posées : ici
  • Pour vous aider, vous pouvez indiquer ce que vous avez retenu et surtout utilisé dans chaque séquence via le microblog en bas de chaque page de cours.

Cours



Évaluation

BRAVO!!! Vous avez terminé le parcours d'autoformation!!!

Faites nous donc un dernier petit retour!!

Module 2 : Démarrer un réseau coopératif


Durée estimée : 6h

Objectifs pédagogiques :
  • Faire démarrer un réseau
  • Cerner quelques conditions propices à l'émergence des dynamiques coopératives

Objectifs pédagogiques annexes :
  • Utiliser Skype
  • Discuter sur une liste de discussion
  • Configurer sa messagerie pour coopérer

Activités

Votre mission consiste à discuter sur la liste de discussion autoformation@animacoop.net des modalités de démarrage d'un réseau : comment vous y êtes-vous pris ou comment pensez-vous vous y prendre pour faire démarrer votre réseau ? Qu'est-ce qui a fonctionné ou dysfonctionné ?

=> A vos claviers, nous attendons vos propositions !

Cours


Outils

Les outils "en vedette" sont Skype que nous utiliserons pour les entretiens individuels et les calendriers partagés. Nous avons placé les fiches de description de ceux-ci dans la boite à outils, avec des liens vers des tutoriels et modes d'emploi.
  • Fiche Outils messagerie
  • Fiche Outils calendrier

Success story


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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Association Outils-Reseaux

Le réseau Tela Botanica

Créé en 1999, il regroupe les botanistes francophones.

Site Internet : http://www.tela-botanica.org

Fiches expériences

Autres ressources


Evaluation

Indiquez ici si vous avez utilisé un élément de ce module dans votre projet (ou ailleurs). Pensez à indiquer qui vous êtes.

Module 3 : Une coopération à 12 facettes

Le cours porte sur la coopération.

Durée estimée : 4h

Objectifs pédagogiques :
  • identifier des éléments facilitant ou freinant la coopération
  • mettre en place un travail collaboratif

Objectifs pédagogiques annexes :
  • Découvrir des potentialités de Prezi
  • Identifier des méthodes de cartographie des idées

Cours

Les 12 facettes de la coopération

Les enregistrements audio

1. Introduction :
  • la coopération est le propre de l'homme
  • définition de la coopération
  • abondance/rareté ; prévisible/imprévisible
  • l'aveuglement paradigmatique
  • la conscience

2. 1ère facette : l'implication

3. 2ème facette : prise de conscience

Il manque une partie sur la convergence d'intérêts.

Les enregistrements audio (suite)

4. 3ème facette : converger vers un intérêt commun, le conflit d'intérêt

5. 3ème facette : converger vers un intérêt commun, divergence d'intérêt

6. 4ème facette : la coordination

Les enregistrements audio (suite et fin)

7. 5ème facette : la taille du groupe

8. 6ème facette : la maturité du groupe

9. 7ème facette : la culture partagée ; 8ème facette : la vocation du groupe ; 9ème facette : les ressources externes ; 10ème facette : la légitimité ; 11ème facette : environnement et cohésion ; 12ème facette : contraintes externes

Compléments

Cartographie des idées et des projets
2 exemples :
La théorie :
  • Sur la pensée-2 (une explication en deux pages, le lien vers le chapitre d'un livre sur le sujet et la vidéo d'une conférence).

Les douze facettes de la coopération :

Activités

Ecoute sélective et prise de notes

Outils

Lors de ce module, l'outil "en vedette" est Prezi, le système permettant de créer des présentation dynamiques.

Evaluation

Faites nous donc un petit retour!!

Module 4 : Rendre le groupe visible au groupe


Durée estimée : 8h

Le cours porte sur le fonctionnement et les dynamiques à l'œuvre au sein des groupes.

Objectifs pédagogiques :
  • comprendre les dynamiques à l'œuvre au sein des groupes
  • exploiter ces notions pour identifier des éléments à améliorer
  • requestionner ses pratiques collaboratives

Activités

  • répondre au questionnaire de la FING "Comprendre par vous-même ce qui se passe dans un groupe".
  • envoyer sur la liste de discussion votre réponse au questionnaire

Cours


Outils

Lors de ce cours, les outils "en vedette" sont les outils de création de cartes heuristiques (Freemind/Free Plane).

Évaluation

Faites nous donc un petit retour!!

Module 5 : Quels outils pour quoi faire?


Durée estimée : 6h

Le cours porte sur un panorama des outils coopératifs.

Objectifs pédagogiques :
  • choisir les outils adaptés à des usages coopératifs
  • décider du choix d'outils coopératifs en fonction des caractéristiques d'un groupe
  • concevoir un dispositif collaboratif adapté aux ressources et besoins d'un réseau ou groupe

Activités

  • consulter les cours (choisir, au moins, une des trois entrées proposées)
  • sélectionner des outils par rapport à son projet
  • les tester
  • donner son avis sur l'outil testé dans le formulaire d'évaluation (à la fin de ce cours)

Quels outils pour quoi faire : entrée par usages (1 sur 3)

Les contenus sont identiques dans ces trois prochaines pages, ce n'est que l'entrée qui diffère, choisissez votre entrée (1 sur 3).

Quels outils pour quoi faire : entrée en fonction du groupe (2 sur 3)

Les contenus sont identiques dans ces trois prochaines pages, ce n'est que l'entrée qui diffère, choisissez votre entrée (2 sur 3).


Quels outils pour quoi faire : entrée selon l'étape de vie du réseau (3 sur 3)

Les contenus sont identiques dans ces trois prochaines pages, ce n'est que l'entrée qui diffère, choisissez votre entrée (3 sur 3).


Notions annexes : Le Web 2.0



Notions annexes : noms de domaine et hébergement



Outils

Vous en avez déjà vu une flopée sur les diapositives précédentes, on vous en propose un petit dernier :
Pour vos réunions en viséoconférence, testez flashmeeting

Évaluation

Faites nous donc un petit retour!!

Animation des dispositifs coopératifs : freins et facilitateurs


animer

Ce qui freine

Ce qui facilite


1 - Ce qui freine


Principal écueil : manque de participation (situation de non-collaboration)

Au niveau des personnes

  • Manque de temps : pour s'approprier ces outils, pour s'en servir
  • Peur du regard des autres, du jugement (des pairs), d'être ridicule
  • Problème d'écrit, de langue
  • Déconnexion au réel (trop virtuel, quelles personnes et quel(s) projet(s) sont derrière l'outil ?)
  • Difficulté à changer ses pratiques pour s'adapter à celles du groupe (résistance au changement)
  • Problèmes de droits d'auteur, propriété intellectuelle, peur de se faire piller les infos, la perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l'information
  • Difficulté d'appropriation des outils, peur de la technique
    • peur de la difficulté
    • peur des outils internet
    • ordinateur = compliqué
    • hétérogénéité par rapport à l'appropriation des outils
  • Accès difficile à internet
    • débit lent
    • logiciels obsolètes
  • Difficulté à se loguer
    • perte du mot de passe
    • perte de l'adresse du site
  • Manque de motivation par rapport au projet, ne voient pas dans le projet le lien avec leurs intérêts personnels
    • peur que les messages soient mal interprétés
    • habitude d'un fonctionnement centralisé
    • contexte institutionnel

Au niveau des outils

  • Peur des outils, de la difficulté, interface pas assez ergonomique : l'ordinateur pose problème
  • Matériel, connexion vétuste...
  • Protection, identification...
  • Pas adaptés aux besoins
  • Mise en place pas assez progressive, ne prenant pas assez en compte les différentes étapes de la vie du groupe
  • Difficulté à faire passer par l'écrit tout ce qui relève de l'émotionnel, second degrés...
  • Deux outils pour le même usage
  • Besoin du support papier, de concret
  • Des outils trop compliqués
  • On ne voit pas comment participer
  • Evolution trop rapide des outils (visuels, fonctionnalités)

Au niveau de l'animateur


  • Trop de sollicitation (urgent ! à valider, question mal dirigée)
  • Omniprésence de l'animateur
  • ... ou absence
  • Messages trop longs, trop d'information, pas clairs
  • Fondateur = fossoyeur
  • Salarié : le financement du poste prend le pas sur les objectifs du réseau
  • Pas assez à l'écoute des besoins du groupe
  • L'animateur fait au lieu de faire faire
  • Confusion dans les rôles : animation, leadership, facilitateur...

Au niveau du projet

  • Dérive éthique, risque de rupture
  • Représentation institutionnelle (perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l'information)
  • Démobilisation : mauvaise appréhension de l'implication
  • Difficulté à percevoir concrètement le projet, ses résultats
  • Pertinence du projet
  • Vocabulaire : niveau de jargon partagé ?
  • Complexification : les participants ne voient plus la globalité
  • Réseau qui s’institutionnalise
  • Niveau d'engagement trop élevé
  • Manque de visibilité : du temps nécessaire, de l'intérêt du projet, de la finalité du projet
  • Pas de leader
  • Pas de traces de l'histoire du projet

Le temps


  • Manque de temps
    • pour l'appropriation des outils
    • pour participer au projet
  • Différences de rythme : salariés / bénévoles

2 - Ce qui facilite


Au niveau des personnes


  • Rencontres physiques, convivialité
  • Évaluation par l'estime, citer tous les contributeurs
  • Mixer les publics (cf. forum)
  • Réduire les risques à participer, permettre la sortie et la multi-appartenance : procédure d'adhésion simplifiée, possibilité de désengagement !
  • Cercle vertueux de la motivation :
    • Projet / action qui a du sens
    • se sentir capable
    • contrôlabilité
      • engagement cognitif
      • persévérance
      • réussite
  • Réconcilier intérêt individuel et intérêt collectif
    • Rendre visible les mécanismes
    • Stratégie gagnant/gagnant
    • Questionner les personnes sur leurs objectifs
  • Accueil des nouveaux, parrainage
  • Des supports techniques : savoir où se trouve le référent technique, avoir des modes d'emploi, des rubriques d'aides

Au niveau des outils


  • Des règles de conduite
  • Nétiquette
  • Mise en place progressive
  • Simplifier !!! Masquer des fonctionnalités
  • Mode d'emploi, rubrique d'aide, formations...

Au niveau de l'animation


visibilite
  • Rendre visible l'activité du groupe : synthèse, reformulation, historique, rendre visible ce qui se passe dans les sous-groupes, actus régulières : résumés (TST)
  • Incitation forte pour faire évoluer les habitudes : mettre uniquement les CR sur wiki, faire des fautes volontaires dans le nom des gens
  • Des animateurs "professionnels" :
    • métiers émergents
    • séparer les fonctions d'animation et de facilitation
    • savoir-être plus que savoir-faire
    • en éveil permanent
  • Synthétiser, reformuler, jardiner

Au niveau du projet


  • Proposer un historique, un carnet des évènements
  • Minimiser les besoins de départ : mettre en ligne des productions inachevées
  • Maitrise des tâches critiques : compromis entre souplesse et pérennité du système, le projet doit se suffire d'un minimum de contributions
  • Fonctionner en attention plutôt qu'en intention : laisser émerger des thèmes, des projets, en étant à l'écoute du groupe, définir des objectifs et non les résultats attendus
  • Analyse du risque : volonté de réussite ou peur d'échouer ?
  • Définition des finalités et du pilotage (Matrice Sagace)
  • Objectifs clairs, charte
  • Productions : Licences libres pour en faire des biens communs

Les 9 lois de la coopération


  • Réduire les risques à participer
  • Abaisser le seuil de passage à l'acte
  • Biens non consommables et environnement d'abondance
  • Les communautés qui durent convergent vers la coopération
  • L'évaluation par l'estime
  • Minimiser les besoins de départ
  • Minimiser les risques d'échec par la maîtrise des tâches critiques
  • Le temps des opportunités
  • N'oublier aucune des règles !

Abaisser le seuil de passage à l'acte


Le passage à l'acte chez l'être humain correspond à un basculement brutal

  • Logiciel libre :
    • Donner l'autorisation d'utilisation et de modification a priori grâce à une licence plutôt que d'imposer une demande d'autorisation avant toute action est un autre exemple d'éléments qui facilitent le passage à l'acte. (Jean-Michel Cornu)
  • Tela Botanica :
    • L'inscription est libre, gratuite et facile.
    • Utilisation Forum et Wiki
  • Incitation à la participation par des exercices simples :
    • Faire une faute volontaire sur un nom de personne pour la faire réagir et l'inciter à corriger par elle-même.

Biens non consommables et environnement d'abondance


  • Tela Botanica : projet Flore de France Métropolitaine
    • Issu du travail d'une personne : travail de nomenclature et taxonomie sur 75 000 noms.
    • 55 599 fiches modifiées par les membres du réseau
    • Ajout de 46 794 noms vernaculaires (plusieurs langues)

Les communautés qui durent convergent vers la coopération


convergence
  • S'associer très en amont pour éviter la concurrence en aval.
    • GNU/Linux
      • GNU et Free Software Foundation : 1985
      • Linux : 1991
    • projet Flore de France Métropolitaine : 2001

L'évaluation par l'estime


  • Tela : Projet compilation d'articles botaniques (25674 articles)

  • De Boissieu Henri - Un acer hybride nouveau pour la flore française. - 1912 - dendrologie, plante hybride, acer x bormulleri, localité, p. 77-78 - Société Botanique de France, Bulletin de la Société Botanique de France, Bull. Soc. Bot. Fr. (1904), Tome 59 - Fascicule 1 - Saisie : Jean TIMBAL -Art. n°13807.

  • Delahaye Thierry, Henze Gaston, Lequay Arthur - Les orchidées de Monthoux - 1996 - Savoie, Avant-pays, Acéracées, acer monspessulanum, Fabacées, Argyrolobium zanonii, p. 15-19 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°1 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°479.

  • Delahaye Thierry, Lequay Arthur, Prunier Patrice - Les découvertes botaniques de nos sociétaires en 1996 - 1997 - Savoie, violacées, Viola collina, loranthacées, Viscum album, acéracées, acer monspessulanum, joncacées, Juncus arcticus, liliacées, Erythronium dens-canis, p. 31-32 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°2 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°495.


Minimiser les besoins de départ


  • Linus a commencé par réutiliser le code et les idées de Minix (la totalité du code de Minix a été abandonnée ou réécrite complètement depuis)
  • Exemple "Cathédrale et Bazar" : Fetchmail basé sur popclient et Fetchpop

  • Tela :
    • Récupération d'un travail de synonymie de M. Kerguelen sur 75 000 noms
    • Récupération de nombreuses base de données constituées par des amateurs.
  • Mettre en ligne des documents inachevés car ils peuvent être améliorés par des contributeurs. Si on attend l'achèvement du document pour le mettre en ligne, la dynamique de réseau ne va pas s'enclencher.

Minimiser les risques d'échec par la maîtrise des tâches critiques


  • Loi de Brooks : "Le fait d’ajouter des gens à un projet logiciel en retard, le retarde encore d’avantage" : la complexité augmente, quant à elle, comme le nombre d'échanges et donc comme le carré du nombre de personnes.
  • Tela Botanica :
    • L’association contractualise des partenariats et assume les responsabilités
    • Les salariés fournissent des outils et des services et assurent la permanence
    • Les membres du réseau montent des projets et donnent du sens au réseau
    • Le comité de pilotage assure la coordination et valide les décisions

L'analyse du risque


  • La peur d'échouer fait prendre un minimum de risque. On est alors tenté de tout blinder, c'est d'ailleurs une des caractéristiques actuelles : tout est balisé, verrouillé (notamment juridiquement). Au sein de certaines administrations par exemple, il existe un manque d'ouverture qui est le reflet d'un fonctionnement mental rigide.

  • A l'inverse, vouloir réussir suppose de mettre en œuvre des moyens pour atteindre le but qu'on s'est fixé. Cette démarche renvoie à un schéma mental beaucoup plus ouvert et dynamique.




Auteurs : Association Outils-Réseaux et tous ses stagiaires
Crédits illustrations sous licence creativecommons : by Outils-Réseaux - by Ell Brown - by Cea - by Marc Smith

Consolider un réseau


  • Quelques travers couramment observés dans des réseaux "matures"
  • Quelques pistes pour y répondre

Créateur = fossoyeur


Souvent les réseaux sont créés par "Une personnalité rare"
  • Personnalité "archi-présente", appropriation
  • Le réseau n'est pas indépendant de cette personne
  • Y réfléchir en amont
  • ... mais sans négliger la difficulté à couper les liens, l'importance de l'affect...

Lutter contre la force centrifuge et la force centripète


Un réseau se caractérise par l'attention qu'il porte à ses membres, à leurs interrogations, besoins, créations, projets... Les réseaux matures ont tendance à plus (trop) se tourner vers leur environnement, répondre à des projets extérieurs... et les membres du réseau partent recréer un réseau plus loin.
Essayer de recréer du lien avec les membres du réseau en organisant des temps de rencontres (physiques ou virtuelles).

Peut-on être adulte et rester jeune ?


Lorsque le réseau prend de l'âge, il devient hermétique aux nouveaux arrivants. Seuls les anciens savent où, comment, pourquoi se passent les choses. Le réseau devient ainsi fermé de fait.
Pistes de réflexions : entériner le fait qu'il soit fermé, assurer une fonction d'accueil digne de ce nom pour les nouveaux membres, rendre lisibles les lieux d'investissements, les espaces de projets, imaginer un compagnonnage des nouveaux par les anciens.

  • FAQ
  • Historique du réseau
  • Parrainage

Comment visualiser la complexité ?


Un réseau qui grossi voit souvent son site associé grossir. Il reste compréhensible par les personnes qui ont suivi l'histoire depuis ses débuts mais trop complexe pour de nouveaux arrivés. Il conviendra de travailler à multiplier les formes de représentations de la "chose" : nuages de mots clef, cartes heuristiques, plan, pages affichées au hasard, pages injustement oubliées... Le site ORBLR cité dans ce webzine met en œuvre quelques unes de ces astuces.

Les outils n'ont pas d'âme

- les outils ne s'animent pas touts seuls
  • Deux personnes pour coordonner
    • un expert du contenu
    • un animateur
      • accueille les nouveaux
      • facilite l'accès aux outils
      • ...

Eviter le chou-fleur pour rester Romanesco


Lorsque le réseau se développe, naissent des sous projets, de nouvelles branches. Pour que celles ci fonctionnent, elles devront se doter d'animateurs et d'outils pour fonctionner. Si l'on n'y prend pas garde, les modes d'animation et outils utilisés peuvent se mettre à diverger fortement d'un projet à l'autre : les personnes passant d'une ramification à l'autre seront perdues, les acquis des uns ne pourront profiter aux autres. Organiser la circulation d'information entre projets devient alors vital. Un réseau proche a mis en place un TST (Tu Sais Tout) qui de manière mensuelle faisait circuler trois phrases sur chaque projet :

  • l'actualité du mois,
  • le point de blocage,
  • l'invention en terme d'organisation.

Il convient donc d'échanger sur le fonctionnement pour :
  • éviter l'éclatement en multiples entités hétérogènes
  • garder une cohésion

Le salarié m'a tué


Le réseau grossi, il a fallu embaucher. Afin de financer l'ouvrier, il faut monter des projets. Et le salarié passe son temps à monter les projets qui vont lui permettre d'être payé, sans plus avoir le temps d'être attentif au réseau.
Pistes de réflexions : traquer les richesses produites par le réseau et les traduire en monnaie sonnante et trébuchante, jouer à l'animateur tournant parmi les membres du réseau. (Ce point nous fait beaucoup réfléchir, donc, si vous avez des idées, elles sont les bienvenues!)

Gouvernance et NTIC


Les réseaux sont souvent cristallisés autour d'une personne, qui va organiser autour d'elle un collectif. L'organisation première du réseau sera souvent à l'image de ses intentions. Le réseau grandissant, il conviendra de rendre lisible les modes de gouvernance (qui décide quoi, où et quand se décident les choses, comment puis-je m'impliquer...) d'inciter à la démocratie, à la participation. Certains vont même jusqu'à l'idée d'assemblée générale permanente.

Coopérer en système contraint



Ce contenu de formation est une production des participants à la formation animacoop LR 2010. Ont participé à la rédaction finale Laure Abadie, Rémy Casteran, Didier Chretien, Thomas Dupressoir, Bertrand Fritsch, Elisabeth Lécroart, Clarisse Picandet, Marie-Pierre Terrisse. Y est accolée une conférence flashmeeting avec J.M Cornu sur le sujet que vous pourrez ré-écouter ici :



Coopérer, même en environnement contraint : Les leçons du terrain.


« La tolérance n'est pas une concession que je fais à l'autre, elle est la reconnaissance du principe qu'une partie de la vérité m'échappe. » (Paul Ricoeur)

Dans les structures publiques et les fédérations, de nombreux réseaux professionnels sont créés pour restructurer le travail ou développer de nouveaux services.

Lorsqu'elle est impulsée par une volonté politique au sein d'une structure hiérarchisée, le démarrage et l'entretien d'un réseau coopératif rencontre des contraintes spécifiques.

Les animateurs de réseaux se sentent parfois isolés et se posent un certain nombre de questions :
- comment collaborer et coopérer dans un système hiérarchisé et planifié ?
  • comment impulser les échanges dans des structures où le pouvoir est centralisé, même si l'on n'a aucun pouvoir décisionnel ?

Voici nos réflexions, issues de travaux de groupe sur les solutions et les marges de manœuvre mobilisables pour faire évoluer le système en douceur.

La fonction de Coordination


Dans les structures hiérarchisées, les acteurs sont habitués au système pyramidal et au contrôle. Le pouvoir centralisé rends les étapes de validation chronophages et le système bien connu des navettes devient vite laborieux...

En système contraint, la coopération implique donc un changement culturel.

Problème ou opportunité ?


L'environnement structuré peut être vu comme un frein à la coopération qui entraîne la démotivation de l'animateur de réseau. Mais il peut aussi le considérer comme un défi pour lequel il va trouver des moyens de transformer l'organisation.
Le coordinateur a alors plusieurs solutions pour transformer ses problèmes en opportunités.

Comme le raconte Michel Serres, sur un bateau coexistent 2 chefs complémentaires, celui qui punit et celui qui récompense. Les deux chefs ont leur intérêt, travailler à la fois en planification et en coopération est possible. En effet, accepter un système contraint n'empêche pas de faire avancer une démarche parallèle...

« Entre le cristal (structure sans mouvement) et la fumée (mouvement sans structure), il faut choisir le meilleur équilibre, la bonne distance : Ni trop, ni trop peu ! » (Didier)


Le coordinateur a alors 3 approches possibles :
  • Composer avec les "2 chefs" : affirmer sa démarche coopérative de travail est particulièrement important dans ce cadre.
- Etre les "2 chefs en même temps" (ou du bon usage de la schizophrénie). Dans le cas ou le coordinateur est aussi le responsable hiérarchique, il faut veiller à expliciter la démarche. Valoriser ce choix de coopérer, plutôt que de travailler sous la contrainte avec ses collaborateurs, peut désamorcer les conflits sous-jacents.
- Avancer "caché"...à la cyber-sioux : Monter le réseau en cachette, puis montrer que ça fonctionne. Convaincre par le fait que c'est possible, car comme dit le proverbe danois "On est plus facilement pardonné que l'on a l'autorisation".

Motiver plutôt que mobiliser

Mobiliser n'est pas possible sans lien hiérarchique : il faut donc que les décideurs s'impliquent.
Le coordinateur doit donc réfléchir sur les motivations et les freins pour savoir sur lesquels il peut jouer. Baisser le seuil de passage à l'acte pour la participation est aussi important :

Prendre en compte l'Humain
  • L'animateur peut proposer à chaque fois un nouvel outil pour motiver par l'apprentissage (Laurent).
  • Favoriser l’expression des attentes et des apports possibles de chacun-e pour un système de rétribution – contribution, don/contre-don équitable et attractif (Rémy).

S'appuyer sur l'existant :
  • Trouver des exemples, des bases de données permettant de collecter des "ils l'ont fait c'est possible" et des "petites expériences irréversibles de coopération". Par exemple, un questionnaire préalable à un colloque a donné lieu à l'édition d'un guide distribué aux participants (Laurent).
  • Faire du neuf avec de l’ancien et vice versa : trouver des exemples qui "ressemblent" à un projet nouveau. Présenter le projet comme quelque chose "d'ancien"... sans parler au départ des nouveautés.
  • User, voire abuser des "success stories", des expériences "qui en jettent", de tout ce qui peut faire dire "Et pourquoi pas chez moi?". Les administrateurs des organisations et systèmes contraints y sont généralement sensibles.

Favoriser l'ouverture
  • Favoriser les déplacements sur d'autres territoires, les ouvertures à l'échelle nationale, internationales...
  • Rendre visibles les réseaux parallèles qui complètent souvent les systèmes très verticaux (exemple de l'ONF).
  • Se faire aider par des intervenants extérieurs, Par exemple, l’argumentaire d’un "intervenant-star" de la coopération (JM Cornu, M. Brian…) pourra faire bouger les lignes.

Cependant, il faut veiller à intégrer ces interventions dans un événement prévu traitant d'un sujet "voisin" : développement local, techniques de partenariats, fédérer autour d'un objectif...

S'interconnecter :

En système contraint, le coordinateur ne doit pas rester isolé, tant à l'intérieur qu’à l'extérieur de sa structure.
  • S'entourer d'un petit noyau de collaborateurs.
  • Participer aux Rencontres animateurs de réseaux en 2011 (Outils-Réseaux / Supagro),
  • Participer aux visioconférences Flashmeeting avec JM Cornu et la promotion de Brest...

Des outils pour coopérer


Utilisés de manière "ouverte", les outils coopératif TIC peuvent faire peur à certains élus, administrateurs d'associations, salarié-e-s, etc.
Pour les présenter et les pratiquer, la prudence et beaucoup d’astuces sont nécessaires.

Pourquoi craindre les TIC ?

Les technologies de l'information et de la communication ont parfois mauvaise presse. Les outils sont souvent accusés :
  • de déshumaniser les échanges,
  • d'être réservés aux seuls initiés
  • Le partage des données, leur mise à disposition, représente un risque pour les structures. Cela peut mettre en danger la confidentialité des données internes.
Toutefois, les faits présentent une réalité toute autre.

De l'utilité des TIC

En effet, les études montrent que les personnes les plus connectées sont souvent celles qui ont la vie sociale la plus développée. Le lien social est plutôt renforcé, car on ne remplace pas les moments où l'on se voit mais les moments où l'on ne se voit pas...
Usages présentiels et à distance sont clairement complémentaires...

moustic

La coopération à distance avec des publics en difficulté vivant dans des pays dits "en voie de développement" fonctionne bien (Expérience des visioconférences de M. Cornu au Mali), alors pourquoi pas ici ?

Aujourd'hui, la valeur n'est plus dans la rareté (protection et propriété des données), elle est dans l'abondance. C'est à dire que le partage des biens non rivaux, comme l'information, génère de la valeur. Par exemple, donner plusieurs réponses au lieu de ne donner que la meilleure.

Quelques pistes

Le fait d'intégrer les TIC par "petites touches", sur des événements existants, et pour les sujets les plus divers permet de dépasser les craintes.
Par exemple, une réunion ou un événement consacrés au sport, au théâtre, à l'éducation populaire, permet d’intégrer "discrètement" un outil coopératif … sans parler des TIC.

Certaines personnes réticentes ou méfiantes pourront se montrer "curieuses" devant un outil appliqué à un usage précis. L'intérêt pour l'utilité, la convivialité ou la rapidité donnée par l'outil peut alors amener les personnes à faire une "petite expérience irréversible de coopération"... Un premier pas vers l'intégration de nouvelles habitudes.

Au départ, le fait d'accepter certains "verrouillages" ou différents niveaux d’autorisation (pages internet gérées par un administrateur, protection des données...) peut rassurer les dirigeants. Cela évite ainsi toute situation de blocage vis à vis de ces outils. Ensuite, lorsque les élus et/ou administrateurs sont pleinement rassurés et prêts, il est possible de passer à l'étape suivante et déverrouiller peut à peu le système pour permettre une plus large participation.


Conclusion

Le monde est devenu complexe, imprévisible. Les structures existantes tentent de s'adapter à leur environnement, grâce aux usages collaboratifs.
Ce grand défi nécessite un changement de culture et de nouvelles pratiques.
Le chantier le plus important reste la transformation de notre vision du monde.


Des solutions existent, le tout est de croire que l'on peut y arriver et de ne pas se décourager !


Références pour aller plus loin

  • Incultures ... managériales!
  • LEVY, Pierre. (1997). L’Intelligence collective. Pour une anthropologie du cyberspace. Paris : La Découverte, 245 p
  • VERCAUTEREN D. (2007) Micro-politique des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives - Editions HB - (… fondées par Huguette Bouchardeau ont déposé le bilan en 2008 mais le livre est téléchargeable par chapitre ) ici
  • Voir la note de lecture de Pascal Nicolas-Le Strat lien
Auteurs : Association Outils-Réseaux, J.M Cornu, Les stagiaires de la session animacoop LR 2010
Crédits illustrations sous licence creativecommons : by lecucurbitacee - by pascal - by Moustic 2011

Des animations pour mieux faire vivre la participation et la coopération en présence


cornu

Pratiquer le dialogue démocratique et la démocratie participative (DP), ça s’apprend !
Rien n’est inné, ni donné par avance, pour les faire bien vivre en groupe. Même au sein de groupes sensibilisés à ces thématiques.

D’une façon générale, pour bien pratiquer ensemble, la démocratie participative demande un vrai investissement en amont des réunions collectives, de prendre en compte l’avant-réunion comme une étape aussi importante que celle de la réunion elle-même, et de l’après-réunion.

L’objectif de cette initiation est aussi de ne pas limiter la DP aux étapes préalable et postérieure à la réunion proprement dite – durant laquelle les organisateurs ne prendront pas le temps pour la faire vivre et assurer l’implication du plus grand nombre. Source de frustration évidente...

Accepter de prendre le temps et l’énergie à toutes ses étapes et procédure du débat collectif, n’équivaut pas à « perdre son temps » mais à en gagner pour la réflexion collective.

Enfin, trop souvent nous utilisons ces démarches participatives pour nous confronter à des sujets "bouillants" alors que nous n'en avons pas fait l'apprentissage. La participation et la coopération demandent une éducation spécifique qu'il conviendra de disjoindre de son utilisation opérationnelle au risque d'entendre "Je vous avais bien dit que la participation ça ne fonctionnait pas"...

1 – Avant même de nous réunir...


Il est judicieux de commencer cette « éducation » à la DP par une simple initiation, d’une façon pas trop « engageante » - dérangeante. Juste un coup, pour voir... Une bonne façon de goûter au bonheur et aux exigences de la DP, et de ne plus vouloir s’en passer et revenir en arrière, à des pratiques sans grande démocratie. Nous allons travailler à faire vivre de "petites expériences irréversibles"

Ex.1 Les gouttes d'eau font les grands fleuves

Imaginons le cadre d’un séminaire d’une journée sur « la préservation de la biodiversité dans les pratiques agricoles », pour lequel chaque participant potentiel pourra se référer à un site web présentant l’organisme organisateur de la réunion, les objectifs globaux de cette réunion, ses dates et lieux, etc.

On peut commencer cette initiation à la DP en demandant à chaque personne s’inscrivant quelques questions supplémentaires à ses coordonnées. Du genre :
  • les trois mots-clés que vous associez au terme d’agriculture (libre ou sur une mini liste)
  • idem pour le terme de biodiversité
  • les deux références bibliographiques que vous recommandez sur cette double thématique
  • etc...

Ce petit questionnaire personnalisé sera proposé à chaque nouvel inscrit, quelques semaines avant la tenue de cette réunion, et les réponses apportées par chacun mises en ligne, avec une possibilité de répondre et faire un commentaire à chacune.

En cas d’absence de site internet dédié à ce séminaire, on peut tout à fait initier cette DP en faisant un tour de table en commençant ce séminaire avec ces mêmes questions. Cela constituera ainsi une présentation à la fois plus originale que « je m’appelle M . XX, et je fais ci ou ça dans la vie... ». Et surtout, cette présentation permet d’emblée de rentrer dans le vif du sujet avec une implication de chacun.

Cela permet aussi, par ce référentiel collectif en cours d’élaboration, ou par cette bibliographie, que l’on peut créer du bien collectif, utile à tous et libre d’accès.

Ex.2 Vous êtes fichés


  • Il est particulièrement intéressant, pour mieux impliquer les participants à une réunion que chacun puisse aussi se géoréférencer, et découvrir alors des lieux communs, des amis ou connaissances communs, etc. Surtout lorsqu’on est sur un séminaire avec plusieurs dizaines de personnes et que les gens se connaissent peu.

Carto

Pour cela, très simple : on procédera de la même façon sur internet qu’avec le petit questionnaire de présentation personnalisé, en proposant à chaque personne s’inscrivant de cocher sur une carte administrative française ou autre (fonds de carte disponibles en ligne), selon la nature de la réunion, son lieu de vie ou / et de travail.

En cas d’absence de site internet dédié au séminaire, on pourra trouver une carte IGN ou Michelin et l’afficher à l’entrée du lieu du séminaire, avec d’une part des punaises colorées qui permettront à chacun de se localiser, mais aussi des bandes de papiers où chacun pourra accrocher son nom (+ un tel & un E.mel). Ceux qui auront exiger une photo d’identité aux inscrits pourront même la reproduire en petit et l’accrocher avec la punaise de localisation...

  • On peut, selon la réunion, faire la même chose avec une carte des structures et des organisations présentes, ce qui permet à chacun de savoir qui est là et pas là, les structures des directions d’organisation présentes, etc. – on peut ajouter une feuille à côté de cette carte où chaque sigle d’organisme sera explicité pour les autres...

  • On peut enfin, ajouter à ce géoréférencement une géothématisation. Par exemple sur le thème du séminaire indiqué plus haut, on proposera un tableau où des questions et mots clé de réflexion seront soumis à la discussion collective. Chacun pourra en cliquant sur l’un ou/et l’autre indiquer aux autres les sujets et questions qui lui tiennent à cœur. On veillera aussi à laisser une ou plusieurs cases vides afin de donner la possibilité à chacun d’ajouter d’autres thèmes et questions auxquels les organisateurs n’ont pas songé. Cette géothématisation (ou mapping) peut se décliner à la fois par internet, avant le séminaire, et en entrée de séminaire sur un tableau physique accroché au mur.

Cette géothématisation est une excellente manière de susciter des réactions, la discussion et réflexion collective, avant même que ne s’ouvre le séminaire proprement dit !
On pourra pousser l’exercice un peu plus loin en permettant, sur internet comme sur le tableau physique, de pouvoir ajouter une note brève, des coordonnées, qui compléteront son positionnement.

  • Même idée avec un « avis de recherches » : un tableau sur internet, puis reproduit et accroché à l’entrée du séminaire, où chacun peut indiquer « je suis à la recherche d’infos sur les performances des techniques de BRF (bois raméal fragmenté) pour le maintien de la biodiversité des organismes du sol », ou sur « je me demande si les MAE (mesures agro-environnementales) discutées dans le cadre de la nouvelle PAC (politique agricole commune) intègrent la mise en œuvre de jachère apicoles ? », etc. Chacun ajoutera à sa question ou à sa recherche ses coordonnées tel & mel afin qu’avant et après le séminaire d’autres puissent (continuer à) lui répondre.

tableau

Un petit dispositif astucieux de fiche internet (déclinable très simplement sur une fiche cartonnée affichée au mur) permettra, au-dessous de la question ou demande posée, d’afficher, à la vue de tous, les réponses obtenues (avec les coordonnées des auteurs des réponses). Cela participe à la réflexion collective et permet, en outre, à chaque personne ayant déposé un « avis de recherches » de repartir du séminaire avec sa fiche et les coordonnées des personnes avec lesquelles elle pourra poursuivre l’échange.

Il serait de bon aloi de demander à chaque auteur d’un « avis de recherches » de restituer au groupe, sous forme de synthèse en direct en fin de séminaire ou via internet quelques jours plus tard, les réponses obtenues.

Ex. 3 De l'usage des outils coopératifs


On peut insérer, dans le cadre d’un réseau internet organisant des réunions et des échanges d’infos, une série d’outils très simples et bien utiles, comme un agenda partagé qui permet à chacun de visualiser les activités et réunion du groupe, permet de proposer une initiative dans un créneau disponible, éviter de faire se chevaucher plusieurs RV et d’exclure certains de la possibilité d’y participer.

Quel que soit le contenu de ces cartes et tableaux, les organisateurs du séminaire prendront soin de reporter sur la carte ou tableau, physique, qui sera accroché à l’entrée de la réunion, les points de localisation, de géothématisation, les avis de recherche, etc. déjà entrés sur internet par certains.

Ces outils en ligne (questionnaires, agenda, etc.) sont modulables dans leur fonctionnement, et notamment dans leur gestion et les accès aux paramètres permettant de les formater et de les modifier. Une discussion préalable sur ces accès est donc nécessaire collectivement.

Donc, c’est clair : d’entrée de jeu, il faut prévoir le temps et l’espace pour que se noue ce dialogue entre les participants, et lui permettre de se poursuivre au-delà de la réunion.


2 – Au cours de la réunion...


Les préliminaires décrits, entrons dans le vif de la DP !

L’animateur de la réunion aura tout intérêt à se saisir du « matériel » de commentaires et questions obtenus dans cette phase préparatoire pour nourrir, engager les travaux et la discussion du groupe – éviter d’ouvrir les discussions face à une grand tableau vide, ne pas hésiter à placer ne serait-ce que quelques mots clés, même provocants... Excellent pour susciter les prises de paroles !

De même, et d’une façon générale, deux procédures favorisent l’éveil participatif de chacun durant tout le séminaire – en dehors des jets d’eau froides, des insultes et des coups de pied au cul, bien entendu !

  •  1- Prévenir les participants que l’ensemble des présentations (voir point 3), power point et autres, seront mise en ligne sur le site quelques jours à quelques semaines après le séminaire. Cela pour éviter que les gens passent leur temps à gratter comme des malades durant les présentations et... n’écoutent plus le contenu !
Un compte-rendu du séminaire (discussions inclues) peut aussi avoir lieu en ligne, et offrir une durée de vie plus grande à ce séminaire par une captation audio ou audiovisuelle du séminaire – ou d’une partie – , selon les moyens, qui sera insérée dans la foulée sur le site web.

  •  2- L’animateur effectuera des synthèses le plus régulièrement possible au cours du séminaire, quasiment en direct selon la nature des débats, leur complexité, et les moyens informatiques (rétroprojecteur avec logiciel Free Mind, par ex.), afin que là encore, les gens s’attachent davantage à écouter, à réfléchir et à débattre, plutôt qu’à fixer par écrit les paroles d’autrui.
L’animateur sera alors vraiment le facilitateur qu’il doit être... Ce travail de synthèse régulier peut, en outre, permettre de nourrir les débats en ateliers qui pourront suivre une première séance plénière. On pourra de même inciter à utiliser un outils de type etherpad afin que les participant rédigent le compte rendu à plusieurs, petite expérience irréversible de coopération.

Ce travail de synthèse pourra aussi être assumé par des tiers, surtout en cas d’ateliers, par des prises de notes (ou via Free Mind), afin qu’une restitution puisse vraiment être discutée avant sa présentation au cours d’une nouvelle séance plénière. Ce travail de synthèse peut être facilité par la distribution aux personnes qui s’y collent de formulaires organisés à cette fin (conçu par l’animateur et les organisateurs).

Ce travail de synthèse suppose une discussion préalable sur les focus que les organisateurs attendent des sessions et des ateliers.
Et au lieu de préparer par avance synthèses et conclusions, avant même que le séminaire ait lieu – un grand classique dans les colloques internationaux ! -, on aura tout intérêt à discuter des focus par sessions et ateliers durant la phase préparatoire au séminaire entre organisateurs et animateur. Ces focus pourront être d’ailleurs proposés, par avance, aux participants inscrits à ce séminaire, donc mis en ligne avant le séminaire. Ils pourront ainsi être amendés par les participants avant et en cours de séminaire.

Cette procédure :
  • facilitera grandement les synthèses globales à faire sur l’ensemble du séminaire,
  • favorisera une élaboration plus démocratique qu’à l’ordinaire,
  • et garantira un rythme raisonnable pour leur diffusion ultérieure.

La technique de poser en entrée de séminaire une série de questions simples à répondre au cours d’un tour de table (sur la représentation qu’a chacun d’un terme ou d’une notion, par ex.), puis de reposer les mêmes questions en fin de séminaire, est un très bon moyen d’évaluation collective sur le chemin parcouru et l’utilité de ce séminaire.

Cet exercice peut être particulièrement apprécié par les organisateurs d’un séminaire ou l’organisation invitante, qui prendront ainsi la mesure du travail accompli. Ce procédé de l’avant et de l’après, peut se faire aussi sur le site internet du séminaire. Il peut être décliné de mille manières et permettre d’acter certaines avancées collectives.

On peut, dans le même esprit, repartir des réponses aux questions posées en ligne pour les compléter et les reformuler en direct, tous ensemble. Ce qui assure une continuité des phases de déroulement du séminaire, et justifie l’effort consenti par ceux qui ont pris la peine de se prêter au jeu en ligne.

Afin de favoriser l’expression des opinions et des questions, même lorsqu’on n’est pas une grand gueule et que l’on n’a pas l’habitude de prendre la parole en public, on proposera l’usage de « cartons question ou commentaire » (en quelques lignes).
Ils seront distribués en entrée de séminaire, en plusieurs exemplaires. Complétés, ils pourront être glissés dans une boîte prévue à cet effet tout au long du séminaire (à charge aux organisateurs d’aller relever cette boîte aux questions & commentaires régulièrement) ou transmis à l’animateur au cours d’une session.

post-it

Ce dernier pourra regrouper plusieurs questions & commentaires avant leur restitution, afin d’obtenir une réponse en direct.

Au cas où le temps manquerait, ces questions & commentaires seront mis en ligne et la discussion pourra ainsi se prolonger, malgré la fin du séminaire. La création de Forums de discussion peut être initiée de cette manière...

Une autre formule possible, l’animateur réunit questions et commentaires par thème, puis il va voir une personne-ressource et les lui transmet : cette personne-ressource prend le temps d’y répondre publiquement ou sur le site internet.
On peut aussi imaginer que cette personne donne ses réponses à l’animateur qui en fait la restitution en séance publique ou sur le site internet. Cette formule via l’animateur offre l’avantage de rester synthétique – là où un « spécialiste » aura tendance à délayer un peu trop sa réponse – mais elle multiplie les intermédiaires... et donc le risque de pertes d’information et de qualité de celle-ci.

Le développement de jeux de rôles. Nous les mentionnons juste ici, mais ils devraient faire l’objet de bien plus longs développements ultérieurement. Ces jeux peuvent être un excellent moyen pour faire sortir certaines idées, réflexions, comportements, et dépasser des conflits, exposer des non-dits, etc. Un grand nombre de techniques et de jeux de rôle existent à cet effet. Ils ont beaucoup de vertu à la condition qu’ils soient réellement maîtrisés et coordonnés par l’animateur, qui devra ensuite en faire une analyse et une synthèse publique dans la foulée.


3 – Après la réunion, les discussions continuent !


L’une des premières discussions que l’animateur aura avec les organisateurs dudit séminaire – et ceux-ci avec les intervenants - concerne le statut des documents et des présentations (PP ou autres) des intervenants invités. Et plus exactement leur niveau de diffusion avant et après le séminaire. Ce point, très important, fait référence à la question de l’accès et de la diffusion des informations et des données contenues dans ces présentations.

Aujourd’hui, une large réflexion s’est engagée dans différents milieux sur l’accès libre à l’information sous toutes ses formes. Et la définition de différents statuts d’accès (licence) est proposée sous le concept de Creative Commons auquel nous adhérons. Ces différentes licences font d’une information un bien commun, un bien privé, un bien privé mais collectif, un bien commun sous conditions (être cité, utilisable seulement en lecture, utilisable en lecture et modifiable, utilisable commercialement mais sans appropriation possible, etc.) Pour plus d’information, le site http://creativecommons.fr

En résumé, les données, informations et des documents présentés au cours de cette réunion peuvent être diffusés à l’extérieur, notamment via le site internet du séminaire de plusieurs manières :
  •  les intervenants en publient une synthèse ou une présentation dédiée spécialement à cette diffusion publique (présentation revue voire édulcorée de certains éléments jugés confidentiels) ;
  •  ils acceptent une publication en ligne exclusivement à destination des participants au séminaire (l’accès à celle-ci se fait alors que par un système de login et de mot de passe fournis aux seuls inscrits) ;
  •  ils acceptent une diffusion en ligne accessible à tous, participants au séminaire comme simples consultants du site ;
  •  ils refusent toute mise en ligne de leur présentation. Dans ce cas, deux options : soit les organisateurs qui ont discuté auparavant avec chaque intervenant sur une règle du jeu de diffusion, ne le gardent pas comme intervenant ; soit ils subissent sa décision avec le sourire...
Quoi qu’il en soit, cette mise en ligne des documents et des présentations doivent impérativement s’effectuer dans la foulée du séminaire, c’est-à-dire dans les jours qui suivent. Sinon, la dynamique créée au cours de ce séminaire sera brisée et les participants qui ont accepté de poser leur stylo pour écouter les présentations de manière plus active se sentiront frustrés. Ce travail de mise en ligne doit donc être prévu par les organisateurs afin qu’il ait bien lieu dans les délais.

Auteurs : Association Outils-Réseaux, Vincent Tardieu
Crédits illustrations sous licence creativecommons : by Moustic 2011 - by Ultimcodex - by Moustic 2011 - by Outils-Réseaux - by Zerojay

Les TIC au service de projets territoriaux


Carte ProjetTerritoire 2
L'inscription des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les territoires pose un certain nombre de questions, résumées ainsi par les différents contributeurs de l'ouvrage Des TIC et des territoires. Quelles conséquences des technologies de l'information et de la communications sur la vie urbaine, les territoires et la mobilité ? (2005) :
  •  l'émergence du virtuel signifie-t-elle la fin des distances et des territoires ?
  •  dans quelle mesure les TIC peuvent-elles contribuer au développement des territoires, et éventuellement à la réduction des inégalités spatiales ?
  •  les nouveaux outils peuvent-ils accompagner utilement les processus de concertation et de débat public et la construction d'une démocratie en réseau ?
  •  comment concilier trois logiques d'appropriation des TIC : individuelle, de réorganisation des formes de travail et une dernière mi-individuelle, mi-publique, où l'enjeu est d'utiliser le potentiel des TIC au profit de finalités collectives ?



En résumé : freins et facteurs de réussite


1.Les freins


  •  Les projets de territoires portent généralement une forte dimension politique, qu'ils soient ou non portés par une collectivité : lorsque on aborde la notion de "territoire", celle de "pouvoir" n'est jamais loin..., une dimension à prendre en compte.

  •  Attention aux personnes venimeuses : sur le territoire local, la mise en ligne d'outils d'expression publique peut constituer un outil au service de personnes mal intentionnées, qui ne parviennent pas à exprimer leurs idées dans les règles du débat démocratique.

2. Les facteurs de réussite


Des acteurs clés

  •  Les habitants du territoire ! Ils doivent être parties prenantes et pour cela il faut du temps !
  •  Les décideurs (et financeurs potentiels des actions) : sans eux, sans leur soutien il est difficile de faire émerger des projets pérennes et qui mobilisent à grande échelle.
  •  Des facilitateurs incontournables : les EPN (Espaces Publics Numériques), pour accompagner le public aux nouveaux outils et usages.
  •  Un tissu associatif dense et disposé à coopérer.

Un projet en phase avec le territoire

  •  Un diagnostic de territoire : les caractéristiques (et problématiques) vont orienter les projets possibles et leurs objectifs. Par exemple, les projets seront différents entre des territoires : vastes / très réduits, ruraux enclavés / urbains, avec une population vieillissante / une population mixée et déracinée... Attention aux diagnostics de territoire réalisés par des personnes extérieures sans concertation avec la population. Il faut privilégier une analyse participative (observatoire permanent).
  •  Ne pas être que virtuel : le projet doit s'ancrer dans la réalité du territoire : rendre visibles et interconnecter des événements qui se passent sur le territoire, des initiatives...



Des réponses pour le territoire ? : retours d’expérience


Pour se donner une idée de ce qu'il est possible de faire, explorons quelques dimensions offertes par les TIC lorsqu'elles s'invitent dans des projets territoriaux pour :

1. Créer du lien entre les habitants


Dans beaucoup d'autres types de projets, le renforcement des liens entre les habitants d'un territoire constitue un objectif transversal : entre les générations, les milieux sociaux, pour lutter contre l'isolement, décloisonner les acteurs et créer de l'innovation....

Des outils supports pour l'organisation d'événements locaux
  •  repas de quartiers
  •  journée du voisin
  •  petites annonces

Des réseaux sociaux
  •  La Ruche (à Rennes, et Brest): un réseau social local
  •  Peuplade : le site qui relie les voisins

Des réseaux thématiques locaux
  •  Annuaires des acteurs, des compétences...
  •  En éducation à l'environnement : Coopere34 (Hérault), APLRE

2. Inventorier les ressources et créer du bien commun


Inventaires participatifs

  •  Inventaires naturalistes :
    • L'ONEM : inventaire d'espèces protégées en région méditerranéenne
  •  Wikis territoriaux : ""Un wiki territorial est un wiki hébergeant une base de connaissances liée à un espace géographique : territoire, commune, région. Initiés tantôt par une collectivité territoriale, une association ou des bénévoles ils visent à développer une écriture collaborative sur un territoire." (Wikipedia)

  •  Carto party : réaliser collectivement une carte du territoire avec Openstreetmap (application permettant de réaliser un fonds de carte libre de droits) et Chimere (pour ajouter une couche avec des données propres au territoire : patrimoine, ressources, points d'intérêt..., sans surcharger Openstreetmap) :
    •  Carto party de Plouarzel : la première commune française a être intégralement cartographiée dans Open Street Map.

Libération des données publiques

Les données publiques financées par de l'argent public devraient être réutilisables par tous. Or elles sont la plupart du temps protégées par copyrignt. Pourtant les libérer serait un puissant moteur d'innovation pour créer de nouveaux services, de nouvelles valeurs. Plusieurs territoires se sont donc engagés dans cette voie, ouverte par l'Angleterre ou les Etats Unis :

3. Valoriser le territoire


Ses ressources, son patrimoine, ses initiatives...

Sites portail de territoire
Les premiers types de dispositifs à avoir été mis en place.

Agrégation de flux RSS
Les flux RSS permettent de regrouper, "agréger" toute l'information et l'actualité produite et relative au territoire (Voir le cours sur les flux RSS pour plus de détails). Ils permettent de rendre visible à peu de frais le dynamisme du territoire.

Calendriers territoriaux
Réunir et diffuser sur plusieurs sites les actualités et événements du territoire grâce aux formats standards

Réalité augmentée
Des projets en devenir ?
Territoires sonores : un site dédié à la valorisation du territoire du Cap de la Chèvre en utilisant le média sonore.
Web mobile à Rennes : l'information municipale disponible "On the air" via un téléphone portable (Voir => mobile.rennes.fr).

4. Permettre la participation, l'expression citoyenne


Forums
Forums de villes, de quartier, sur les sites institutionnels ou associatifs : ces dispositifs sont nombreux sur Internet et font partie des premiers outils mis en place dans le cadre de projets territoriaux.

Blog de quartier

TV participative
  •  Vidéon : l'association des télés participatives
  •  Plg TV (Pays des Landes de Gascogne)
  •  O2zone TV à Air Bel (Marseille)

Débats participatifs

Création multimédia participative
  •  L’Audiomaton est un dispositif créé par l’artiste Cécile Guigny, il met à disposition un ancien photomaton, transformé en un système simple d’enregistrement sonore. Dans le cadre d'un événement (Fête de l'Internet...), les témoignages des usagers peuvent être mis en ligne et venir alimenter une audiothèque.

5. Rendre plus accessibles des services


e-administration
Impôts, Pôle emploi, démarches administratives... : les administrations proposent (ou imposent) de plus en plus leurs services en ligne. Le fondement de ce mouvement de fonds est de rendre plus accessibles ces services publics, même dans les territoires les plus enclavés. Cette dématérialisation abolit certes les distance physiques, mais attention à ne pas oublier la barrière technologique qui laisse encore de côté de nombreux "exclus numériques".

Télétravail
Délocaliser les activités professionnelles et créer des espaces partagés de travail dans des zones moins centrales : http://www.zevillage.net/

E-éducation et FOAD
Les ressources pédagogiques dématérialisées.

6. Au service du développement durable des territoires


C'est un des enjeux forts auquel sont confrontés actuellement nos territoires : comment se développer sans hypothéquer un développement futur ?

Dans cette optique, sont mis en avant :
  •  la possibilité de dématérialiser les services et activités comme élément pour réduire le bilan carbone
  •  la possibilité de concertation, participation des habitants

7. Pour interconnecter des territoires (dimension interculturelle)


Les TIC et Internet abolissent d'une certaine façon les distances, accroissant ainsi les possibilités d'interconnecter des territoires distants.


  • Fragments du monde, projet mettant en relation des jeunes dans différents pays du monde (VECAM)

Les TIC sont ainsi largement appropriés par les migrants (notion de "migrants connectés").

Cartographie des outils correspondants


Outils au service de projets territoriaux dans (emilielf)

Ressources


Trucs et astuces pour démarrer un réseau coopératif


Ce cours donne quelques astuces pour faire démarrer un réseau coopératif.

Outils-Réseaux accompagne des réseaux et groupes depuis 2003 pour qu'ils s'approprient méthodes et outils coopératifs. Nous avons ainsi pu identifier des éléments facilitant ou au contraire des freins à la coopération et à la participation.

Les outils ne sont pas collaboratifs par nature, ils le deviennent lorsqu'ils sont utilisés à bon escient et dans un contexte favorable.

Les "trucs et astuces" listés ci-dessous ne demandent pas de grandes compétences techniques ni un budget conséquent : une technique d'animation, l'usage d'un outil mis en place en 2 clics ou une posture appropriée de l'animateur de réseau peuvent faire bien plus que l'installation d'usines à gaz surdimensionnées, qui peuvent couter très cher (au sens propre comme au sens figuré).

Cette liste s'appuie sur cette expérience mais ne demande qu'à être enrichie ! Ajoutez vos trucs ou astuces à la fin du document, nous l'inclurons dans notre cours.

Coopérateur humanum est

La coopération est une singularité de l'espèce humaine, notre moteur principal, outil de survie.

Trois siècles de concurrence ne doivent pas faire oublier que nous sommes issus de plusieurs millénaires de coopération et de collaboration !


Trois chantiers

Notre époque devra relever trois défis en matière de coopération :
  • Apprendre à coopérer entre êtres humains : pays du sud / pays du nord, riches / pauvres, entre religions, hommes / femmes...
  • Faire en sorte que l'humanité coopère avec son environnement : moins de pollution, de nuisances, ...
  • Permettre à chaque individu de mieux coopérer avec lui-même : réconcilier humanité et animalité, côté féminin et masculin...
cooperer

Disjoindre l'apprentissage de la coopération...

...de son utilisation sur des sujets brulants !
Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération. Il vaut mieux tester méthodes et outils coopératifs sur de petits projets avec peu d'enjeux que sur des chantiers vitaux pour le réseau.

Par exemple : la mise en commun de fiches pédagogiques pour un réseau d'éducation à l'environnement, alors que ce qui est vital pour les membres du réseau c'est de trouver des moyens de se financer. Quand les membres du réseau auront acquis un peu d'expérience en matière de pratiques coopératives et auront développé un vécu commun, un chantier sur la mutualisation des moyens pourra être envisagé.

Faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération

Un grand voyage commence par de tous petits pas.

Même s'il semble que la coopération soit une composante majeure de l'animal humain, quelques siècles de "saine concurrence", de "il ne faut pas copier", de "pour exister, ne doit rien à personne"... handicapent les humains qui s'y frottent. Il convient donc de, petit à petit, ré-instiller la dimension coopérative.

Tout changement est un processus de rupture qui demande un basculement dans les représentations, les idées, les méthodes des individus.
Pour qu'un réseau se mette à coopérer, il faut provoquer ces ruptures, ces basculements qui sont souvent irréversibles


Nous proposons pour cela de faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération :

  • lever un menhir, 340 personnes qui tirent dans des sens différents mais pas trop fort : super comme expérience mais il faut avoir l'occasion.
  • prendre des notes à plusieurs en même temps et sur une même page (avec etherpad, google doc ou gobby : outils qui permettent de co-rédiger en ligne un texte), plus simple que lever un menhir mais bien efficace.
  • animer un débat en utilisant des cartes heuristiques (freeplane, freemind, Xmind...) vidéo-projetées en direct, technique qui permet de visualiser d'un coup d'œil toutes les idées du groupe et on passe d'une logique linéaire à une navigation par idées qui peut s'adapter au public (on peut facilement ajouter de nouvelles idées).
    • faire faire et valoriser la rédaction de synthèses de listes de discussions (par exemple, au sein du réseau Tela Botanica, les membres du réseau discutent parfois sur les listes et forums de sujets très pointus. Celui qui a initié la discussion doit réaliser la synthèse. Il y a un classement des synthèses des listes de discussion suivant qu'il s'agit d'un simple copié-collé, ou d'une rédaction plus organisée).
    • mettre du contenu imparfait, à corriger : n'écoutant que leur bravoure pour défendre la pureté de la Langue, ceux qui hier encore freinaient des quatre fers à l'idée de participer sur un outil informatique passent la barrière technique et corrigent les fautes ! (cette astuce est encore plus efficace quand la faute porte sur le nom d'une personne : au souci de l'orthographe irréprochable, s'ajoute l'aiguillon de l'ego...)
    • faire des jeux coopératifs : par exemple le jeu du Tao, ou jeux coopératifs en animation collective sur un site sur la non-violence.
    • ...

Commencer en présence

Lorsqu'on parle "réseau coopératif" on envisage une communauté qui n'est pas toujours sur le même espace-temps : il y a du travail à distance, des échanges synchrones et asynchrones.

Rares sont les communautés virtuelles qui fonctionnent uniquement à distance : les regroupements, les rencontres sont des temps forts de la dynamique de réseau.


Lorsqu'on démarre un réseau, il est judicieux d'exploiter ce temps "en présence" pour tester et expérimenter des outils et méthodes qui pourront perdurer à distance : mettre en œuvre en présence ce que l'on veut mettre en œuvre à distance.
Ceci permettra de se familiariser, de se former et d'assurer une continuité entre présence et distance.

Par exemple, lors d'une rencontre d'un réseau, l'un des membres pose une question à l'assemblée. Tout le monde peut proposer une ou plusieurs réponses sur des petits papiers et en indiquant bien ses coordonnées. Les réponses sont synthétisées et rendues visibles à tous. Puis la personne qui a posé la question récupère les contacts des personnes ayant répondu et créée une liste de discussion pour continuer à échanger à distance.

Par exemple, on peut mettre en place des outils pour travailler à distance qui vont du coup soulever des questions sur les modes de fonctionnement en présence : les règles de prise de parole, de prise de décisions, car souvent ces éléments sont implicites. Dans un groupe, la rédaction des compte-rendus de réunion est souvent assumée par une personne. Si on met en place un outil de co-rédaction pour prendre des notes, du coup cela soulève des questions : tout le monde peut écrire ? qui valide ? On voit bien que ce n'est pas l'outil qui pose des problèmes, il soulève juste les questions.

Commencer par soi même

Charité bien ordonnée commence par soi-même. ou Pour changer le monde, il faut commencer par se changer soi-même.
Beaucoup de structures ont le projet de faire coopérer un groupe, un réseau. Mais avant toute chose, il faut commencer par pratiquer méthodes et outils coopératifs : il s'agit de s'appliquer en interne ce que l'on souhaite mettre en place en externe.

cf. la stratégie ITPTS, "Interactions Transformation Personnelle, Transformation Sociale" : ne pas opposer les volontés de changer le monde et le travail sur soi, les deux sont liés et doivent s'articuler.
Un constat : une structure qui ne coopère pas en son sein et n'utilise pas les outils qui vont avec peinera à faire coopérer autour d'elle.


Mais comment faire lorsqu'on est dans un contexte très figé, très contraint difficilement perméable à ce type de pratiques ? Il faut partir du plus petit lieu sur lequel on a prise pour coopérer, quelques collègues de confiance, un petit groupe de travail audacieux... On trouvera toujours deux ou trois personnes prêtes à jouer le jeu !

Commencer simple

Proposer des outils faciles à prendre en main par les utilisateurs

Lorsqu'on aborde l'utilisation d'outils informatiques, la première marche est la plus importante à passer. Si la première manipulation est simple, les contributeurs, rassurés auront envie de s'investir un peu plus et d'accepter qu'il y ait besoin d'un petit temps de formation ou de prise en main.


On peut même envisager de cacher des fonctionnalités dans un premier temps et attendre que le groupe grandisse en maturité avant d'ajouter des briques progressivement. Ou attendre que la demande soit exprimée et faire évoluer le dispositif technique en fonction des propositions du groupe.

Être pragmatique

Utiliser des outils facile à installer, configurer, sans compétence technique
Plutôt que d'attendre d'avoir les moyens nécessaires pour créer un dispositif sur-mesure, il vaut mieux commencer dès que la dynamique de réseau frémit à installer quelques outils clés en main, faciles à installer et à utiliser : bricoler en assemblant des outils peu onéreux mais qui permettent de commencer à proposer des démarches coopératives (google doc, netvibes...).

Bien sûr c'est imparfait : il serait préférable d'avoir son propre dispositif tout en logiciel libre. Et certains seront peut-être hostiles à l'utilisation de services en ligne gratuits qui stockent vos données avec le risque d'une réutilisation à des fins commerciales. Certes, mais l'animateur de réseau se doit d'être pragmatique. Ces outils sont à utiliser en connaissance de cause et pour ce qu'ils sont : des services en ligne gratuits, et non des outils avec lesquels on peut-être autonome, cependant par leur simplicité d'emploi ils peuvent servir à faire émerger la dynamique coopérative.

On attendra de voir de vrais usages se mettre en place avant de passer à du développement spécifique si nécessaire.

Piloter à l'usage

Piloter en attention plutôt qu'en intention :
  • gérer un projet "en intention" : le coordonnateur prévoit dès le début les objectifs, le déroulement du projet, le calendrier, le budget... < c'est la méthodologie de projet traditionnelle >
  • gérer un projet "en attention" : l'animateur crée des situations coopératives (faire se rencontrer les personnes, faire en sorte qu'elles se présentent, qu'elles puissent échanger...), être ensuite à l'affût et réactif (proposer des supports pour que ce qui a émergé de la situation coopérative puisse déboucher sur des projets, des actions, du travail coopératif...) < méthodologie de projet coopératif >

L'animateur doit donc s'astreindre à se taire, à mettre ses idées de côté et plutôt privilégier une attitude d'écoute et d'observation. En tout cas à terme et progressivement


Par ailleurs, il doit mettre en place les conditions favorables pour faire émerger des besoins collectifs : par exemple un questionnaire dont les résultats sont partagés collectivement. Google formulaire est parfait pour ça car il permet de traiter statistiquement les réponses et de créer des graphiques. Donner à tous en temps réel les résultats permet à l'animateur de ne pas garder le monopole de la vision globale : le groupe est rendu visible au groupe.

Du beau, du beau, du...


Contrairement à ce que pourrait penser, l'aspect esthétique, graphique est très important : il a un pouvoir motivant pour les membres du groupe et il valorise les productions collectives.

On pourra même aller jusqu'à utiliser du Bling-Bling très apprécié par certains :
  • animations en flash,
  • effets au survol et fonctionnalités de glissé-déposé avec des technologies jquery, ou mootools,
  • Rolex...

Miroir, beau miroir

Mettre en place des processus pour que le groupe se représente collectivement
Rendre le groupe visible au groupe est un étape fondamentale pour engager la coopération entre les membres. C'est le concept d'"holoptisme", décrit par Jean-François Noubel.

On peut utiliser différentes techniques et outils :
  • cartographier les membres : pour représenter la communauté et qu'elle prenne corps, qu'elle soit moins virtuelle en prenant une dimension géographique.
  • réaliser un inventaire des compétences (en identifiant le point fort de chacun et en le mettant en évidence sur une carte heuristique, par exemple), de ce que l'on est prêt à partager (quelles sont les ressources des membres du groupe qu'ils peuvent partager avec les autres membres ?)
  • partager les problèmes et points de blocages des uns et des autres, ce en quoi les autres peuvent m'aider.

Encourager les contributions

Pour initier une dynamique coopérative (et même la prolonger) qui s'appuie sur des participations volontaires, il est important de valoriser la moindre contribution. Par exemple citer tous les contributeurs du projet, même ceux qui n'ont eu qu'une participation très minime (apologie du renforcement positif).
Il n'y a pas de mal à se faire plaisir !

Par ailleurs, il peut être très utile pour un animateur de réseau de bien connaître les contributeurs éventuels pour repérer le chemin entre leurs préoccupations et le projet.

Clarifier les conditions d'utilisations

Lorsqu'on envisage un réseau coopératif, il est fort probable que les échanges fassent émerger des productions collectives communes.
Pour éviter tout problème ou malentendu, il vaut mieux envisager et discuter dès le début de la dynamique des conditions d'utilisations, et des droits qui s'appliquent aux productions communes :
  • qui est propriétaire du contenu élaboré collectivement ?
  • ce contenu pourra-t-il être vendu ?
  • pourra-t-il être transformé ? ...
Les licences Creatives Commons (contrat flexible de droit d'auteur pour libérer ses œuvres) permettront d'aider à réfléchir sur le sujet et à donner un cadre juridique à la création de biens communs.

S'entourer de bon "suiveurs"


"Il est commun de dire que c’est de la qualité de l’animation que dépend la vie d’une communauté. C’est bien entendu en partie vraie. Mais dans cette courte vidéo récréative, il est expliqué avec talent que le leadership est indispensable pour initier la chose, mais que sans suiveurs eux aussi impliqués dans l’action, il n’en serait rien."



(article repris du blog 362point0.org - l'article n'existe plus)

Faire bosser, faire produire, faire coopérer

Produire et faire produire du bien commun

A vous de jouer !

Le fonctionnement en réseau




Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


  • « le réseau est la répartition des éléments d’une organisation en différents points » (Petit Robert)

  • « Liens entre individus créant une situation collective faîte de connexions entre acteurs » (Réseau Ecole et Nature)

  • « Un réseau existe si plusieurs personnes ont conscience d’en faire partie » (Réseau Ecole et Nature)

Dans un réseau, les interrelations entre les personnes jouent un rôle prépondérant sur les individus, car ce sont elles qui révèlent et valorisent la richesse des acteurs.


Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Ce que c’est… Ce que ça n’est pas…


  • Un ensemble d’acteurs indépendants les uns des autres # Des acteurs appartenant à une seule organisation

  • Une appartenance fondée sur des compétences, valeurs ou objectifs communs # Une appartenance fondée sur des liens juridiques

  • Des relations de coopération libres et volontaires. # Des relations de travail contraintes ou de collaborations prescrites

  • Des contributions réciproques, une valeur ajoutée collective # L’exercice d’une fonction selon une fiche de poste

  • Des relations alternant distanciel et présenciel # Une communauté de lieu et de temps

Définitions proposées par Bruno Vincenti

Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Le Réseau, frontière entre l’ordre et le chaos


  • Systèmes ordonnés : administrations, grandes entreprises…
-> Systèmes finalisés, mais lourds et souvent peu dynamiques

  • Systèmes chaotiques : ultra libéralisme, chaos politique…
-> Systèmes très actifs, non maîtrisables, fondés sur l’individualisme

  • Système en réseau : communautés de pratiques
-> Systèmes finalisés, mais dynamiques et maîtrisables, fondés sur une éthique collective


Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Liens forts et liens faibles

  • Liens forts: l’affect entre les individus est prépondérant et la transmission d’information vers l’extérieur est faible => réseaux intégraux ou fermés

  • Liens faibles : les frontières du réseau sont peu marquées et chaque individu ne se sent pas tenu par un pacte exclusif (appartenance à plusieurs réseaux) => quasi-réseaux ouverts sur l’extérieur

Les réseaux ouverts sont caractérisés par :

  • La liberté d’engagement des individus
  • Une organisation souple et des moyens de communications efficaces
  • Le plaisir de partager et la valorisation du travail effectué (reconnaissance)


Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Groupe, communauté, réseau ?


Un groupe est structuré en fonction d'un objectif particulier :

  • Produire des choses pour le reste du monde
--> Groupe de travail, tourné vers l'environnement extérieur

  • Assurer une identité au groupe
--> Communauté, tourné vers le groupe en tant que tel

  • Faciliter les relations entre les membres
--> Réseau, tourné vers les membres du groupe

Décomposition proposée par Jean-Michel Cornu et le groupe Intelligence Collective de la FING

Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


En résumé

  • Des personnes physiques, des organismes, des projets,...
  • partageant un même domaine d’intérêt, de compétences, de valeurs, sur un même territoire...
  • et développant, ou susceptibles de développer entre eux, des relations de coopération de nature diverse.

-->

  • Les réseaux coopératifs sont une réponse particulière à une problématique économique, sociale ou territoriale pré-existante
  • Ils n’émergent, ne se constituent et ne perdurent que sur un terrain favorable
  • Ce terrain peut-être fertilisé par un ensemble d’outils méthodologiques, technologiques et d’animation adaptés.

arroseur

Définition proposée par Bruno Vincenti

Les concepts


Réseau et « intelligence collective »


  • Intelligence collective : capacité d’un groupe à atteindre dans l’action une performance de niveau supérieure (JM Penalva)

  • Permet de valoriser les potentialités de chacun au bénéfice de tous

  • Rôle fondamentale de la libre communication entre les acteurs

  • Notions d’auto-organisation, entre « ordre et chaos » (R. Lewin)

Nous sommes plus « intelligents » à travailler ensemble qu’individuellement


Les concepts


Pas de réseau sans communauté, pas de communauté sans « COMMUNS »


  • C’est à dire des biens collectivement partagés

  • S’applique mal aux biens « rivaux », non partageables

Quels sont les « communs » que partagent les réseaux virtuels :

  • Des connaissances et des savoirs pour apprendre

  • Des pratiques et des expériences

  • Des données et des informations

  • Du plaisir et des passions

Les licences libres : rendre COMMUNES les créations intellectuelles


Les concepts


Réseaux et réseaux de réseaux


Un réseau n’est jamais isolé

  • Chaque membre est à l’intersection d’autres réseaux

Les réseaux sont structurés en niveaux

  • Chaque niveau est lui même un réseau : réseau des utilisateurs, réseaux des animateurs…

Un réseau est toujours un « réseau de réseaux »


Travailler en Réseau


Les réseaux nécessitent


  • Des moyens de communication efficaces

  • Une organisation souple et adaptée

  • Une prépondérance de la communication sur le secret

  • L’abandon de la recherche du pouvoir au profit de la coopération

Ils sont particulièrement adaptés aux « biens non matériels » et au partage des connaissances


Travailler en Réseau


Etre animateur de réseau


Une fonction importante
  • La dynamique d’un réseau dépend beaucoup de ses animateurs

  • Animer un réseau c’est tisser des liens entre des individus

Mais des qualités rares
  • Savoir déléguer : faire faire, plutôt que faire soi-même

  • Etre opportuniste : profiter de toutes les occasions

  • Curieux : être à l'affut de tout ce qui peut servir le réseau

  • Et discret : toujours mettre en avant les contributeurs du réseau

  • Accepter les dysfonctionnements


Création d’un Réseau


La création des réseaux : 4 processus fondamentaux
formationReseaux
upfing
Ces processus sont simultanés.
Ils guident le cheminement des nouveaux arrivants.


En savoir plus


  • BAKIS H., "Les réseaux et leurs enjeux sociaux", 1993, PUF, Que-sais-je ?
  • BOUDON R., "Les réseaux d’acteurs sociaux", in L’année sociologique, 1997, vol. 47 n°1, PUF (2000)
  • CALON M., "Réseau et coordination", 1999, Economica
  • Collectif, "Réseaux humains, réseaux électroniques, de nouveaux espaces pour l’action collective",
Disponible en ligne sur le site de VECAM : http://www.vecam.org/rubrique.php3?id_rubrique=36 Editions Charles Leopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, 2001
  • CORNU Jean-Michel, "La coopération, nouvelles approches", Avril 2001
L’ouvrage en ligne : Coopération, nouvelles approches, - Un résumé de l'ouvrage - réseau lyonnais
  • DERRUCK de KERKHOVE, "L’intelligence des réseaux", Editions Odile Jacob, Collection Le Champ Médiologique, 2000
  • Ecole et Nature, "Fonctionner en réseau", Collection Les livrets d’Ecole et Nature, 2002, 108 pages.
Pour le commander en ligne : http://www.ecole-et-nature.org
  • GLEICK James, "La théorie du chaos", Champ Flammarion, 1989
  • HEBER-SUFFREIN C., "Les réseaux d’échange de savoirs", Lyon, Ed. « Se former » - Association Voies Libres
  • JUSTE DUITS E., "L’homme réseau : penser et agir dans la complexité", Chronique Sociale, 1998
  • LEVY P., "L’intelligence collective", Editions La Découverte, 1994
  • LEWIN R., "La complexité, une théorie de la vie au bord du chaos", Inter Editions, 1994
  • NEUSCHWANDER C., "L’acteur et le changement, essai sur les réseaux", Le Seuil, 1991
  • PARROCHIA D., "Philosophie des réseaux", 2000
  • RAYMOND Eric S., "La cathédrale et le Bazar",
En ligne, la traduction française : http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar 1998
  • SERIEYX H., "Mettez du réseau dans vos pyramides", Village mondial, 2001
  • THILL G., "Le dialogue des savoirs, les réseaux associatifs outils de croisement entre la science et la vie", Editions Charles Leopold Mayer pour le Progrès de l'Homme

Trucs et astuces pour démarrer un réseau pouvant être coopératif


Donc quelques conseils et rappels avant de monter une usine à gaz

qui peut coûter très cher (au sens propre comme au sens figuré),

Coopérateur humanum est

  • La coopération est une singularité de l'espèce humaine
    • il montre du doigt
    • il a une pupille
    • il érige des menhirs
      • mais où sont nos menhirs actuels ?

Trois chantiers

  • Coopérer avec les humains
  • Coopérer avec son environnement
  • Coopérer avec soi même
cooperer

Disjoindre l'apprentissage de la coopération...

  • ...de son utilisation sur des sujets brulants
  • jouer, faire jouer avec les outils coopératifs
  • Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération.

Faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération

Un grand voyage commence par de tous petits pas : commencer par de petites expériences qui provoque un basculement dans les façons de faire.
  • astuce : lever un menhir
  • astuce : réaliser une carte heuristique visible à tous comme synthèse d'une réunion (type freeplane)
  • astuce : s'essayer à un compte rendu en direct et à plusieurs sur etherpad
  • astuce : faire une synthèse de liste de discussion permettant de faire émerger des connaissances
  • astuce : mettre du contenu imparfait, a corriger ;-)
  • astuce : proposer des jeux coopératifs...

Commencer en présence


atelier

  • Mettre en œuvre en présence ce que l'on veut mettre en œuvre à distance,
    • utiliser ces outils et techniques d'animation lors de rencontres physiques,
    • cela permettra de se familiariser, de se former
    • et d'assurer une continuité entre présence et distance.
      • astuce : réunion avec compte-rendu en direct vidéo-projeté
      • astuce : question à l'assemblée
      • astuce : expliciter les règles de prise de parole, de prise de décisions...

Commencer par soi même

  • S'appliquer en interne ce que l'on souhaite mettre en place en externe :
    • une structure qui ne coopère pas en son sein et n'utilise pas les outils qui vont avec peinera à faire coopérer autour d'elle,
    • stratégie ITPTS, "Interactions Transformation Personnelle, Transformation Sociale",
      • astuce : partir du plus petit lieu sur lequel on a prise pour coopérer, quelques collègues de confiance, un petit groupe de travail audacieux...

Commencer simple

  • Commencer simple, bricoler,
    • astuce : assembler des logiciels peu onéreux mais qui permettent de commencer à proposer des démarches coopératives (wiki, google doc, netvibes...),
    • astuce : cacher des fonctionnalités
    • astuce : faire évoluer le dispositif technique à la demande
    • astuce : hiérarchiser les idées et commencer par les moins coûteuses à mettre en oeuvre (/ € / chgt de cpt / temps ...)

Commencer sans moyens

  • ne pas attendre d'avoir LES fonds nécessaires, l'Outils idéal pour commencer
    • les réseaux qui démarrent avec les sous pour le faire, s'arrêtent le jour où il n'y en a plus
    • contrairement à ceux qui coopèrent parce qu'ils en voient intrinsèquement l'intérêt.
  • ne pas attendre l'outils idéal (qui n'existe pas)
  • commencer par les actions qui demandent le moins d'énergie pour le plus grand effet pour le groupe (méthode agile)

Piloter à l'usage

  • Attendre de voir de vrais usages se mettre en place
  • avant de passer à du développement spécifique si nécessaire ;
    • astuce : s'astreindre à se taire, à mettre ses idées de côté et écouter, observer
    • astuce : mettre en place des questionnaires dont les résultats sont partagés collectivement
    • astuce : contribuer à démontrer des besoins collectifs

Cultiver la mémoire transactive du groupe

  • la spécialisation : connaître les expertises de ses collègues
  • la crédibilité : faire grandir la confiance : je sais ce qu'il sait, donc pas besoin de vérifier
  • la coordination : repérer les mécanismes de coordination implicites, les ajustements mutuels sans besoin de formalisation

Du beau, du beau, du...

  • Ne pas lésiner sur le beau, l'esthétique,
  • (On pourra aller jusqu'à utiliser du Bling-Bling très apprécié par certains, flash, jquery, mootools, rolex...)

Eviter le piège de la tragédie des trois C

  • un système ne peut pas être
  • et complet
  • et complexe
  • et cohérent
Si vous passez à l'action, il faudra renoncer à l'un de ces trois axes !

Miroir, beau miroir

Mettre en place des processus pour que le groupe se représente collectivement :
  • cartographie des membres
  • inventaire des compétences, de ce que l'on est prêt à partager
  • gare de triage, de visibilité et d'accès aux projets
  • partage des problèmes et points de blocages des uns et des autres, ce en quoi les autres peuvent m'aider

carto

Encourager les contributions

Bien connaître les contributeurs éventuels
  • repérer le chemin entre leurs préoccupations et le projet
    • astuce : sacraliser la moindre contribution (apologie du renforcement positif)
    • favoriser l'évaluation par l'estime des pairs

Clarifier les conditions d'utilisations

  • Envisager, discuter dès le début de la dynamique les conditions d'utilisations, droits qui s'appliquent aux productions communes.
  • Qui est propriétaire du contenu élaboré collectivement ?
  • Ce contenu pourra-t-il être vendu ?
  • Pourra-t-il être transformé ? ...
  • les licences Créatives Commons permettront d'aider à réfléchir sur le sujet.

S'entourer de bons "suiveurs"


"Il est commun de dire que c’est de la qualité de l’animation que dépend la vie d’une communauté. C’est bien entendu en partie vraie. Mais dans cette courte vidéo récréative, il est expliqué avec talent que le leadership est indispensable pour initier la chose, mais que sans suiveurs eux aussi impliqués dans l’action, il n’en serait rien."



(article repris du blog 362point0.org)

Créer des situations d'abondances, faire produire du bien commun

  • rassembler, libérer, produire et faire produire du bien commun
  • Protéger ces contenus avec des licences de type CC By SA
Il semblerait que ce dernier point soit un des plus important...



Auteurs : Association Outils-Réseaux
Crédits illustrations sous licence creativecommons : by Outils-Réseaux - by Moustic 2011
Vidéo : http://sivers.org/ff

Quels outils pour quels usages ?


Quels outils choisir pour :
  • Se connaître
  • Communiquer, échanger
  • Partager des ressources
  • Se synchroniser (échanger en synchrone)
  • Collecter des données et des infos collectivement
  • Réfléchir ensemble et rendre visibles les cogitations
  • Écrire un document collectivement
  • Diffuser de l'info
  • Enseigner, former à distance

Se connaître


En présentiel, cet usage correspond au traditionnel tour de table ou aux animations brise-glace : je me présente, je dis qui je suis et d'où je viens, je prends connaissance des autres.
Cette étape est indispensable pour entamer une coopération.
A distance, la notion de positionnement géographique est très importante pour rendre la communauté moins virtuelle : les cartographies sont ainsi particulièrement adaptées.

Annuaires


Il n'existe pas d'outils clés en main pour réaliser des annuaires. Mais c'est un outil qui est souvent présent dans d'autre systèmes :
  • les outils de réseaux sociaux permettent par exemple de créer un annuaire des membres.
  • les CMS proposent généralement une inscription informatique et proposent ainsi une liste de membres.
  • on peut créer une liste de membre dans un wiki en ouvrant une page pour chacun

Cartographie

Des systèmes pour installer des cartographies interactives sur un site Internet. On peut s'en servir pour cartographier une communauté, un réseau en création : indispensable pour initier de la coopération !

Outils :

Communiquer, échanger


Parler, se téléphoner, écrire une lettre : les moyens de communication existent depuis toujours et sont le propre de l'humanité. Les TIC proposent de nouveaux outils pour communiquer et changent en profondeur la manière de le faire.

Liste de discussion, de diffusion, forum

Les listes de discussions permettent de travailler avec l'outil courriel dans des situations ou un grand nombre de personnes sont impliqués dans un projet, un réseau, un organisme...

Description :
Une liste de discussion ou liste de diffusion est une utilisation spécifique du courrier électronique qui permet le publipostage d'informations aux utilisateurs qui y sont inscrits.
  • Liste de discussion : liste d'échange, par courrier électronique, sur un sujet ou pour un groupe. Tout le monde peut écrire à la liste, tout le monde reçoit ce qui écrit à la liste. (n vers n)
  • Liste de diffusion : liste en lecture seule, par courrier électronique, pour diffuser par exemple une lettre information ou "Newsletter". La lettre est diffusée à tout le monde mais aucun des destinataires ne peut intervenir dessus ou communiquer vers les autres inscrits à la liste de diffusion (1 vers n)
Forum Web : liste de discussion "en ligne" : on consulte, on crée un message et on répond via son navigateur Web. Les messages sont classés par fils de discussion.


Outils :
Services en ligne
Applications à installer sur un serveur web


Outils de communication synchrone

Cette famille d'outils regroupe tous ceux qui permettent de dialoguer en direct et à distance :
  • les outils de chat ou de messagerie instantanée : on dialogue par écrit en temps quasi-synchrone
  • les outils de téléphonie par IP : on peut discuter à l'oral (transmission de la voix)
  • Les outils de visio-conférence : on peut dialoguer par oral et se voir (transmission du son et de l'image)

Outils

Réseaux sociaux et micro-blogging

  • Les réseaux sociaux : service basé sur le web qui permet aux individus de construire un profil public ou semi-public dans un système limité, d’articuler une liste d’utilisateurs auxquels ils sont reliés, de voir et de naviguer à travers leurs propres relations et celles faites par les autres utilisateurs.
=> Voir une vidéo expliquant le concept par Common Craft
=> une présentation sur les réseaux sociaux
  • Le microblog : (parfois appelé miniblogue) est un dérivé concis du blog, qui permet de publier un court article, plus court que dans les blogs classiques, les articles pouvant être de type texte court, mais peuvent également contenir une image ou même une vidéo embarquée, Les flux d'agrégation sont plus légers que dans les blogs traditionnels et peuvent contenir tout le message. La diffusion peut également être restreinte par l'éditeur à un cercle de personnes désirées. (article issu de Wikipedia)

Outils

Partager des ressources


Dans un bureau, il y a souvent un coin documentation ou une étagère avec tous les documents de l'équipe. Avec les TIC, ce bureau peut-être partagé à une plus vaste échelle !

Partage de documents

Dans un groupe, il est souvent indispensable de partager des documents et des ressources. Pour cela, il existe soit des systèmes en ligne prêts à l'emploi ou des logiciels libres à installer sur un hébergement. L'idéal est de choisir des dispositifs qui permettent une synchronisation.
Ici sont présentés trois services. Il en existe bien d'autres !
Outils

Se synchroniser


Pour pouvoir se rencontrer "IRL" (In Real Life), pour organiser des événements, il est nécessaire de se synchroniser. Cette étape correspond au traditionnel "Sortez vos agendas" de fin de réunion. On peut gagner en temps et en efficacité en utilisant des systèmes d'agendas partagés.

Sondage de dates

Des outils pour sonder un groupe sur les disponibilités des acteurs.

Agenda partagé

Des agendas visibles sur Internet et que l'on peut compléter à plusieurs.

Outils

Collecter des données et des infos collectivement


Avant le Web, collecter des informations, consistait à aller en bibliothèque, acheter des ouvrages, ou s'abonner à une revue et sélectionner dans ces documents les passages intéressants (copies de certaines pages, surlignage, post-it...). La collecte pouvait également concerner des témoignages.
Avec Internet, on peut partager cette collecte et la démultiplier.

Bookmarking social

Le social bookmarking (en français « marque-page social », « navigation sociale » ou « partage de signets ») est une façon pour les internautes de stocker, de classer, de chercher et de partager leurs liens favoris.
Définition issue de Wikipédia

Outils

Nuage de mots clés

Le nuage de mots-clefs (tag cloud en anglais) est une représentation visuelle des mots-clefs (tags) les plus utilisés sur un site web. Généralement, les mots s'affichent dans des polices de caractères d'autant plus grandes qu'ils sont utilisés ou populaires.
=> Voir la définition de Wikipedia

Outils

Sondages et formulaires


Description : des outils pour réaliser des questionnaires en ligne. Certains traitent les réponses statistiquement (réalisation de graphiques, pourcentages).

Outils :

Réfléchir ensemble et rendre visibles les cogitations


Pour faire émerger des idées, rien de tel qu'un brainstorming. Lors d'une réunion on marque toutes les idées sur des posts-it et on les ré-organise ensuite.
Oui, mais comment faire lorsqu'il y a un grand nombre d'idées ou lorsqu'on travaille à distance ?

Carte heuristique

Appelé aussi carte mentale (mind map en anglais), c'est une méthode de communication et de transmission des informations entre les personnes, sous forme graphique. Il s'agit de mettre au centre de la feuille le thème principal (mot ou dessin) et de développer à partir de là des branches contenant les différentes idées se rapportant au thème. Concept inventé par le mathématicien Tony Buzan dans les années 60.

Outils :
Références

Écrire un document collectivement


Écrire à plusieurs un document relève généralement de l'exploit ou amène un coordonnateur à s'arracher les cheveux pour trancher entre les différentes versions envoyées par mail...
Wiki, documents partagés en ligne permettent d'écrire réellement en même temps et à plusieurs en gardant un historique des différentes versions.

Wiki

"Wiki Wiki" signifie "rapide" en Hawaïen.
Les Wiki sont des sites Web que l'on peut modifier de façon simple, rapide et interactive, sans connaissance technique et, la plupart du temps, sans avoir besoin d'utiliser un identifiant et un mot de passe.
Voir : la définition de "Wiki" dans Wikipédia"

Outils

Bureautique en ligne

De plus en plus, on peut transférer son bureau sur Internet : les outils de bureautique en ligne sont de plus en plus utilisés. Leur avantage est de permettre une utilisation collective et en temps réel : idéal pour impulser de la coopération !

Outils

Diffuser de l'info

Problématique : communiquer en direction de son public, diffuser de l'information et lui donner la meilleure audience possible.

CMS

Content Management System, ou Système de Gestion de Contenu. Désigne une catégorie de logiciels facilitant la création, la mise à jour et la publication du contenu d'un site web. Parmi les outils les plus connus de cette catégorie : SPIP, Joomla, ez Publish, Typo 3, Wordpress ...

Ces outils nécessitent l'acquisition de compétences spécifiques quand à leur installation.

Outils (liste non exhaustive, il en existe beaucoup ! Ces trois outils sont libres et gratuits)

Flux RSS et syndication


Description :
On appelle «RSS» («Rich Site Summary» ou «Really Simple Syndication») un format de données utilisé pour diffuser les mises à jour de sites dont le contenu change fréquemment, sites d'information, blogs...Un flux RSS contient généralement le titre de l'information, une description synthétique et un lien vers une page décrivant plus en détail l'information. Le fichier RSS, appelé également flux RSS, canal RSS, fil RSS ou fil d'info, est maintenu à jour afin de proposer en temps réel les dernières informations publiées.
Il existe deux façons d'utiliser RSS :
  • pour une utilisation personnelle. Il est alors nécessaire de disposer d'un outil spécifique, appelé « lecteur RSS » ou encore « agrégateur », pour s'abonner et consulter en un seul endroit les dernières actualités de sites web, sans avoir à les visiter.
  • la syndication de contenus : la publication automatique sur un site Internet d'informations émanant d'autres sites.
=> plus d'information sur le cours "Flux RSS et syndication".

Outils

Blog

De "Web - log" : au départ, sortes de journaux intimes en ligne, ils se sont imposés sur la toile, pour devenir les supports d'une expression publique diverse : opinion, parole citoyenne, militante, témoignages, récit...
Il en existe différents types : services clés en main fournis (plateformes de blog) ou logiciels libres à installer sur un serveur. Leur point commun : ils permettent à un non-technicien d'écrire et publier des articles qui seront ensuite triés par dates.

Outils

Enseigner, former à distance


Complément, support, prolongement voire remplacement du présentiel, les TIC et l'informatique modifient grandement les façons d'enseigner. Au-delà des ressources spécifiques à des usages éducatifs, tous les outils Web2.0 permettent de créer des environnements personnels d'apprentissage.

Les outils à usage éducatif


Les TIC offrent de nombreuses potentialités pour des usages pédagogiques. Les outils disponibles sont nombreux : plateformes de FOAD, outils de réalisation de Quizz, outils de conception et de mise en page de contenus E-learning, tableaux blancs interactifs... A ces outils spécifiques s'ajoutent tous les outils de travail coopératif et de communication.

Outils :

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Auteur :Association Outils-Réseaux et tous les stagiaires des formations Outils-Réseaux

Animation des dispositifs collaboratifs : freins / facilitateurs

  • Objectif pédagogique : animer un réseau coopératif avec les TIC
  • Résumé : identification des freins et facilitateurs à la coopération
  • Contenus : support de cours -> Diapos

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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux

Consolider un réseau


<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursCooperationSystemeContraint/iframe"></iframe>
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sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux, J.M Cornu, Les stagiaires de la session animacoop LR 2010

Trucs et astuces pour coopérer en systèmes contraints


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Auteur : Réseau Ecole et Nature

Préparer et animer une réunion décisionnelle en démocratie participative

  • Objectif pédagogique : apporter des outils à ceux qui organisent des réunions pour qu'elles soient les plus participatives et démocratiques possibles, tout en y ajoutant rigueur et efficacité.
  • Résumé : Elles ont été élaborées à partir de l'expérience de différents acteurs du réseau Ecole et nature et des réseaux territoriaux d'éducation à l'environnement. Elles s'adressent en priorité à des professionnels de l'animation, mais peuvent aussi être utilisées par tout autre organisateur de réunion.
  • Liens vers la ressource :

<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursFacettesCooperation/iframe"></iframe>
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sous licence Creative Commons.
Auteurs : Jean-Michel Cornu (avec les travaux du groupe Intelligence collective de la FING)

Les 12 facettes de la coopération


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Auteur : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour quel groupe : grille de décision

  • Objectif pédagogique : décider du choix d'outils coopératifs en fonction des caractéristiques d'un groupe
  • Résumé : panorama des outils coopératifs en fonction des caractéristiques d'un groupe
  • Contenus :

Utilisation d'outils TIC coopératifs dans le contexte associatif


<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursOutilsAsso/iframe"></iframe>
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sous licence Creative Commons.
Auteurs : association Outils-Réseaux


Utilisation d'outils TIC coopératifs dans le contexte associatif

  • Objectif pédagogique : envisager l'étendue des possibilités offertes par les outils coopératifs dans un contexte associatif
  • Résumé :
Comment améliorer sa communication et améliorer le fonctionnement interne par l'usage de Tic et de méthodes coopératives,
Comment participer à des réseaux, organiser collectivement, mener des projets éducatifs, partager et co-construire des ressources.

Une formation avec des outils et des techniques pour améliorer le potentiel des associations
Une formation pour vous aider à ré-affirmer des valeurs pour une économie sociale et solidaire.


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Auteur : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour quoi faire ?

  • Objectif pédagogique : concevoir un dispositif collaboratif adapté aux ressources et besoins d'un réseau ou groupe, en fonction des cycles de vie de ce réseau.
  • Résumé : Quels outils utiliser et à quelle étape de la vie d'un réseau ?
  • Contenus :

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Auteurs : Daniel Mathieu, Mathilde Guiné
Citations : Petit Robert, Réseau Ecole et Nature, Bruno Vincenti, Jean-Michel Cornu et le groupe Intelligence Collective de la FING, Jean-Michel Penalva, R. Lewin

Le fonctionnement en réseau

  • Objectif pédagogique : expliquer ce qu'est un réseau
  • Résumé : définitions et concepts (réseau, intelligence collective, communs, groupe, communauté...) et les différentes étapes de la vie d'un réseau (de sa création à son rayonnement)
  • Contenus : support de cours -> Diapos
  • Documents annexes :

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Auteur : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour quels usages coopératifs

  • Objectif pédagogique : Savoir choisir les outils adaptés aux usages coopératifs prévus
  • Résumé : Ecrire ensemble, décider collectivement, partager des documents... autant d'usages qui selon la technique utilisée vont être facilités ou alourdis par la technique informatique.
  • Contenus :

<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursUsages1/iframe"></iframe>
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sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux
Dernière mise à jour : 4 déc 2011

Quels outils pour quels usages coopératifs

  • Objectif pédagogique : Savoir choisir les outils adaptés aux usages coopératifs souhaités niveau 1 (outils faciles à mettre en œuvre, ne nécessitant pas de connaissances informatiques)
  • Résumé : Ecrire ensemble, décider collectivement, partager des documents... autant d'usages qui selon la technique utilisée vont être facilités ou alourdis par la technique informatique.
  • Contenus :

Méthode d’accélérateur de projet


Pour assurer le succès d’une telle démarche, il est important de s'approprier la méthode et de suivre les règles qui en découlent.
Trois rôles devraient être assurés :
  • un exposant : la personne qui présente sa situation problème
  • un animateur - gardien de la méthode : présente rapidement la méthodologie, rappelle les règles, assure le bon déroulement.
  • un secrétaire : celui qui prend les notes (fonction partagée sur Etherpad)

Méthode par étape


Étape 0 : préparation (5 min.)
Au début de la rencontre, le groupe devrait choisir :
  • une personne qui présente sa situation-problème : il est conseillé qu'elle prépare sa question en amont à partir de sa réflexion sur ce qu’elle vit comme difficulté dans sa pratique professionnelle.
  • un animateur (gardien de la démarche)
  • une personne qui prendra les notes (ou fonction partagée sur pad)

image Etape_2.png (4.8kB)
Étape 1 : exposé de la problématique ou de la situation (5 min) La personne qui a accepté de soumettre son problème expose le plus clairement possible la situation et son contexte. Elle exprime ensuite la façon dont elle définit le problème. Les autres membres de l’équipe écoutent.

image Etape_3.png (5.0kB)
Étape 2 : clarification de la problématique (5 min) Les membres du groupe formulent les questions pour bien cerner la situation. Ils doivent, à cette étape, s’en tenir à des questions d’information factuelle (meilleure compréhension du contexte par ex). La personne qui a exposé sa situation apporte les précisions ensuite.

image etape_42.png (5.1kB)
Étape 3 : contrat - reformulation de la question (1 min) La personne qui a exposé sa situation précise clairement ce qu’elle attend des autres membres du groupe. (je voudrais que le groupe m'aide à ....)

image etape_5.png (5.8kB)
Étape 4 : réactions, commentaires, suggestions (20- 30 min) Les autres membres du groupe interviennent : donnent leurs impressions, réactions, interprétations... Ils proposent une façon de voir autrement la situation. Ils peuvent faire des suggestions pratiques ou donner des conseils. La personne qui a exposé sa situation écoute et s'engage à ne pas intervenir. Elle a tout intérêt à noter par écrit ce qui lui paraît pertinent de retenir.

image etape6.png (6.2kB)
Étape 5 : Synthèse et plan d’action (5–10 min) La personne qui a exposé sa situation prend quelques instants pour finaliser en mini plan d'action des remarques exprimées par les membres du groupe (une synthèse personnelle de ce qu’elle retient). Pendant ce temps , les autres participants notent les idées et remarques qui peuvent leur être utiles dans leurs projets (idées transversales etc)

image etape_7.png (5.0kB)
Après ce temps d'écriture , la personne qui a exposé sa situation présente son plan d'action, indique la façon dont elle entend donner des suites. Les autres membres du groupe n’ont pas à discuter des choix de la personne ou de son plan d’action; ils se comportent plutôt comme des témoins du cheminement de cette personne; ils peuvent exprimer leur soutien et leur encouragement.
image etape8.png (7.1kB)
Étape 6 : Évaluation et intégration des apprentissages, vécu (5 -10 min) Pour fermer correctement la rencontre, il convient de faire un retour sur ce qui s’est passé. La personne qui a demandé de l’aide peut exprimer son vécu ; le groupe peut évaluer sa façon de procéder et, au besoin, y apporter des correctifs pour la prochaine rencontre. Il est conseillé de prendre quelques minutes pour noter individuellement ce que chacun retient de cette rencontre.


Conditions de réussite


Pour assurer le succès d’une telle démarche, l'animateur rappelle les règles. Les participants apportent leur aide dans un esprit bienveillant et sans "juger". Cet exercice requiert de la part des utilisateur une attention aux autres. Ne pas faire d'intervention trop longue.

Avis d'utilisateurs


  •  Très efficace quand la situation et la demande sont clairement posées, que le public est hétérogène.
  •  Avant l'étape 5 "le temps d'écoute", il peut être intéressant pour l’animateur de représenter aux participants le meilleur moyen d'aider le demandant : les objectifs sont de remettre de la complexité, de l'hétérogénéité, penser en terme de processus, de situation évolutive, sortir du binaire et accepter le ternaire « et ceci et cela », penser le contexte global, ne pas oublier la genèse de la situation, penser aux tabous ou aux non-dits, repérer les contradictions. Pour enrichir le problème et élargir sa vision.

Origine de l'outil


Cette méthode dérive de l'entrainement mental créé pendant la guerre 39-45 par Joffre Dumazedier et développé ensuite par le mouvement d'éducation populaire "peuple et culture".

Elle est utilisée un peu différemment dans le cadre de l'analyse de pratique professionnelle.

Voir aussi


Les six chapeaux de Bono

Cours adapté de : Payette, A. et Champagne, C. Le groupe de codéveloppement professionnel, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université du Québec,1997. Images : Laurent Tézenas du Montcel formateur, ex stagiaire Coop-tic)

La méthode des 6 chapeaux


Afin de favoriser l'implication de chacun et l'émergence de nouvelles idées au sein d'un groupe, le psychologue spécialiste des sciences cognitives Edward de Bono a développé en 1987 la méthode dite des "6 chapeaux". Partant du postulat que la recherche de solutions passe par six phases bien distinctes, celle-ci invite chaque membre du groupe à explorer lors d'une réunion six modes de pensée spécifique, symbolisés par six chapeaux de couleurs différentes.

En résumé, les objectifs sont de :
  •  permettre à chaque membre de percevoir une idée, de la penser, traiter, traiteur, sous un angle différent et ainsi de faire évoluer son point de vue sur une question ;
  •  empêcher la censure d'idées nouvelles au sein d'un groupe ;
  •  créer un climat favorable aux échanges et à la créativité, favoriser la liberté de parole ;
  •  résoudre collaborativement des problèmes ;
  •  offrir une vision globale et approfondie de la situation ;

Concrètement, une fois le problème posé, chaque membre endosse tour à tour une stature différente en revêtant virtuellement un chapeau et commence à explorer de nouvelles solutions, exemple du restaurant traiteur Italien restaurant traiteur Italien cité par Edward Bono :

  •  Le Chapeau blanc symbolise la neutralité. Lorsqu'elle le porte, la personne doit s'attacher à énoncer simplement les faits, en laissant de côté tout ce qui peut relever de l’interprétation.
  •  Le Chapeau rouge : l’émotion. La personne traite librement ses sentiments et ses intuitions.
  •  Le Chapeau vert : la créativité. Elle cherche des alternatives, en essayant de considérer le problème sous un angle nouveau.
  •  Le Chapeau jaune : la critique positive. Elle "admet ses rêves et ses idées les plus folles" au restaurant.
  •  Le Chapeau noir : la critique négative, le jugement. Elle énonce les faiblesses et les risques que comporte selon elle cette idée.
  •  Le Chapeau bleu : l'organisation, la canalisation des idées, le processus. Elle s'attache à prendre du recul sur le sujet énoncé.

6 chapeaux

Crédits illustration sous licence Creative Commons : by Wikipédia, Yves Guillou

Réaliser son dispositif Web coopératif

Héberger et installer une application Web

Choisir son hébergeur, réserver un nom de domaine, installer ou faire installer, le transfert FTP, les bases de données MYSQL, le langage PHP (notions)

Public

  • webmaster
  • animateur de réseaux ou de groupes de travail prêts à se confronter aux aspects techniques

En savoir plus

> Pré-requis


  • ne pas avoir de blocages par rapport à la technique, avoir envie de mettre "les mains dans le cambouis",
  • être un utilisateur d'outils coopératifs (wiki ou autres)

> Objectifs pédagogiques


A l'issue de ce module, le public est capable d'être autonome !
  • comprendre globalement le fonctionnement d'Internet
  • choisir et réserver un nom de domaine et un hébergement sur Internet
  • être autonome dans l'installation et la configuration d'applications Web coopératives (transfert ftp et manipulation de fichiers de configuration en php).

> Déroulement


  • présentation théorique
  • mise en pratique

Séquence

  • Introduction
  • Niveau/Attente
  • Recueil des représentations : qu'est qu'une application web collaborative ?
  • Definitions
  • Atelier 1 : choisir son hébergement
  • Atelier 2 : installer Wikini / Joomla /SPIP (suivant thème principal du module)
  • Atelier 3 : installer autre, ou modules complémentaires, squelettes, personnalisation...
  • Bilan

Timing


> Supports de cours



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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Association Outils-Réseaux

Hébergement et nom de domaine

  • Objectif pédagogique : comprendre l'univers Internet (notions d'hébergement et de nom de domaine)
  • Résumé : concepts et définitions : univers Internet, serveurs Web, navigateurs, adresse url, nom de domaine, adresse IP
  • Contenus : support de cours -> Diapos

Choisir un hébergement et un nom de domaine


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Florian Schmitt

Choisir un hébergement et un nom de domaine

  • Objectif pédagogique : Choisir un hébergement et un nom de domaine
  • Résumé : présentation des différents types d'hébergements et des critères de choix.
  • Contenus : support de cours -> Diapos
  • Documents annexes :


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : David Delon

Le transfert FTP

  • Objectif pédagogique : transférer des fichiers sur un hébergement Internet via un logiciel de transfert FTP.
  • Résumé : utilisation de Filezila
  • Contenus : support de cours -> Diapos
  • Documents annexes :
Téléchargement


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-réseaux, Sandrine Poyet

Installer Wikini



Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association "Outils-réseaux"

Installer joomla

  • Objectif pédagogique : Installer joomla
  • Pré-requis :
  • Résumé : Ce module décrit l'installation de Joomla, système de gestion de contenu pour Internet (CMS) en logiciel libre, de la récupération du fichier d'installation jusqu'à la mise en ligne.
  • Contenus : support de cours -> Diapos
  • Documents annexes :


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteur : Association outils-Réseaux

Installer un calendrier

  • Objectif pédagogique : Installer un calendrier
  • Pré-requis :
  • Résumé : Installer un calendrier distant, consultable en ligne (Php-Icalendar) : récupération des archives, transfert ftp et configuration des applications.
  • Contenus :


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Mathilde Guiné, Florian Schmitt
Citations : Supports de cours repris d'un cours sous Creative Commons sur Spip-contrib

Installer SPIP


Document du stagiaire

A télécharger (cours sur le transfert ftp)
Auteurs : David Delon
Licence :
Contrat Creative Commons
Ce cours est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Suivre l’activité d'un réseau et veiller collectivement


Cette formation s'adresse :
  • aux animateurs à la recherche de méthodes et outils pour suivre l'activité de projets collaboratifs
  • aux participants à des projets collaboratifs cherchant à mener une veille informationnelle.

Les méthodes et outils permettant de collecter automatiquement ou de façon active des informations numériques sont des compétences indispensables à tout participant à un projet coopératif.

Un animateur aura ainsi tout intérêt à être très attentif à tout ce qu'il se passe dans les projets qu'il anime; tableaux de bord et lecteur de flux, par exemple, lui permettront de suivre la vie de ses projets de façon presque automatique.

Les mêmes outils, et d'autres, seront utilisés par un participant à un projet coopératif : pour produire tout en étant attentif au monde extérieur et pour lier et relayer à d'autres réseaux les productions collectives.

Les outils présentés et utilisés pendant la formation seront des outils gratuits ou des logiciels libres.

Public

  • Animateurs à la recherche de méthodes et outils pour suivre l'activité de projets collaboratifs
  • Membres de projets collaboratifs cherchant à mener une veille informationnelle.

En savoir plus

> Pré-requis


Navigation sur Internet

> Objectifs pédagogiques


  • Repérer les sources d'information : moteur de recherche, réseaux sociaux, sites dynamiques ...
  • Utiliser les outils pour surveiller et marquer : Flux (RSS, ical), alertes, outils de création de Flux, outils de collecte active (bookmarking social de type Delicious et Pearltree).
  • Exploiter l'information collectée : tableau de bord, retraitement de flux ...
  • Rediffuser : Syndication, Planet, coopérative de veille ...



> Déroulement


  • explicitation des concepts
  • présentation d'usages
  • manipulation d'outils.

Séquence




Timing


> Supports de cours



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Widget
Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux

Suivre l'activité d'un réseau et veiller collectivement

  • Objectif pédagogique : Les conditions et les méthodes pour la veille individuelle et collective au sein d'un groupe de travail ou d'un réseau.
  • Résumé : Présentation des outils et des méthodes pour mettre en place une veille.
  • Contenus : support de cours -> Diapos





Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-réseaux
Citations : cours sous licence Créative Commons sur le site "Comment ça marche"

Flux RSS et syndication

  • Objectif pédagogique : comprendre ce que sont les flux rss et comment s'en servir
  • Résumé : définitions, différents cadres d'utilisation (agrégation / syndication)
  • Contenus : support de cours -> Diapos

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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Association Outils-Réseaux

Netvibes

Description : Netvibes est un service en ligne qui permet de créer un portail réunissant des flux RSS (il y a d'autres fonctionnalités, mais c'est la plus intéressante) : à titre personnel (veille, suivi) ou pour un groupe, projet ou territoire.

Exemples :

Site officiel : Site officiel

Documentation :

Voir la fiche complète sur Netvibes

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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Association Outils-Réseaux

Twitter

Twitter signifie "Gazouiller" d'où le petit oiseau bleu en logo. Créé en 2006; twitter.com est une plateforme de microblogging : l'équivalent de sms mais sur Internet.Il est possible d’envoyer et de recevoir des tweets, d’une longueur maximale de 140 caractères.
Avantages : un effet de propagation très rapide et exponentiel. Avec le système "follower/following" : création d'un réseau social mais plus souple que Facebook.
Inconvénients : 140 caractères c'est peu : on ne va pas en profondeur. L'interface n'est pas entièrement traduite.

Espace de test : twitter.com

Documentation :


<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/FicheOutilDelicious/iframe"></iframe>
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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteur : Association Outils-Réseaux

Delicious

Description : 1- Delicious est un service en ligne de Bookmarking social qui permet de partager ses favoris ou marques-pages. 2- Il est possible d'utiliser Delicious comme moteur de recherche social (il s'agit alors d'informations sauvegardées par d'autres personnes ayant un compte). 3- Delicious permet de récupérer des flux RSS par mots clés ou par utilisateur. La prise en main n'est pas aisée, elle demande d'avoir assimilé la notion de "Flux RSS", mais les potentialités sont très puissantes !

Avantages : Une extension à Firefox ou à Internet Explorer permet de taguer les sites en 2 clics sans quitter la page de consultation. Mettre à disposition des flux internet d'actualité, dans le cadre d'une veille.
Inconvénients : c'est un service gratuit (et non un logiciel libre), il faut se créer un compte Yahoo, l'interface est en anglais. Le service appartenait à Yahoo mais depuis sa vente à la société AVOS en 2011, de nombreuses fonctionnalités ont disparus.

Exemples :

Espace de test : Site officiel

Documentation

Découverte Yahoo Pipes


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : David Delon

Découverte Yahoo Pipes

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