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Avant la formation, l’élaboration du stage


  •  Bien clarifier l’objectif du stage et le formuler. On pourra réfléchir à l’aide de cette phrase : « A la fin du stage, le stagiaire devra savoir…, savoir faire… savoir être… »

  •  Diviser cet objectif en sous-objectifs associables aux différentes séquences du stage.

  •  Hiérarchiser ces sous-objectifs en précisant ceux qui peuvent éventuellement être supprimés si on n'a pas assez de temps.

  •  Récupérer avant la préparation du stage un état initial concernant le niveau de formation, les connaissances par rapport au contenu, les attentes, les contextes professionnels des stagiaires, lieux d’activités et projets personnels, leur niveau d’avancement dans la rédaction du document d’objectif, leurs expériences, une situation qui les bloque par rapport à l’objet du stage. Ceci afin de les intégrer dans la structure du stage.

Cette petite liste pourra structurer le premier tour de table de présentation au début de la formation.

  •  Préparer les transitions au moins autant que le contenu des séquences (prévoir éventuellement une fiche guide), la formation devant être structurée et structurante pour les stagiaires. Il faut bien se souvenir que ce qui nous paraît logique en termes de progression de stage est totalement inconnu et à découvrir pour le stagiaire.

Lorsque plusieurs intervenants sont prévus, il est nécessaire de bien préciser les rôles et de s'arranger pour que chacun d'eux connaisse la structure du stage. Cela permet d'éviter qu'ils ne glissent sur des thématiques abordées ultérieurement. Il faut éviter de changer de rôle en cours de stage pour la santé mentale des stagiaires :-). Les tâches à se distribuer peuvent-être :

  •  L’animation générale, distribution de parole, timing, recentrage sur l’objet du stage…
  •  L’apport de contenu, méthode… par rapport à l’objet du stage.
  •  L’apport d’expériences pratiques, animation des séquences de terrain…

Concevoir une formation


Une méthodologie de conception formalisée en 6 étapes :
  •  Etude préalable
  •  Analyse des informations
  •  Conception d'architecture
  •  Conducteur de stage
  •  Réalisation des supports
  •  Finalisation


1. Etude préalable


La première étape de la conception d'une formation consiste en un travail d'enquête qui porte sur les futurs participants et leurs besoins d'acquisition de nouvelles compétences.
L'échange avec le commanditaire est important pour bien cerner la demande exprimée par ce dernier (cahier de charge ou appel d'offre) et identifier les vrais besoins de formation.

Connaitre son public

Des questions à se poser :
Qui sont-ils ? Quel est leurs métiers et comment évoluent-t-ils ? Ont-ils de l'expérience ? Ont-ils une formation initiale ? Comment le projet de formation leur sera-t-il présenté ? Qu'ont-ils besoin de savoir ? Quelles conditions sont favorables à leurs apprentissages ?....

Identifier les besoins en formation

Premier critère de qualité d'une formation : elle doit répondre aux besoins des participants.
Dans ce contexte, le besoin se définit comme un écart entre les compétences constatées et les compétences attendus.
besoin2.fpg


Que signifie le mot "compétence" ?
C'est un Savoir-agir résultant de la mobilisation et de l'utilisation efficace d'un ensemble de ressources internes ou externes dans un contexte professionnel.
  • ressources internes : savoir, attitudes (savoir-être), habilité (savoir-faire)
  • ressources externes : environnement, motivation...










Comment identifier les compétences initiales ?
  • entretiens avec les futurs stagiaires (ce qui est rarement le cas)
  •  questionnaire préalable


Comment identifier les compétences à atteindre ?
  • entretien avec le commanditaire
  • observation sur le terrain
  • analyse de l'évolution du contexte professionnel (quel sera le futur contexte professionnel du stagiaire ?) ...

Identifier le contexte

Quel est l'origine du projet de formation ? En quoi est-ce un enjeu qui relève de la formation ? Pourquoi maintenant ? Quelles sont les ressources et moyens déjà disponibles ? Quels sont les freins? Quelles peuvent être les conséquences de la formation sur l'environnement des stagiaires ? (quel impact aura la formation sur l'environnement des stagiaires ?)...

Choisir une idée mobilisatrice

Pour faire naître et soutenir l'intérêt autour du projet, il est utile de cristalliser les attentes autour d'une idée forte, d'un thème porteur qui accompagnera le projet tout au long de son évolution. Cette idée servira bien souvent de fil rouge, de guide tout au long de la conception.


2. Analyse des informations


Il s'agit d'être force de proposition en formulant les besoins identifiés en objectifs de formation, déclinés en contenus (connaissances) à transmettre et la manière de le faire (méthodes).

Choix d'objectifs

Pour démarrer la conception d'une formation correctement, il faut s'assurer de disposer d'un objectif de formation précis et correctement formulé.

L'objectif est important car il est :
  • un contrat : vis-à-vis du stagiaire, vis-à-vis d'un commanditaire.
  • un garde-fou : face à une grande quantité d'informations. Le critère est simple : en quoi dire ou faire faire ceci aidera-t-il les personnes à atteindre l'objectif visé ?

Pour commencer il faut clarifier les objectifs généraux de la formation (stage). On peut les formuler à l’aide de la phrase : « A la fin de la formation, le stagiaire devra être capable de ...."
Ensuite, il convient de diviser cet objectif en sous-objectifs associables aux différentes séquences du stage...(trois champs doivent être couverts : les savoirs, savoir-faire, savoir-être)
Dernière étape consiste à hiérarchiser ces sous-objectifs en précisant ceux qui peuvent éventuellement être supprimés si on ne dispose pas d'assez de temps.

A savoir :
Les objectifs s'expriment en verbe.
La grille SMART permet de s'assurer rapidement de la qualité des objectifs. Un bon objectif est :
  • Spécifique
  • Mesurable
  • Atteignable
  • Réaliste
  • Temporellement défini

Choix des contenus

A partir des objectifs, les contenus et les séquences se précisent. Il s'agit de déterminer les connaissances : concepts, informations, exemples, activités...
Tout ce dont l’apprenant aura besoin pour acquérir les compétences identifiées.

Méthodes

Savoir choisir des méthodes pédagogiques adaptées c'est savoir faire preuve de pédagogie.
La méthode définit le mode de transmission par le formateur et le mode d'acquisition par l'apprenant. Il existe 4 grandes méthodes pédagogiques :

methode1.jpg


Les avantages et inconvénients des différentes méthodes pédagogiques

methavant1.jpg




















Indicateurs d'évaluation

Ce dernier points de l'analyse pédagogique des informations. Il s'agit d’identifier les critères qui permettent d'affirmer qu'un objectif est atteint.
C'est un travail fastidieux mais il est important de l'entamer dès la conception du dispositif de formation.



3. Conception de la trame de formation


Toutes les informations étant collectées, il s'agit, à cette étape, de travailler l’itinéraire pédagogique. La principale question de cette étape est : comment atteindre l'objectif de formation ?

Compte tenu du niveau initial de publics :
  • soit on peut le faire en une séquence mais c'est rarement le cas,
  • soit, on peut diviser la progression en plusieurs étapes intermédiaires (séquences, modules...)

Découpage en séquences


Le découpage en séquences est plus fréquemment utilisé dans la conception des formations courtes (1-3 jours). Dans les parcours plus longs, on parle plutôt de modules pour désigner ces étapes intermédiaires.
A chaque étape (séquence ou module) correspond un objectif intermédiaire appelé « objectif pédagogique » .

Comment procéder ?
Pour matérialiser la réflexion pédagogique on peut utiliser un « tableau de séquencement »
ex :

séquence/module (nom/ code) objectif contenus technique technique durée
M : 1 objectif connaitre les concepts liés à la coopération cours 12 facettes de la coopération exposée 3 h
M : 2
M : 3




Trame ou ruban pédagogique


La trame est une organisation des séquences dans le temps. Elle permet d'avoir d'une vision globale de la formation mais aussi d'adapter la progression des séquences aux contraintes externes (vacances, jours fériées, événements spécifique au contexte des stagiaires) ou rythmes quotidiens de la journée pour les stages courts en présence.

Caractéristiques de la bonne trame:
  • logique et progressive
  • dotée d'un bon rythme ( régularité...)
  • qui alterne les techniques
  • qui respecte les contraintes externes (périodes de vacances...)

Exemples

Règles


La conception d'une trame doit prendre en compte plusieurs paramètres : les contraintes liées au contexte, les besoins des publics, les principes pédagogiques...
Pour aller plus loin : voir quelques principes pédagogiques qui aident à séquencer la formation cour : Règles du pédagogue



4. Conducteur de stage

A ne pas confondre avec un ruban pédagogique !
Le conducteur est un appui pour l'animation de la formation. C'est un fil rouge. Il décrit minute pas minute le déroulement de la journée, l'animation des séquences, le temps prévu …
Il sert seulement au formateur qui, pour réussir la formation, doit être en relation avec les personnes, et par conséquent, doit se décharger des questions d'organisation.

5. Concevoir les supports de cours


C'est l'étape la plus "opérationnelle" de la conception. Selon le choix d'objectifs, de contenus de méthodes et techniques, le formateur prépare ses supports.
Les formes de ces supports peuvent être multiples : exposé, activité, reportage, jeux de rôles, jeux de plateaux....

Quelques généralités :
  • donner l'information la plus fiable (citer ses sources)
  • donner une information suffisante. Il est utopique de penser que l'information peut être exhaustive. Il faut donc se cantonner à donner suffisamment d’éléments pour que l'apprenant acquière une autonomie et une capacité à aller chercher l'information complémentaire si cela lui semble nécessaire
  • soigner la forme : "la forme est un fond qui surgit à la surface"
  • préparer des supports qui intéressent et motivent


6. Finaliser

Boite à outils du formateur



variante : Concevoir sa formation FOAD

Formateur 2.0 : une nouvelle manière de faire de la formation


formateur2zero.jpg




Nouvelles technologies, numérique : nouveaux enjeux pour la formation


Incontestablement, l'avènement du numérique et d'Internet a offert au secteur de la formation d'innombrables possibilités.
Le changement de méthodes qui en découle va au-delà des apports technologiques, et c'est toute l'organisation de l'information de l'espace, de la distance et de la temporalité qui est modifiée.


Facteurs de changement liés aux nouvelles technologies :

  •  L'accès illimité aux ressources ( ITyPA! ou Internet, Tout Y est Pour Apprendre)
  •  l'interaction multidirectionnelle à distance ; la « présence à distance » où la valorisation de la relation prend toute son importance
  •  la communication horizontale en réseau
  •  l'introduction des réalités virtuelles et des micro-mondes
    • les logiques de participation portées par la culture numérique



Tous ces éléments conduisent à envisager un nouveau modèle d'enseignement :

nouvelmodel.jpg








Ce qui implique :

nouvelformation.jpg

Notion annexe :


Les opportunités et les défis de TIC pour la formation


Les formateurs du Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada REFAD ont identifié de manière très exhaustive les opportunités et les défis liés aux outils du Web 2.0 :

Les opportunités :

  • La mobilité et la portabilité et donc une flexibilité accrue pour les usagers, qui y ont accès de partout en tout temps.
  • Une motivation accrue d’au moins une partie des apprenants, particulièrement les plus jeunes, pouvant mener à une plus grande persévérance.
  • L’étudiant comme producteur de contenus d’apprentissage, et donc un apprentissage plus visible menant à une amélioration de son appropriation de la matière, de son autonomie et de sa responsabilisation.
  • Des possibilités multiples de coopération, de socialisation et d’échanges et donc d’apprentissage de la collaboration et du travail d’équipe tant pour les étudiants que pour les formateurs et les institutions.
  • L’expression sous diverses formes, incluant le multimédia, permettant une personnalisation et un soutien à différents styles d’apprentissage.
  • La facilité et la rapidité de la dissémination de l’information à des coûts très faibles, indépendants de la distance, augmentant sa portée.
  • La multiplicité ou l’omniprésence d’outils pouvant supporter tous les aspects de l’expérience éducative.
  • Un large accès à des contenus, des experts et des formations, constituant un facteur d’égalisation, notamment entre les régions.
  • De nouvelles possibilités d’organisation de l’information et de création de métadonnées.
  • Une occasion d’apprentissage de l’utilisation des médias et outils tic et de la littéracie numérique, transférable dans d’autres contextes.
  • Une opportunité d’innovation en enseignement, d’ouverture à de nouvelles façons de faire et d’innovation organisationnelle, entre autres d’apprentissages plus personnalisés et plus contextualisés.

Les défis :

  • Le besoin pour les enseignants et les institutions de partager leur pouvoir et leur contrôle. Une évolution de l’autorité vers la transparence, de l’expert vers le facilitateur, de la présentation vers la participation.
  • Le soutien à la motivation et à la participation nécessaire à l’évolution du rôle de l’apprenant d’auditeur passif à intervenant actif et créatif.
  • Un besoin d’apprentissage de littéracies multiples : usage des technologies, compétences informationnelles, gestion de l’identité numérique, etc.
  • Les questions liées à la propriété intellectuelle et à l’évolution des pratiques de production de contenus et de travaux (assemblages, coopérations, etc.).
  • La gestion de l’immédiateté des communications et de l’évolution rapide des logiciels sociaux.
  • Les risques liés à la sécurité des informations sur le Web et à la cybercriminalité.
  • Le choix des outils et de leur intégration, ou non, aux systèmes institutionnels.

dans : WIKIS, BLOGUES ET WEB 2.0 , Opportunités et impacts pour la formation à distance, 2010 Texte intégral



Les pratiques pédagogiques spécifiques


Les raisons pour adopter les nouvelles technologies sont d’abord pédagogiques, en lien avec les besoins des apprenants.
Elles peuvent donc avoir des impacts importants sur la conception du dispositif et sur les modalités d’encadrement. Voici quelques pistes :

La motivation et le soutien à la participation

La conception des formations doit prévoir des fluctuations importantes dans l’intérêt et la participation et mettre en place des mesures pour la susciter et la maintenir au-delà de l’engouement initial. La seule présence des outils ne suffit pas ; L’objectif ou le sens donné par le scénario pédagogique à leur usage demeure un élément central.

Les médias sociaux jouent un rôle motivateur dans la plupart des expériences éducatives. Ils offrent un sentiment d'habilitation aux apprenants et de nouvelles possibilités de socialisation. Ils sollicitent avantageusement la persévérance de chacun sur les temps de formation plus long.

Deux éléments liés à la motivation des stagiaires sont souvent indiqués :
  • l’évaluation de la participation : c'est plus un choix forcé de la participation que délibéré. C'est aussi un risque d'une participation minimale ne visant que l’atteinte des critères d’évaluation. Contrairement aux idées reçues selon lesquelles les élèves ne feront que les travaux qui seront formellement évalués, l’absence de contraintes rigides (relatives au blog par ex.) incite les élèves à bloguer encore plus. Le dosage entre la contrainte et la liberté est à trouver.

  • la diffusion large des contributions : l’ouverture donne de la visibilité, de la fierté et permet la réutilisation. Elle est donc généralement vue comme un facteur de motivation. Cette pratique est systématiquement utilisée dans les formations Animcoop. Les stagiaires produisent des contenus diffusables. C'est un travail plus contraignant mais plus apprécié également (voir : exemples de productions).

Des cheminements individuels, collaboratifs ou coopératifs

La multiplicité des outils de communication utilisables et les besoins différents mènent à une offre diversifiée de cheminements. La bonne posture pédagogique serait alors de varier pour donner aux apprenants aux styles d'apprentissages différents les possibilités d'un cheminement plus adapté.

Les activités collaboratives, facilitées par les outils du Web 2.0, ont cependant un intérêt plus particulier : elles sont à la fois «un bon vecteur d’apprentissage » et un moyen « de favoriser le développement de liens sociaux entre les apprenants », elles permettent de « lutter contre les risques d’isolement et de démotivation particulièrement dans l'apprentissage à distance». Elles permettent d'atteindre simultanément divers objectifs :
  • la réalisation,
  • le raisonnement de niveau supérieur,
  • le gain de temps de travail,
  • le transfert de l'apprentissage,
  • la motivation à la réussite,
  • la motivation intrinsèque et continue,
  • le développement social et cognitif,
  • l'attraction interpersonnelle,
  • le soutien social, les amitiés,
  • la réduction des stéréotypes et des préjugés,
  • la valorisation des différences,
  • la santé psychologique, l'estime de soi,
  • les compétences sociales,
  • l'intériorisation des valeurs,
  • la qualité de l'environnement d'apprentissage... et beaucoup d'autres.

Cependant l'arrivée du numérique ne fait que révéler certains blocages d'un travail (apprentissage) collaboratif : échanger des informations essentielles en vue d'un projet commun avec efficacité est une étape supplémentaire que ne franchissent pas bon nombre d'organisations, faute de culture du partage d'une part, et des besoins élémentaires des individus d'autre part. Le travail collaboratif repose, avant tout, sur le volontariat et ne peut être une obligation.

Un apprentissage et un environnement plus personnalisés

La culture et la multiplicité des choix qu’offre le Web 2.0, combinées à ses possibilités de « mise en scène du je », appellent à une plus grande personnalisation des cheminements, tel qu’indiqué ci-dessus, mais aussi des modalités d’expression et des outils. Il peut s’agir d’une personnalisation très limitée : profils et pages personnelles, photos, etc., ajoutés à l’intérieur d’un environnement d’apprentissage institutionnel, centré sur le cours ou le trimestre plutôt que sur l’apprenant. Mais plus couramment, tel qu’évoqué au chapitre précédent, on parle d’une remise en cause plus fondamentale où l’étudiant construit son environnement d'apprentissage personnel, à partir de son propre choix d’outils, indépendamment des institutions successives qu’il fréquentera et où il constitue à la fois son portfolio, témoignant de sa formation continue comme de son expérience, et de son identité numérique.

Des pédagogies actives et des apprentissages plus contextualisés

Les outils du Web 2.0 favorisent de plus un apprentissage dans l’action, plus authentique ou situé. L'apprenant peut par exemple y construire des ressources utilisables par la communauté. Un exemple : articles produit par les stagiaires Animacoop sont réutilisés par les formateurs dans la production de nouveaux cours

Des contenus multimédias

Un autre défi que présentent ces outils pour les pédagogues est l’évolution vers des ressources d’apprentissage beaucoup moins textuelles. La vidéo, en particulier, connait une popularité fulgurante.
  • L'utilisation du blog : permet de laisser des traces de ses apprentissages et est excellent dans les pratiques d'évaluations formatives.
  • Le Wiki montre les contributions de chacun à un travail collaboratif.
  • La vidéo et la vidéoconférence permettent d’évaluer l’expression orale ou l’appropriation des contenus. On peut aussi construire à partir des contenus existants; par exemple évaluer ou compléter un article d’un wiki.

L’utilisation de l’outil approprié

Placé devant une abondance de types d’outils, le formateur doit pouvoir choisir ceux qui sont les plus pertinents en regard de l’apprentissage souhaité. Souvent, si son institution ne l’a pas fait pour lui, il doit aussi sélectionner les logiciels pour les supporter. Les discussions entre enseignants sur des forums
spécialisés montrent bien leur perplexité devant la multiplicité des outils offerts et la difficulté d’établir lequel est le plus approprié à leur activité pédagogique.
Plus loin nous vous proposons une petite sélection d' outils classés selon leurs usages.

Accompagnement

Pour dépasser le niveau du simple commentaire ou de la mise en forme, pour progresser vers des apprentissages de plus haut niveau, comme le développement de l’argumentation, de la critique et de la synthèse, un accompagnement pédagogique soutenu est essentiel.

L’encadrement de cheminements interactifs comme ceux que permet le Web 2.0 demande donc non seulement plus de temps, mais aussi une disponibilité plus continue. Pour faire face à ce besoin accru de temps et de disponibilité, plusieurs solutions sont avancées.
  • le besoin d’établir, dès le départ, des plages de disponibilité. de temps de « micromentors » :
  • le travail collaboratif. L’encadrement était assumé en équipe de quatre professeurs : « Cette façon de faire avantage autant les étudiants, qui reçoivent une réponse dans un délai très court, que les professeurs, qui se partagent la tâche de répondre aux courriels».

Les outils

OUTILS DE FORMATEURS et Pour les cours en linge dans pédagogie, formation / Elzbieta (elz)

Pour aller plus loin : veille partagée


Quelques sites sur la pédagogie et formation mise à jours par l'équipe OR


pédagogie, formation dans Laurent Marseault (furax37)


Les cours en lien (à consultez dès la semaine prochaine) :

Quels outils pour le formateur




Ressources


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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour le formateur

  • Objectif pédagogique : repérer des outils utiles au formateur
  • Résumé : présentation d'outils informatiques adaptés à la formation (préparation, animation, suivi)
  • Contenus : support de cours -> Diapos




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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux
Dernière mise à jour : 4 déc 2011

Quels outils pour quels usages coopératifs

  • Objectif pédagogique : Savoir choisir les outils adaptés aux usages coopératifs souhaités niveau 1 (outils faciles à mettre en œuvre, ne nécessitant pas de connaissances informatiques)
  • Résumé : Ecrire ensemble, décider collectivement, partager des documents... autant d'usages qui selon la technique utilisée vont être facilités ou alourdis par la technique informatique.
  • Contenus :

Débat mouvant

Auteur de la fiche : Frédéric Renier, Supagro Florac
Licence de la fiche : CC-BY-SA
En introduction : Le débat mouvant est un outil d'animation qui permet une prise de parole publique plus facile dans un groupe.
Famille d'outils : Animation
Présentation : Le débat mouvant (encore appelé Jeu de positionnement) est une forme de débat dynamique qui favorise la participation.
 - Un animateur raconte une histoire volontairement polémique. Il propose à certains moments clés de l'histoire aux participants de se positionner physiquement dans la salle, "ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qui vient d'être dit d'un côté, ceux qui sont d'accord de l'autre".
 - Personne n'a le droit de rester au milieu (sans avis), le fait de se déplacer réellement pousse à choisir un camp et des arguments.
 - Une fois que tout le monde a choisi "son camp", l'animateur demande qui veut prendre la parole pour expliquer son positionnement.
 - Pour initier le débat, il peut commencer par demander qui est fortement positionné par rapport à ce qu'il vient de dire.
 - Quand un camp a donné un argument, c'est au tour de l'autre camp d'exprimer un argument. C'est un ping-pong. Mais si un argument du camp opposé est jugé valable par un participant, il peut changer de camp.
 - Quand l'animateur le choisit, il clôt le débat et poursuit son histoire jusqu'à la prochaine affirmation ou situation polémique de l'histoire et le débat reprend.
Pré-requis :  - Un minimum de participants (une dizaine)
 - Une histoire polémique dans laquelle les participants peuvent se projeter
 - Une salle avec de l'espace
 - Des affiches pour marquer les différentes zones (d'accord, pas d'accord)
 - Exposer les règles du jeu (personne n'est obligé de prendre la parole, mais tout le monde doit choisir un camp)
 - Durée de l'activité : 1h30 semble une bonne durée.
Quelques applications :  - 1.Briser la glace très rapidement au sein d'un groupe, le fait d'avoir à se positionner devient vite un jeu et contribue à la participation.
 - 2.Favoriser la participation d'un maximum de personnes, si l'animateur favorise la prise de parole de ceux qui n'ont pas encore parlé.
 - 3.Clarifier la position de chacun, donner à voir la diversité d'opinion des uns et des autres.
Prise en main :
Un exemple de débat mouvant organisé par la SCOP Le Pavé
Pour aller plus loin :  - Possibilité de collecter les arguments au fur et à mesure du débat et d'en faire une carte mentale.
 - Possibilité de donner 5 min ou plus à chaque camp pour peaufiner collectivement ses arguments
Avantages :  - Activité qui ne nécessite pas de matériel
 - Très rapide à mettre en place
 - Possible de la vivre en extérieur, ce qui aère les participants.
 - Dans cette forme le débat redevient un moment de plaisir
Inconvénients :  - Il n'y a pas de garantie que le débat "prenne"
 - Certains participants peu à l'aise en groupe ou avec la logique argumentaire peuvent se sentir exclus, cette méthode débat doit être complétée avec d'autres formes de débat en fonction du temps, des participants et des objectifs.
Licence : Licence libre, Gratuit
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas

Durant la formation


Au tout début


  •  Un café, un thé, des jus de fruits permettront d’accueillir les stagiaires avec succès.

  •  Un petit panonceau placé devant la personne avec son nom et un mot clé le qualifiant (fonction, lieu d’origine, surnom, passion…) permet de faciliter l’identification des personnes. A savoir qu'un mot de 1 cm se voit à 1 mètre, un mot de 2 cm se voit à 2 mètre, de 3 cm…

  •  Lors de l’ouverture du stage, il est souhaitable de commencer par les aspects logistiques qui rassureront les stagiaires et leur permettront d’écouter : lieu pour téléphoner, heure de fin de stage, horaires repas, localisation des WC etc.

  •  Préciser l’organisation spatiale du stage, locaux de réunion, documents de travail, lieux de travaux pratiques. Préciser si l’on doit utiliser la voiture et, le cas échéant, dans quelles conditions…

  •  On pourra préciser à cette occasion les documents qui peuvent être pris, consultés ou empruntés.

  •  Enoncer clairement les objectifs de la formation, les reformuler, on pourra compléter l’exposé oral par l’utilisation d’un rétroprojecteur.

  •  Tour de table (recueil de représentations) qui commence par les stagiaires durant lequel on fait émerger leur niveau et contexte de pratique par rapport aux objectifs du stage, leur niveau d’attente, les problèmes rencontrés par rapport à la problématique. On pourra compléter cette liste et la rétroprojeter ou la noter au tableau.

  •  On peu inciter les personnes à présenter un objet ou image ou article (qu’ils ont préparé avant la formation) qui les lie avec la thématique du stage, cela permet de souligner les problèmes, compétences, liens affectifs entre les individus et cette thématique. Cela permet souvent d’aller plus loin dans la présentation des personnes, de personnaliser la présentation.

  •  Proposer dès le début qu’un reportage soit effectué sur chacune des séquences, nommer les binômes qui vont remplir cette tache. Il faut cependant prévoir un temps de rédaction.

Au cœur de la formation


Le formateur est en scène


Il doit :

  •  Assurer les relations avec la structure d’accueil : respect du timing pour être en phase avec le rythme de cette structure.

  •  Re-préciser les objectifs et sous-objectifs associables aux différentes séquences du stage et rendre lisible les méthodologies pour les atteindre.

  •  Replacer les séquences dans leur contexte : on est en phase d’acquisition de contenu, de pratique de méthode, d’exercice, d’analyse de séquence, de recherche…

  •  Préciser : « voilà ce que j’attends de la séquence et ce que j’attends de vous »

  •  Garder du temps pour décortiquer la documentation avec le formateur. On pourra par exemple inciter la rédaction de fiches de lecture, les stagiaires pourront exprimer l’intérêt des documents qu’ils ont découverts…

  •  Se méfier des questions intéro-négatives qui n'incitent pas les timides à intervenir, à poser des questions. Utilisez plutôt la forme interrogative mais en laissant du temps pour les réponses. Vous n'avez pas de questions ???
« Vous le savez…Vous le savez…Vous le savez très bien, ce sont des choses qui sont connues par vous… ». Attention, ces attitudes closent les dynamiques de questionnement et encore une fois n'incitent pas à l'implication des stagiaires. On pourra préférer « qui connaît, qui a déjà vu, où ça ? ».

  •  Varier les rythmes de l'intervention afin d'éviter l'endormissement. L'humour peut servir à cela…On pourra aussi séparer une demi-journée en séquences de plus en plus courtes afin que l'attention reste constante ; on pourra aussi alterner entre des séquences "actives" et "passives".

  •  Varier les supports visuels :
* Paper board (pour les choses à afficher ou les choses sur lesquelles on reviendra)
* Diapositives (en évitant de les passer après manger sinon c’est la sieste assurée. Ceci dit, cela peut-être un objectif…)
* Rétroprojecteur, il pourra avantageusement servir à :
- Résumer l'exposé
- Rendre lisible la méthode
- Resituer les séquences par rapport à la semaine

Il faudra cependant faire attention à :
*La lisibilité du support, ce ne doit pas être un texte dense.
*Pointer l'information à saisir à l'aide d'un laser ou d'une baguette.
*Attention au rangement des documents sur la table au risque d’être déstabilisé dans le fil directeur de l'exposé.

  •  Eviter les exposés type listes de fiches techniques, ça endort si c’est bien fait avec une voix monocorde.

  •  Les questions des stagiaires ne doivent pas être perçues comme une agression. On peut dire que l'on ne sait pas. Si l'on n'est pas rompu aux interventions devant des publics, le fait de préciser que c'est la première fois que cela nous arrive, qu'on est intimidé, permet souvent d'une part de libérer du stress mais aussi de se faire aider par le public. Et enfin, il faut prendre le temps de respirer, cela peut être important.

Les stagiaires sont en scène, ou l’éloge de la pratique


Laisser du temps pour rien, organiser le flou...La petite balade digestive permettra de débloquer les plus timides, de construire le groupe. Ces moments sont très importants en début de formation. En effet, plus d’un tiers des apports de le formation se passent par l’échange de pratiques entre les stagiaires, par la formation de réseaux. Pour rassurer les stagiaires qui ne veulent pas perdre de temps, on pourra utiliser le prétexte d’une découverte du milieu mais sans les abasourdir de consignes et d’informations.

Autre astuce qui permet aux stagiaires de faire connaissance : il suffit de leur demander d’apporter une spécialité gastronomique locale qui sera partagée lors de la première soirée.

La motivation, voici là un des points clef d’une formation réussie. Si ça ne s’est pas très bien passé, on pourra toujours dire : « ils n’étaient pas motivés ! ». Voici un petit schéma qui permettra de voir si nous avons bien intégré toutes les composantes de la motivation dans notre formation pour qu’ils le soient :

...

Ce petit schéma a le mérite de proposer une grille de lecture des situations de formations que nous pouvons bâtir :

  •  Comment vais-je m’y prendre pour que les différentes composantes de la motivation soient remplies, pour qu’ils puissent contrôler la situation que je leur propose, qu’ils voient bien ce que cette situation peut leur apporter…
  •  Par quels moyens vais-je évaluer leur engagement intellectuel et leur persévérance, quels seront les indicateurs de ces deux attitudes et comment vais-je les solliciter ?

Afin d’éviter l’attitude passive, attentiste inhérente à de nombreuses formations trop formelles, on pourra responsabiliser les stagiaires. La rédaction des compte-rendus des séquences, la responsabilité du coin documentation, la prise en compte d’une séquence de formation (en fonction des compétences) peuvent être de ce registre.

Aller sur le terrain est une occasion privilégiée d’apprentissages. S’il est aisé de maîtriser une technique de façon théorique, la mise en œuvre « pour de vrai » permet de vérifier si le concept, le démarche… sont réellement.

Favoriser le travail en petit groupe, cela permettra aux individus de plus facilement trouver leur place, de vérifier si personne n'est déconnecté par rapport à la formation, de voir si les consignes ont été comprises. Il faudra pour cela prévoir plusieurs lieux de travail, les groupes qui fonctionnent bien sont composés de 3 à 5 individus.

Faire attention au point suivant : Ce que je leur demande, est-ce que je suis capable de le faire, sinon, pourquoi je leur demande, quel intérêt ?

Lors de la mise en travail des stagiaires, préciser clairement ce qu’il faudra faire, les objectifs de la séquence le temps dont ils disposent, ce qui devra être rendu et sous quel format.

Lors des restitutions, il est bon de préciser ce qui doit être dit, ce qui est attendu.

La retransposabilité, il s’agit là d’un des aspects centraux de l’acte de formation.

L’acte de formation va provoquer une rupture entre la façon de faire avant et après le stage. Cela passe souvent par une remise en questions des pratiques, par une déstabilisation du stagiaire (plus ou moins voulue par lui). Si le stage se passe bien, le stagiaire se voit restabilisé par de nouveaux savoirs, pratiques, ressources… Si rien n’est fait plus que cela, le stagiaire revenu dans sa structure, dans son environnement, va se retrouver en décalage avec ses collègues, ses anciennes habitudes…Ce sont souvent des stagiaires qui répondent lorsqu’on les questionne quelques mois après la formation : « Le stage était super, j’y ai appris beaucoup de choses mais je ne peux pas le mettre en œuvre car chez moi, c’est vraiment différent…

La phase de transposabilité doit donc se faire absolument dans la formation. Il faudra s’entraîner à voir comment nous allons re-mobiliser les acquis de la formation. Pour cela il faut garder du temps en fin de formation (ce qui n’est pas le plus simple, j’en conviens) durant lequel par petits groupes de personnes dont les contextes professionnels sont proches, les stagiaires réfléchiront à ce qu’ils vont mettre en œuvre de retour chez eux, sur comment ils vont adapter leurs nouveaux acquis.

En fin de formation


Attention au timing ! Souvent, ce qui est important, la discussion, la retransposabilité, la prise de recul, n'est pas mise en œuvre faute de temps. Il est préférable d’avoir trop de temps, sinon on accélère l'exposé lorsque l'attention des stagiaires diminue.

Bilan : afin d’éviter de faire une usine à gaz, j’aurai tendance à solliciter les stagiaires sur les trois points suivants :
  •  « Une chose que je ne savais pas en arrivant et que je sais maintenant » par rapport à l’objet du stage.
  •  « Une frustration par rapport au stage ».
  •  « Ce que j’ai envie de mettre en œuvre dans un bref délai » toujours par rapport à l’objet du stage.

Et l’on finira par les formateurs qui s’exprimeront aussi sur ces trois points en évitant de réagir sur ce qui a été dit sinon on repart au début de la formation…

On pourra noter que les frustrations et envies de mettre en œuvre permettent de renvoyer les personnes dans les réseaux, de mettre en contact de manière efficace, de proposer des références bibliographiques pertinentes

Espace formateur


Guide du formateur : principes de formation


Ce petit opuscule n’est pas un mode d’emploi à suivre à la lettre mais plus un mémento qui permet de se poser des questions avant, pendant et après une formation. N’hésitez pas, dans une logique de mutualisation à proposer des modifications.
A voir également ContenuConcevoiruneformation, une méthodologie de conception de formation formalisée en 6 étapes.



SOMMAIRE :

1. Avant la formation, l’élaboration du stage
2. Juste avant la formation
3. Durant la formation
  •  Au tout début
  •  Horaires repas
  •  Au cœur de la formation
  •  Le formateur est en scène
  •  Les stagiaires sont en scène, ou l’éloge de la pratique
4. En fin de formation
5. Après la formation
6. Pour aller plus loin
7. Petit mémento permanent
8. Liste du matériel nécessaire lors d’une formation


Travaux en cours

Comment construire une formation courte ?

Références :

Labo :

Veille pédagogie formation


pédagogie, formation dans Laurent Marseault (furax37)

Carte heuristique

Appelé aussi carte mentale (mind map en anglais), c'est une méthode de communication et de transmission des informations entre les personnes, sous forme graphique. Il s'agit de mettre au centre de la feuille le thème principal (mot ou dessin) et de développer à partir de là des branches contenant les différentes idées se rapportant au thème. Concept inventé par le mathématicien Tony Buzan dans les années 60.

Outils :
Références

Les outils à usage éducatif


Les TIC offrent de nombreuses potentialités pour des usages pédagogiques. Les outils disponibles sont nombreux : plateformes de FOAD, outils de réalisation de Quizz, outils de conception et de mise en page de contenus E-learning, tableaux blancs interactifs... A ces outils spécifiques s'ajoutent tous les outils de travail coopératif et de communication.

Outils :

Jog the Web

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : Jog theWeb est un outil gratuit qui permet de collecter des ressources numériques, de les organiser en classeurs virtuels (jog), et de les partager en ligne. Créé à la base pour faciliter le travail des enseignants, il permet à l'utilisateur de mettre en cohérence l'ensemble de ses pages web, en les regroupant au sein d'un parcours thématique, et de les annoter d'un commentaire destiné à guider celui qui les parcourt.
bf_imagejogtheweb.jpg
Mots clés :
Famille d'outils : Porte-documents
Présentation :
Pré-requis : Navigation sur le web
Quelques applications : En résumé, Jog the Web permet  :

  •  d'organiser  très facilement ses ressources documentaires car il fonctionne exactement comme un classeur, avec un système d'intercalaires virtuels.
  • de créer de véritables visites guidées de contenus, via un parcours pédagogique.
  • de guider ou d'être guidé par les commentaires laissés sur chaque page (consignes, questions, clarification des enjeux du jog etc.)
  • de diffuser le classeur réalisé, en mode public ou privé (via un mailing list).
  • d'avoir accès aux parcours des autres utilisateurs via un moteur de recherche classique ou par le biais de catégories.
  • d'être utilisé de manière collaborative. Les destinataires pouvant communiquer, au travers de billets, sur le contenu présenté : proposer une ressource supplémentaire, faire un témoignage ou simplement poser une question.
  • de mettre enfin fin aux polycopiés qui s'entassent. 
Prise en main : L'utilisation de Jog the Web est extrêmement simple. Il suffit de récupérer les adresses URLs des documents que vous souhaitez faire figurer dans votre classeur et de les relier. Voici néanmoins une petite présentation prezi, destinée à faciliter la prise en main de cet outil :

Pour aller plus loin : Jog the Web dans  (emilielf)
Avantages : Outil très facile à utiliser qui permet une sélection de ressources ciblées et une progression dans la lecture. Possibilité de partager sa veille. Idéal pour présenter une revue de presse numérique, il est particulièrement utile dans les cas d'apprentissage, pour les enseignants/formateurs, car il fait appel à tous les modes de gestion mentale (son, image, texte). 

Une plateforme collaborative consacrée aux usages éducatifs de cet outil a d'ailleurs été créée. Baptisée Jog Educ, elle vise à encourager les échanges entre les enseignants utilisateurs de Jog the Web.
Inconvénients : Limité dans sa version gratuite.
Licence : Gratuit, Freemium
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas

Le béhaviorisme

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : Fondé par le spécialiste de psychologie animale Watson (1913) dans le prolongement des recherches sur le conditionnement animal menées dès 1889 par le scientifique Russe Pavlov, le béhaviorisme fut développé par les psychologues américains Holland et Skinner. A partir d'expérimentations menées sur des rats et des pigeons, Skinner a tenté de démontrer que le comportement pouvait être façonné en fonction des réponses souhaitées (« reinforcement theory »). Partant du postulat que tout comportement résulte d'un apprentissage, ce courant s’attache à l'étude des comportements manifestés par l'individu. Il s’intéresse aux résultats observables (l'environnement et le comportement) plutôt qu’aux processus d’apprentissage.
Mots clés :
Présentation du concept abordé : Les connaissances sont considérées par le béhaviorisme comme une réalité externe objective que l’apprenant doit assimiler et reproduire et l'apprentissage comme le résultat d'un conditionnement qui peut prendre deux formes : le « conditionnement classique » et le « conditionnement opérant ».

Le conditionnement classique (pavlovien) consiste à déclencher un comportement « répondant » c'est-à-dire produit de manière involontaire par l'individu en réponse à un stimulus. En administrant le bon stimulus, l'enseignant(e) obtient une modification du comportement chez l'apprenant. Le conditionnement classique se base sur l'expérience bien connue du chien de Pavlov qui se déroule en trois étapes. La première étape consiste à produire un stimulus qui va déclencher par réflexe un comportement chez l'animal : lui présenter de la nourriture (« stimulus inconditionnel ») déclenche sa salivation (« réponse inconditionnée »). La seconde consiste à émettre un son de cloche (« stimulus neutre ») précédant à chaque fois la présentation de la nourriture. La troisième étape se caractérise par l'obtention du résultat souhaité : après une certaine quantité de répétitions de ces séances le son de cloche déclenche par lui-même la salivation (« réponse conditionnée ») chez le chien.

Le conditionnement opérant consiste quant à lui à produire un comportement volontaire à l'issue de l'apprentissage. Ce comportement s'effectue au travers de variables de contrôle : « le renforcement positif », « la punition positive », « le renforcement négatif » et « la punition négative ».
Résumé, traits caractéristiques : Le mode de travail pédagogique sur lequel est basé le courant béhavioriste est un mode réactif. L’apprenant est perçu comme un réceptacle dans lequel l’enseignant déverse ses informations. Il écoute, observe et tente de reproduire ce que lui dispense l'enseignant qui est celui qui possède le savoir. L'apprentissage repose ainsi principalement sur l’exposé magistral, la pratique répétée et le découpage en petites unités logiques de l'enseignement afin de faciliter la mémorisation des savoirs et savoir-faire.

Le constructivisme et le socio-constructivisme

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : Reprenant le concept d’assimilation/accommodation cher aux cognitivistes, le courant  constructiviste l'a dépassé en démontrant que ce processus était en réalité le fruit d'une interaction sociale dans laquelle l’apprenant était co-auteur de l’acquisition de son savoir.  C'est ici son implication qui est le moteur même de l'apprentissage.  Le représentant principal de ce courant est Jean Piaget (1896-1980), un psychologue, biologiste, logicien et épistémologue suisse qui centra son étude sur le développement des habiletés de la pensée et du raisonnement du cerveau humain. Sa contribution majeure fut d'expliquer comment se structurent les connaissances et les compétences par le sujet. 
Mots clés :
Présentation du concept abordé : Cette pédagogie est centrée sur le sujet. L'apprentissage est considéré comme le résultat d’une construction des savoirs par étapes successives dont le moteur est la participation active de l'apprenant. C'est l'élève qui apprend par l'intermédiaire de ses représentations, elles-mêmes issues de ses expériences antérieures. Les conceptions initiales ne sont pas seulement le point de départ et le résultat de l'activité, elles sont au cœur du processus d'apprentissage. Contrairement au béhaviorisme, l'enseignant ne peut pas déverser la connaissance dans la tête de l'apprenant comme il le voudrait. Son rôle consiste à soutenir ce dernier dans une recherche de sens en lui posant des questions, en stimulant sa curiosité, en l'amenant à manipuler des représentations externes et en facilitant la construction collaborative des connaissances. 

Lev Vygotski (1896-1934), avec son concept de « Zone Proximale de Développement » (ZPD), a  attiré l'attention sur le rôle fondamental de l'enseignant(e) dans la progression de l’élève. La ZPD représente tout ce que l’élève peut maîtriser quand il est guidé et aidé par une personne compétente, dans un processus collaboratif. Le rôle de l’enseignant consiste ainsi à guider l’apprenant « vers de nouveaux développements de ses connaissances et surtout de lui-même, comme personnalité ». Ce qui différencie principalement les théories de Piaget de celles de Vygotski est le rôle central que ce dernier accorde aux interactions sociales et au langage. Ce concept va donner naissance au socio-constructivisme, courant qui valorise une pédagogie active et non directive et qui s'articule autour d’activités collaboratives.  
Résumé, traits caractéristiques : Le courant constructiviste représente aujourd'hui la base de référence théorique commune en matière de technologies éducatives. Il est considéré aux Etats-Unis comme le plus à même d’accompagner les transformations scolaires attendues. Linard, citée par Chaptal (2003), résume le point de vue communément admis entre TIC et pédagogie : « le modèle behavioriste est dépassé, le modèle cognitiviste en voie de dépassement et le constructivisme non encore épuisé ». Sur le plan des technologies, ce courant a conduit au développement d’applications riches et multiples que Marcel Lebrun récapitule :  « partir des expériences concrètes (vidéos, étude de cas, forums …), fournir des outils de réflexion (rappels des connaissances intérieures, grilles d’analyse, questionnaires…), présenter des modèles dynamiques (logiciels de simulation, de modélisation, tableaux de synthèse,…), fournir l’occasion d’appliquer les connaissances acquises dans différents contextes, à la résolution de problèmes variés (études de cas, projets, problèmes, feedbacks, …) ».

Le rationalisme ou cognitivisme

Auteur de la fiche : Emilie Hullo, Outils Réseaux
En introduction : A l'inverse du béhaviorisme, le courant cognitiviste, qui s'est développé de la fin des années 50 aux années 70, s'est attaché à analyser les processus internes de l’apprentissage et à mettre l'accent sur la connaissance. Il porte sur l'étude des processus mentaux et s’intéresse à la manière dont l'information est reçue, traitée et transposée par les apprenants. Pour les cognitivistes, la réponse du sujet à un stimulus n’est pas automatiquement fonction du stimulus lui-même mais de « l’interprétation » que l'apprenant en a faite. Les connaissances sont une réalité externe que le sujet doit intégrer à ses schémas mentaux et réutiliser.
Mots clés :
Présentation du concept abordé : L'apprentissage est ici perçu comme le processus par lequel « se développent, se transforment et s’acquièrent les structures et les capacités cognitives individuelles du sujet au travers de ses actions sur l’environnement ».  Il est considéré comme réalisé lorsqu’un changement des structures mentales est observé. Il repose sur trois concepts majeurs :




- les schèmes, structures mentales par lesquelles l'individu organise son environnement ;
- l'assimilation qu'Alain Chaptal décrit comme « le processus cognitif par lequel un apprenant intègre de nouvelles informations et expériences dans les schèmes existants » ;
- l’accommodation qui « conduit à enrichir les schèmes sans en changer la structure ».
Résumé, traits caractéristiques : Le courant cognitiviste est tourné vers un mode de travail pédagogique proactif au sein duquel les apprentissages s'axent sur les manières de penser et de résoudre des problèmes. Tout le rôle de l'enseignant consiste ici à recourir à des méthodes et des médias pour faciliter l'assimilation et la mémorisation de l'information par l'apprenant : simulation, modélisation, résolution de problèmes etc. Les technologies trouvent toute leur place dans ce modèle pédagogique car elles représentent autant de supports pour aider à l’élaboration de ces stratégies mnémoniques : sélection et traitement rationnel de l’information, utilisation de schémas organisateurs pour former des images mentales significatives (par exemple les cartes heuristiques qui sont de plus en plus utilisées dans le système scolaire) etc.

Liste du matériel nécessaire lors d’une formation


  •  Scotch
  •  Ciseaux
  •  Paper-board avec des recharges
  •  Tableau blanc avec feutres et chiffons appropriés
  •  Punaises
  •  Marqueurs indélébile
  •  Pâte à collerListe du matériel nécessaire lors d’une formation

  • Scotch
  • Ciseaux

  •  Feuilles blanches
  •  Quelques crayons
  •  Rétropojecteur avec ampoule de rechange
  •  Transparents et feutres appropriés
  •  Projecteur diapositives avec rails appropriés et ampoule de rechange
  •  Ecran
  •  Télévision et magnétoscope
  •  Rallonge
  •  Multiprise
  •  Une montre

  •  Une cafetière et du café
  •  Une bouilloire
  •  Un thermos
  •  Des gobelets
  •  Du sucre
  •  Des bouteilles d’eau
  •  Des gâteaux
  •  Des cuillères

Prévoir une documentation appropriée :

  •  Comptes rendus
  •  Documentation sur les moyens techniques
  •  Documents naturalistes concernent l’environnement local

Moodle

Auteur de la fiche : Outils Réseaux
En introduction : Moodle est une plateforme d'apprentissage en logiciel libre constituant un outil très puissant. Créée pour concrétiser les concepts de "formation Socio-constructiviste", Moodle est une plate-forme modulaire (il existe plus de 200 modules additionnels) qui offre de très nombreuses possibilités (présentation, format des parcours de formation...). Heureusement, il existe une vaste communauté d'utilisateurs de Moodle et la documentation est très abondante. Très au fait des nouvelles tendances pédagogiques comme technologiques, la communauté de Moodle s'intéresse aussi au Portfolio, au standard RSS, au Podcasting ou balladodiffusion. Moodle permet à l'enseignant de rapidement recréer un cours.
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Site officiel : http://moodle.org/
Mots clés :
Famille d'outils : Animation
Présentation :
Quelques applications : - Plateforme pédagogique de l'Université Lille 1 :
http://moodle.univ-lille1.fr

- Plateforme pédagogique de l'Université de Provence :
http://moodle.univ-provence.fr/moodle/
Prise en main :
Pour aller plus loin : Espace de test : Espace test

Documentation
  - documentation Moodle
  - fiche Framasoft

Téléchargement : Moodle
Avantages : Offre de très nombreuses possibilités, très au fait des nouvelles tendances pédagogiques, une grosse communauté d'utilisateurs.
Inconvénients : Son point faible est lié à ce foisonnement, la prise en main n'est pas automatique. 
Licence : Licence libre
Utilisation : Il y a plus facile mais aussi plus compliqué
Installation : Ne s'installe pas

Prezi

Auteur de la fiche : Outils-Réseaux et SupAgro Florac
En introduction : Prezi est un logiciel de création de présentation en ligne. Sa particularité, par rapport aux logiciels de présentation classique type Impress ou Powerpoint est que le déroulé de la présentation n'est pas linéaire. L'ensemble de la présentation Prezi est sur un seul et même espace, on accède aux élements en zoomant et dézoomant.
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Site officiel : http://www.prezi.com
Mots clés :
Famille d'outils : Animation
Présentation : Un exemple : un cours sur la coopération de Jean-Michel Cornu

Pré-requis :
  • Se créer un compte Prezi
  • Avoir une connexion Internet
  • Avoir un logiciel de lecture au format Flash installé (pour éditer son Prezi)
Quelques applications :
  • Présentation d'un projet, en présence ou à distance
  • Création d'un support de cours ou d'un didacticiel disponible en ligne
  • Création d'une présentation à plusieurs à distance
Prise en main : Tutoriel de la création du compte à la création de son Prezi (attention la création d'un compte de type Edu présenté dans ce didacticiel n'est possible que pour les enseignants et étudiants)

Avantages :
  • Des présentations plus dynamiques !
  • Bien adapté à une présentation dans une logique d'attention (j'adapte le déroulé au public). Cette notion s'opposant à la logique d'intention : j'amène mon public du point A au point B
  • Permet une organisation du propos sous la forme d'une carte heuristique comme sous une forme linéaire
  • Présentation téléchargeable et donc présentable sans avoir internet
  • La présentation téléchargée est auto-executable, il n'y a pas besoin d'un logiciel installé pour pouvoir la présenter.
  • On peut accèder à ses présentations depuis n'importe quel ordinateur relié à Internet
  • Permet l'édition à plusieurs, en mode synchrone ou asynchrone
Inconvénients :
  • Dans sa version gratuite, la création ne se fait qu'en ligne
  • Attention à l'effet "mal de mer" par abus des effets de rotation
  • Interface tout en anglais
  • Dans la version gratuite (hors éducation) toutes les présentations sont visibles en ligne, il n'y a pas d'espace privé
Licence : Logiciel propriétaire, Freemium
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas
Filtrer :   Partager et diffuser sa veille  A_Rafraichir  access  actualités  AdWords  agrégateur  agrégateurs  agrégation  AJAX  alertes  animation  apprentissage  arborescence  archivage  Article de fond  astuces  Audrey : responsable formationde ma structure  auto-organisation  blog  blogosphere  blogues  bookmarking  Boxnet  brainstorming  brevet  carte mentale  Cascading Style Sheets  cloud  CMS  code  codéveloppement  collaboration  communauté  communication  Communiquer et échanger  concept  conception  conceptuel  Concevoir et animer un projet  contenu  contenu-editorial  coop-tic  coopération  copyright  creative-commons  Créer un réseau (et fonctionner...)  Créer/fonctionner en réseau  CSS  curation  D-manager  DCMS  Delicious  démarrer  démocratie participative  démocratie-participative  design  développement-durable  diaporama  Didapage  DNS  données  dotclear  droit-auteur  Dropbox  e-administration  e-learning  écosystèmes  Enseigner/former  ergonomie-editoriale  éthique  Evernote  excel  Exelearning  extensions  Facebook  facettes  flux  flux RSS  FOAD  formation  formatrice  forum  Framasoft  Freemind  Freeplane  Gandi  GIMP  GoogleReader  graphisme  Gratos  gratos du mois  gratuit  groupe  habillage graphique  Hadopi  héberger  Hot Potatoes  HTML  Imagination Cubed  infobésité  information  installer  intelligence-collective  interaction  interface  Javascript  je suis intéressée aussi bien à titre personnel que pour conseiller cette formation à d'autres!  Jing  Jog the Web  Joomla  libéralisme  licence-GPL  licences-libres  Linux  logiciel  logiciel_propretaire  logiciel-libre  logiciels  loi  matrice-sagace  médias  mediawiki  méthode  microblog  mindmapping  Mindmeister  Mindomo  module  Moodle  MySQL  n  Netvibes  Ning  normes  Offerte  OMPI  Openweb  optimisation  organisation  Organiser et planifier  Organiser un évènement  Organiser un évènement à plusieurs  outil  outil éducatif  outlook  OVH  Paper li  partage  Partager et construire collectivement des ressources  Partager et construire des ressources  Partager et diffuser sa veille  partager ses médias  Pearltrees  pédagogie  PHP  PI  plagia  plateforme  powerpoint  prezi  Produire et gérer du contenu  Programmer et développer  propriété-intellectuelle  quizz  reader  Recette libre  redaction web  redactionweb  référencement  réseau  réseau-coopératif  Réseaux  Revue-reseau-tic  rewriting  RSS  sauvegarde  schéma  Scoop it  Scribus  serveurs  SGC  site  Social Bookmarking  SPIP  squelette  stockage  SugarSynch  support de cours  support decours  syndication  synthèse  tag  Tagcrowd  technologies  Télétravailler  templates  territoires de veille  texte ajouté  Thunderbird  TIC  Travailler à distance  Travailler ensemble et à distance  tutoriel  Twitter  Typo3  valoriser un territoire  veille  Veiller  vidéo  Visualiser des données  W3C  web2.0  webcopieur  webdesign  websocial  webzine  widget  wiki  wikini  Wink  word  Wordle  wordpress  Yahoo Pipes  yeswiki