\r\n

Le principe de Peter

\r\nLaurence J. Peter a \u00e9tudi\u00e9 les paradoxes qui poussent une organisation \u00e0 toujours aller de plus en plus mal. Son principe le plus connu indique que \"Dans une hi\u00e9rarchie, toute personne tend \u00e0 s'\u00e9lever jusqu'\u00e0 atteindre son niveau d'incomp\u00e9tence\" \"\"<a href=\"#ancre12\"><sup>12<\/sup><\/a>\"\"\r\n\r\nEn effet, lorsque quelqu'un est nomm\u00e9 \u00e0 un poste et qu'il remplit correctement sa t\u00e2che, il est promu \u00e0 un nouveau poste. Le processus se poursuit, lui permettant de mettre ses comp\u00e9tences au service de t\u00e2ches toujours plus complexes jusqu'\u00e0 ce qu'il arrive \u00e0 un poste o\u00f9 il a atteint son \"niveau d'incomp\u00e9tence\". Il n'est alors plus capable de remplir aussi bien son r\u00f4le et n'est donc plus promu. Il reste alors bloqu\u00e9 au poste o\u00f9 il est le moins comp\u00e9tent.\r\n\r\nCe cas n'est qu'un des multiples paradoxes qui apparaissent lorsque l'on souhaite \u00e9valuer le travail humain de fa\u00e7on aussi objective que les faits concrets et scientifiques. De ce point de vue, les travaux de Taylor qui ont rendu la planification plus scientifique sont plus adapt\u00e9s aux machines qu'aux hommes. A l'\u00e9poque ou ils ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s, de nombreuses personnes faisaient le travail de machines. Aujourd'hui, les machines se sont perfectionn\u00e9es suffisamment pour prendre en charge la plupart des travaux r\u00e9p\u00e9titifs et planifiables. En contrepartie, les t\u00e2ches de cr\u00e9ation, ainsi que celles demandant une tr\u00e8s grande adaptabilit\u00e9 et une estimation subjective se d\u00e9veloppent fortement.\r\n\r\nIl ne s'agit absolument pas de refuser toute \u00e9valuation mais au contraire de trouver de nouvelles m\u00e9thodes qui prennent mieux en compte les sp\u00e9cificit\u00e9s humaines : subjectivit\u00e9, motivation ou d\u00e9motivation, bonne ou mauvaise foi. Ces diff\u00e9rents crit\u00e8res ont comme particularit\u00e9 de ne pas \u00eatre mesurables m\u00eame si on peut les estimer dans une certaine mesure. Il s'agit donc d'une v\u00e9ritable r\u00e9volution des syst\u00e8mes d'\u00e9valuation dans un monde bas\u00e9 depuis le XVIIe si\u00e8cle sur des mesures objectives. Nous verrons cependant que des \u00e9valuations m\u00eames subjectives peuvent produire des ph\u00e9nom\u00e8nes de r\u00e9gulation et d'autocorrection qui sont leur v\u00e9ritable raison d'\u00eatre.\r\n

L'\u00e9valuation dans les projets classiques

\r\nLe but de l'\u00e9valuation dans une gestion classique de projet est triple :\r\n - Savoir \u00e0 l'avance si un projet peut \u00eatre confi\u00e9 \u00e0 quelqu'un ou \u00e0 une \u00e9quipe.\r\n - Faire en sorte de corriger le projet pendant son d\u00e9roulement pour am\u00e9liorer ses r\u00e9sultats.\r\n - Juger apr\u00e8s le projet s'il s'est d\u00e9roul\u00e9 correctement.\r\nHabituellement, dans les projets industriels soumis \u00e0 un appel d'offre par exemple, ce sont les premiers et derniers buts qui priment. L'investissement d'un mandataire \u00e9tant lourd, il cherche \u00e0 savoir \u00e0 l'avance si son argent est bien plac\u00e9. Pendant le projet, il cherche \u00e0 le corriger pour que la suite du projet se d\u00e9roule bien. A la fin, il juge ensuite si le r\u00e9sultat peut servir pour des \u00e9tapes ult\u00e9rieures (diffusion des r\u00e9sultats ou apport de base \u00e0 un autre projet suivant une cha\u00eene \"tayloris\u00e9e\").\r\n

Premi\u00e8re D\u00e9viation : l'\u00c9valuation \/\/a priori\/\/

\r\nSouvent, pour attirer des contributeurs, on leur propose un \"titre\" au sein du projet. Celui-ci sert bien souvent \u00e0 motiver la personne en lui apportant d\u00e8s le d\u00e9part des \u00e9l\u00e9ments de reconnaissance. Attention cependant, les titres pr\u00e9sentent trois dangers :\r\n - Il s'agit d'une reconnaissance \/\/a priori\/\/ : qui nous replace dans le principe de Peter.\r\n - Ils donnent souvent un pouvoir hi\u00e9rarchique coercitif.\r\n - Ils pr\u00e9sentent un danger lorsqu'ils sont op\u00e9rationnels car ils bloquent un r\u00f4le qui ne peut \u00eatre repris facilement par un autre si n\u00e9cessaire.\r\nL'id\u00e9al est que le titre donn\u00e9 ne soit pas exclusif et ne donne pas de pouvoir sp\u00e9cial. Il vaut mieux un \"agent de liaison avec le monde hispanophone\" (ce qui n'emp\u00eache pas d'en avoir d'autres) qu'un \"responsable des traductions en espagnol\".\r\n

Premi\u00e8re r\u00e8gle : \u00c9valuer \/\/a posteriori\/\/

\r\nFaisons l'hypoth\u00e8se qu'un projet s'applique dans un milieu d'abondance, que les besoins minimums n\u00e9cessaires \u00e0 sa survie soient remplis et qu'il y ait suffisamment de temps pour permettre au groupe mis en place de m\u00fbrir \u00e0 son rythme. Dans ce cas, l'\u00e9valuation \/\/a priori\/\/ prend beaucoup moins d'importance (sauf peut \u00eatre pour le porteur du projet qui doit d\u00e9cider ou non de le lancer). Il est dans ce cas plus utile d'apporter des corrections par it\u00e9rations successives.\r\n\r\nM\u00eame, dans le cas de l'\u00e9valuation finale, il s'agit souvent de juger la r\u00e9alisation de ce qui a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9vu \/\/a priori\/\/ plut\u00f4t que de juger de son utilit\u00e9 et de l'utilisation qui en est faite \/\/a posteriori\/\/.\r\n\r\nL'\u00e9valuation pendant le d\u00e9roulement du projet peut au contraire permettre un m\u00e9canisme d'autocorrection apr\u00e8s coup pour maximiser l'usage qui est fait des r\u00e9sultats d\u00e9j\u00e0 obtenus par le projet. Les contributeurs potentiels s'impliqueront en fonction de leur \u00e9valuation personnelle du projet, du coordinateur et de ce qu'ils peuvent en retirer.\r\n

Deuxi\u00e8me d\u00e9viation : L'\u00e9valuation ponctuelle

\r\nL'\u00e9valuation se fait habituellement \u00e0 des moments pr\u00e9cis, telle une photographie du projet, parfois m\u00eame seulement avant et apr\u00e8s le projet. Dans ce cas, elle prend mal en compte les \u00e9volutions humaines qui m\u00eame petites au d\u00e9but peuvent enfler rapidement pour basculer ensuite brutalement vers la coop\u00e9ration ou la trahison. Elle ne permet pas non plus de saisir les opportunit\u00e9s suffisamment t\u00f4t \u00e0 la source.\r\n

Deuxi\u00e8me r\u00e8gle : l'\u00e9valuation en continu

\r\nEn permettant une \u00e9valuation en continu, il devient possible de \"voir appara\u00eetre\" les cercles vicieux ou vertueux\" qui prendront de l'ampleur jusqu'au basculement brutal des changements de comportement. Suivant la perspicacit\u00e9 des observateurs (et nous verrons dans le point suivant que plusieurs personnes valent mieux qu'une dans ce cas de figure), les divergences peuvent \u00eatre d\u00e9tect\u00e9es suffisamment t\u00f4t pour agir en cons\u00e9quence.\r\n

Troisi\u00e8me d\u00e9viation : L'\u00e9valuation par un nombre r\u00e9duit de personnes

\r\nSouvent, le projet est \u00e9valu\u00e9 par des mandataires pour savoir si leur argent est bien plac\u00e9. L'\u00e9valuation se fait par une personne ext\u00e9rieure (un mandataire) qu'il \"suffit\" de convaincre avec un rapport bien pr\u00e9sent\u00e9 sur ce qui sera fait ou bien \u00e0 quoi serviront les r\u00e9sultats. Bien s\u00fbr en cours et \u00e0 la fin du projet, les r\u00e9sultats concrets obtenus entrent \u00e9galement dans la balance mais de fa\u00e7on indirecte.\r\n

Troisi\u00e8me r\u00e8gle : L'\u00e9valuation par l'ensemble de la communaut\u00e9

\r\nL'\u00e9valuation des projets coop\u00e9ratifs ne doit pas \u00eatre faite par celui qui en facilite le d\u00e9marrage, mais par l'ensemble de la communaut\u00e9 qui va se focaliser tout naturellement vers les projets utiles, bien r\u00e9alis\u00e9s et pr\u00e9sent\u00e9s de fa\u00e7on compr\u00e9hensible. Si le projet a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9 ou soutenu par un mandataire, il pourra conna\u00eetre la valeur du projet en fonction de son utilisation de plus en plus grande par la communaut\u00e9 cibl\u00e9e.\r\n

Quatri\u00e8me d\u00e9viation : L'\u00e9valuation objective

\r\nUn autre danger d'une \u00e9valuation traditionnelle est de devoir d\u00e9finir des crit\u00e8res d'\u00e9valuation objectifs qui par d\u00e9finition cherchent \u00e0 s'approcher de ce que l'on d\u00e9sire sans jamais l'atteindre. Seuls les \u00e9l\u00e9ments objectifs sont pris en compte correctement. Les \u00e9l\u00e9ments subjectifs non mesurables tels que la bonne foi ou bien la motivation pendant le cours du projet sont n\u00e9glig\u00e9s, ou pire, ils sont soumis \u00e0 une accumulation de r\u00e8gles objectives de plus en plus complexes qui favorisent l'effet inverse.\r\n\r\n\"\"<div class=\"row-fluid\">\r\n<div class=\"well\" style=\"text-align:justify\"> \"\"

Exemple de l'\u00e9valuation des pays : Les indicateurs de \/\/rating\/\/

\r\nBeaucoup d'\u00e9valuations sont faites pour les pays sur des moyennes financi\u00e8res (les indicateurs de \/\/rating\/\/) telles que le Produit Int\u00e9rieur Brut. La tentation est grande pour les d\u00e9cideurs de tenter d'agir directement sur les crit\u00e8res \u00e9valu\u00e9s plut\u00f4t que sur leurs causes. Le PIB ne montrera pas par exemple la diff\u00e9rence entre un pays o\u00f9 la majorit\u00e9 des richesses est entre les mains d'un petit groupe de dirigeants et un pays o\u00f9 les richesses sont mieux r\u00e9parties. On cherche alors \u00e0 rajouter toujours plus de crit\u00e8res financiers \"correctifs\", mais sans jamais pousser r\u00e9ellement les dirigeants \u00e9valu\u00e9s \u00e0 agir sur les causes et non sur les crit\u00e8res \u00e9valu\u00e9s.\r\n\r\nUne approche tr\u00e8s int\u00e9ressante a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e par le Programme des Nations Unis pour le D\u00e9veloppement avec un Indicateur de D\u00e9veloppement Humain bas\u00e9 sur plusieurs crit\u00e8res qui se rapprochent au mieux de l'objet que l'on cherche \u00e0 \u00e9valuer.\r\n\r\nCes crit\u00e8res prennent en compte : L'\u00e9tat de sant\u00e9, l'\u00e9ducation et l'\u00e9conomique.\r\n\r\nIl s'agit probablement de ce que l'on peut faire de mieux aujourd'hui pour \u00e9valuer par un indicateur objectif le d\u00e9veloppement humain dans un pays, mais chaque taux est lui-m\u00eame une moyenne et seuls les crit\u00e8res objectifs mesurables sont pris en compte. Il est alors possible de mieux scolariser une partie privil\u00e9gi\u00e9e de la population ou de scolariser sans recherche de r\u00e9sultats scolaires pour augmenter les indices. Multiplier encore les crit\u00e8res ne fait que rendre la t\u00e2che plus subtile pour ceux qui ne s'attachent qu'\u00e0 adapter leurs r\u00e9sultats pour optimiser la valeurs de chaque crit\u00e8re. Mais cela donne moins de chance de remplir au mieux les crit\u00e8res sp\u00e9cifiques \u00e0 l'indicateur pour ceux qui s'attachent avant tout aux causes en toute bonne foi.\r\n\"\"<\/div>\r\n<\/div>\"\"\r\nLes m\u00e9thodes traditionnelles de mesures objectives issues de l'avanc\u00e9e scientifique du XVIIe si\u00e8cle n\u00e9cessitent en elle-m\u00eame des d\u00e9veloppements pour aller au del\u00e0 des simples moyennes : parfois on ajoute aux taux moyens des \u00e9carts types (la moyenne des \u00e9carts par rapport \u00e0 la moyenne). Si cela donne une id\u00e9e de l'ampleur des diff\u00e9rences, certains points plus subtils ne sont pas pris en compte tels que par exemple la r\u00e9partition homog\u00e8ne d'une population ou la r\u00e9partition en deux ou plusieurs groupes plus ou moins favoris\u00e9s avec peu de chance de pouvoir passer d'un groupe \u00e0 l'autre.\r\n\r\nLes effets de bord (aux limites extr\u00eames) peuvent \u00e9galement perturber les lois objectives simples (dans le cas, par exemple, des situations de monopole). Il faut avoir une id\u00e9e de ce qui se passe loin de l'\u00e9quilibre et m\u00eame aux limites et non pas seulement au point d'\u00e9quilibre.\r\n

Quatri\u00e8me r\u00e8gle : R\u00e9introduire l'\u00e9valuation subjective

\r\nSi les crit\u00e8res d'\u00e9valuation sont indispensables, en particulier lorsque des personnes ext\u00e9rieures doivent analyser objectivement des r\u00e9sultats, ils sont cependant insuffisants. \/\/A contrario\/\/, l'\u00e9valuation collective dans la dur\u00e9e permet de favoriser directement l'expansion d'un projet en attirant chaque jour de nouveaux utilisateurs contributeurs mais est mal adapt\u00e9e \u00e0 une \u00e9valuation objective.\r\n\r\nLe probl\u00e8me vient de l'impossibilit\u00e9 de mesurer de fa\u00e7on objective la bonne foi. Il n'est possible d'obtenir une \u00e9valuation objective mesurable qu'\/\/a posteriori\/\/ et avec une marge plus ou moins grande entre le r\u00e9sultat mesur\u00e9 et les crit\u00e8res d'\u00e9valuation.\r\n\r\nAccepter de r\u00e9introduire une \u00e9valuation subjective, telle que celle apport\u00e9e par l'estime dont jouit un projet, est indispensable. Pour en att\u00e9nuer les difficult\u00e9s, il est important qu'elle soit d\u00e9centralis\u00e9e et globale en l'obtenant de l'ensemble de la communaut\u00e9 et du monde ext\u00e9rieur.\r\n

La fin du pouvoir de contrainte permet une \u00e9valuation auto-r\u00e9gul\u00e9e

\r\nBien s\u00fbr, la mise en place d'une \u00e9valuation \/\/a posteriori\/\/, en continu, subjective par l'ensemble de la communaut\u00e9 semble insoluble si on conserve une approche traditionnelle de l'\u00e9valuation. Pour sortir des paradoxes apparemment insolubles de Peter, il nous faudra, comme dans les pr\u00e9c\u00e9dents chapitres, proposer un environnement diff\u00e9rent qui n'impose plus les m\u00eames limites.\r\n\r\nDans un projet coop\u00e9ratif, nous cherchons \u00e0 obtenir la coop\u00e9ration des membres et \u00e0 coordonner leurs travaux pour obtenir un r\u00e9sultat. Le pouvoir de contrainte (pouvoir hi\u00e9rarchique ou contractuel), n'est plus au centre de la gestion du projet.\r\nLa suppression pure et simple du pouvoir coercitif (du pouvoir de contrainte) peut sembler une h\u00e9r\u00e9sie poussant vers le \"champ de boue\" de la trag\u00e9die des biens communs. Nous allons voir au contraire que dans un environnement appropri\u00e9, celui-ci permet de sortir des paradoxes habituels.\r\nLorsqu'on ne peut plus \"imposer\" \u00e0 personne de \"coop\u00e9rer\", chacun s'implique ou utilise les r\u00e9sultats en fonction de l'image qu'il se fait du projet. Si, globalement, le projet jouit d'une grande estime, il se d\u00e9veloppera de plus en plus. L'\u00e9valuation est alors subjective, \/\/a posteriori\/\/ et en continu par l'ensemble de la communaut\u00e9 des contributeurs et celle des utilisateurs. L'ensemble construit un cercle vertueux.\r\n\r\nLe pouvoir du coordinateur se limite \u00e0 la possibilit\u00e9 d'int\u00e9grer ou non les modifications propos\u00e9es par les contributeurs et \u00e9ventuellement d'exclure une personne de la communaut\u00e9 qu'il a mise en place. Pour le reste, il ne peut qu'inciter les personnes \u00e0 devenir utilisateur ou contributeur, sans pouvoir les y contraindre.\r\n\r\nLes projets coop\u00e9ratifs sont bien adapt\u00e9s aux projets entre les structures ou les projets inter-services. Le fonctionnement des associations permet parfois de mettre en place des projets non hi\u00e9rarchis\u00e9s de ce type.\r\n

D'autres approches

\r\nUne des difficult\u00e9s de l'abandon du pouvoir de contrainte est qu'il n\u00e9cessite des projets demandant un tr\u00e8s faible investissement de d\u00e9part, un milieu d'abondance et pas de d\u00e9lais contraints ni d'attente d'un r\u00e9sultat particulier. Il s'agit l\u00e0 justement des crit\u00e8res qui permettent la mise en place d'un projet coop\u00e9ratif, comme nous avons commenc\u00e9 \u00e0 le voir.\r\n\r\nL'abandon total du pouvoir coercitif donn\u00e9 par le titre hi\u00e9rarchique ou le contrat d'engagement est remplac\u00e9 par l'incitation \u00e0 coop\u00e9rer par les r\u00e9sultats et l'estime obtenus. Il s'agit d'une diff\u00e9rence majeure avec la gestion classique de projets. Il n'est donc pas facile de suivre les deux approches en m\u00eame temps. Nous verrons dans le chapitre sur le mixage des m\u00e9thodes que des projets utilisant totalement ou partiellement le pouvoir coercitif peuvent simplement b\u00e9n\u00e9ficier de quelques avantages en favorisant le plus possible une \u00e9valuation \/\/a posteriori\/\/, en continue et subjective par la communaut\u00e9.\r\n\r\n\"\"<div class=\"row-fluid\">\r\n<div class=\"well\" style=\"text-align:justify\"> \"\"

R\u00e9sum\u00e9

\r\nL'\u00e9valuation d'un projet doit se faire :\r\n\r\n - \/\/A posteriori\/\/\r\n - En continu\r\n - En prenant en compte le subjectif\r\n - Par l'ensemble de la communaut\u00e9 des contributeurs et des utilisateurs\r\n\r\nCela peut \u00eatre obtenu en abandonnant le pourvoir coercitif pour laisser l'estime envers le projet et ses membres faire son travail d'autor\u00e9gulation.\r\n\"\"<\/div>\r\n<\/div><!--\/.row-fluid -->\"\"\r\n\r\n
\r\n\"\"<a name=\"ancre1\">\"\"1\"\"<\/a>\"\" Hardin Garrett, \u00ab The Tragedy of the Commons \u00bb, Science 162 (1968\/3859), p. 1243‑1248.\r\n\"\"<a name=\"ancre2\">\"\"2\"\"<\/a>\"\" Raymond Eric S., \u00ab Homesteading the noosphere \u00bb [en ligne], First Monday 3 (1998\/10), disponible sur <http:\/\/firstmonday.org\/ojs\/index.php\/fm\/article\/viewArticle\/621>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014). Raymond Eric S., \u00ab A la conqu\u00eate de la noosph\u00e8re \u00bb, Hors collection (2000), p. 279‑336., (consult\u00e9 le 30 janvier 2014), \u00e9galement sur Raymond Eric S., \u00ab \u00c0 la conqu\u00eate de la noosph\u00e8re \u00bb [en ligne], linux-france, disponible sur <http:\/\/www.linux-france.org\/article\/these\/noosphere\/homesteading-fr_monoblock.html>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\r\n\"\"<a name=\"ancre3\">\"\"3\"\"<\/a>\"\" Gary Warner : \"Hardin later recognized that much of his characterization of the negative aspects of the commons, which according to his analysis 'remorselessly generates tragedy'... was based on a description, not of a commons regime in which authority over use of the resources resides within the community, but of an open access regime, unregulated by any external authority or social consensus\" dans : Warner Gary, \u00ab Participatory Management, Popular Knowledge, and Community Empowerment: The Case of Sea Urchin Harvesting in the Vieux-Fort Area of St. Lucia \u00bb, Human Ecology 25 (1997\/1), p. 29‑46., (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\r\n\"\"<a name=\"ancre4\">\"\"4\"\"<\/a>\"\" Mauss Marcel, L\u00e9vi-strauss Claude, Gurvitch Georges, Sociologie et anthropologie, Quadrige. Grands textes, ISSN 1764-0288, 1 vol., Paris, France, Presses universitaires de France, 2004.\r\n\"\"<a name=\"ancre5\">\"\"5\"\"<\/a>\"\" Godelier Maurice, L’énigme du don, 1 vol., Paris, France, Fayard, impr. 1997, 1997. (p. 79, cit\u00e9 p.143 dans Blondeau-Coulet Olivier, Latrive Florent (\u00e9d.), Libres enfants du savoir numérique: une anthologie du \u00ab Libre \u00bb, Premier secours. - Perreux : L’Eclat, 1 vol., Paris, France, Ed. de l’Eclat, impr. 2000, 2000.) Barbrook Richard, \u00ab L’\u00e9conomie du don High Tech \u00bb [en ligne], disponible sur <http:\/\/web.archive.org\/web\/20090917124333\/http:\/\/www.freescape.eu.org\/eclat\/2partie\/Barbrook\/barbrook2.html>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014). Il s'agit d'une critique du texte de r\u00e9f\u00e9rence de Marcel Mauss \"Essai sur le don\" (1923) souvent cit\u00e9 par les situationnistes.\r\n\"\"<a name=\"ancre6\">\"\"6\"\"<\/a>\"\" Voir la revue Pour la Science qui publie un article sur le dilemme du prisonnier tous les six mois : \u00ab Pour la Science - Le magazine de r\u00e9f\u00e9rence de l’actualit\u00e9 scientifique \u00bb [en ligne], disponible sur <http:\/\/www.pourlascience.fr\/>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\r\nVoir aussi \u00ab Le dilemme du prisonnier \u00bb [en ligne], disponible sur <http:\/\/web.archive.org\/web\/20050302205551\/http:\/\/www.apprendre-en-ligne.net\/jeux\/dilemme\/home.html>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\r\n\"\"<a name=\"ancre7\">\"\"7\"\"<\/a>\"\" Werber Bernard, L’encyclopédie du savoir relatif et absolu, 1 vol., Paris, France, Albin Michel, 2000.\r\n\"\"<a name=\"ancre8\">\"\"8\"\"<\/a>\"\" Glance Natalie, Huberman Bernardo, \u00ab La dynamique des dilemmes sociaux \u00bb, Pour la science (1994\/199), p. 26‑31., (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\r\n\"\"<a name=\"ancre9\">\"\"9\"\"<\/a>\"\" Godelier Maurice, L’énigme du don, 1 vol., Paris, France, Fayard, impr. 1997, 1997. (p. 79, cit\u00e9 p.143 dans Blondeau-Coulet Olivier, Latrive Florent (\u00e9d.), Libres enfants du savoir numérique: une anthologie du \u00ab Libre \u00bb, Premier secours. - Perreux : L’Eclat, 1 vol., Paris, France, Ed. de l’Eclat, impr. 2000, 2000.) Barbrook Richard, \u00ab L’\u00e9conomie du don High Tech \u00bb [en ligne], disponible sur <http:\/\/web.archive.org\/web\/20090917124333\/http:\/\/www.freescape.eu.org\/eclat\/2partie\/Barbrook\/barbrook2.html>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014). Il s'agit d'une critique du texte de r\u00e9f\u00e9rence de Marcel Mauss \"Essai sur le don\" (1923) souvent cit\u00e9 par les situationnistes.\r\n\"\"<a name=\"ancre10\">\"\"10\"\"<\/a>\"\" Girard Ren\u00e9, Je vois Satan tomber comme l’éclair, 1 vol., Paris, France, B. Grasset, 1999.\r\n\"\"<a name=\"ancre11\">\"\"11\"\"<\/a>\"\" Guyard Jacques, Brard Jean-Pierre, France. assembl\u00e9e nationale, Rapport fait au nom de la Commission d’enquête sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes, ainsi que sur leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux économiques et financiers, Les Documents d’information - Assembl\u00e9e nationale (Texte imprim\u00e9), ISSN 1240-831X ; 1999 33, 1 vol., Paris, France, Assembl\u00e9e nationale, 1999.\r\n\"\"<a name=\"ancre12\">\"\"12\"\"<\/a>\"\" \"In a hierarchy, every employee tends to rise to his level of incompetence.\" dans Peter Laurence J., Hull Raymond, The Peter principle: why things always go wrong, New York, Bantam, 1969.\r\nVoir \u00e9galement une interview de Peters \u00ab The Peters Principles \u00bb [en ligne], Reason.com, disponible sur <http:\/\/reason.com\/archives\/1997\/10\/01\/the-peters-principles>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\r\n\r\n\r\n\/\/Source : Cornu Jean-Michel, \u00ab La coop\u00e9ration, nouvelles approches \u00bb [en ligne], http:\/\/www. cornu. eu. org\/texts\/cooperation (2004), disponible sur <http:\/\/fing-unige.viabloga.com\/files\/cooperation2.pdf>, (consult\u00e9 le 30 janvier 2014).\/\/\r\n\r\n\/\/Cr\u00e9dit photo : https:\/\/www.flickr.com\/photos\/exothermic\/2108916970 exothermic - CC-BY-SA\/\/","tags":"Revue-reseau-tic,coop-tic,Article de fond","id_typeannonce":"11","createur":"Anonyme","categorie_fiche":"Blog","date_creation_fiche":"2014-04-29 19:01:39","date_debut_validite_fiche":"2014-04-29","date_fin_validite_fiche":"0000-00-00","statut_fiche":"1","imagebf_image":"bf_imageconvergence.jpg","date_maj_fiche":"2014-04-29 19:01:40","id_fiche":"FaciliterLaConvergenceParLesBiensCommuns"}