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Animation des dispositifs coopératifs : freins et facilitateurs


animer

Ce qui freine

Ce qui facilite


1 - Ce qui freine


Principal écueil : manque de participation (situation de non-collaboration)

Au niveau des personnes

  • Manque de temps : pour s'approprier ces outils, pour s'en servir
  • Peur du regard des autres, du jugement (des pairs), d'être ridicule
  • Problème d'écrit, de langue
  • Déconnexion au réel (trop virtuel, quelles personnes et quel(s) projet(s) sont derrière l'outil ?)
  • Difficulté à changer ses pratiques pour s'adapter à celles du groupe (résistance au changement)
  • Problèmes de droits d'auteur, propriété intellectuelle, peur de se faire piller les infos, la perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l'information
  • Difficulté d'appropriation des outils, peur de la technique
    • peur de la difficulté
    • peur des outils internet
    • ordinateur = compliqué
    • hétérogénéité par rapport à l'appropriation des outils
  • Accès difficile à internet
    • débit lent
    • logiciels obsolètes
  • Difficulté à se loguer
    • perte du mot de passe
    • perte de l'adresse du site
  • Manque de motivation par rapport au projet, ne voient pas dans le projet le lien avec leurs intérêts personnels
    • peur que les messages soient mal interprétés
    • habitude d'un fonctionnement centralisé
    • contexte institutionnel

Au niveau des outils

  • Peur des outils, de la difficulté, interface pas assez ergonomique : l'ordinateur pose problème
  • Matériel, connexion vétuste...
  • Protection, identification...
  • Pas adaptés aux besoins
  • Mise en place pas assez progressive, ne prenant pas assez en compte les différentes étapes de la vie du groupe
  • Difficulté à faire passer par l'écrit tout ce qui relève de l'émotionnel, second degrés...
  • Deux outils pour le même usage
  • Besoin du support papier, de concret
  • Des outils trop compliqués
  • On ne voit pas comment participer
  • Evolution trop rapide des outils (visuels, fonctionnalités)

Au niveau de l'animateur


  • Trop de sollicitation (urgent ! à valider, question mal dirigée)
  • Omniprésence de l'animateur
  • ... ou absence
  • Messages trop longs, trop d'information, pas clairs
  • Fondateur = fossoyeur
  • Salarié : le financement du poste prend le pas sur les objectifs du réseau
  • Pas assez à l'écoute des besoins du groupe
  • L'animateur fait au lieu de faire faire
  • Confusion dans les rôles : animation, leadership, facilitateur...

Au niveau du projet

  • Dérive éthique, risque de rupture
  • Représentation institutionnelle (perte de pouvoir réelle ou ressentie liée au partage de l'information)
  • Démobilisation : mauvaise appréhension de l'implication
  • Difficulté à percevoir concrètement le projet, ses résultats
  • Pertinence du projet
  • Vocabulaire : niveau de jargon partagé ?
  • Complexification : les participants ne voient plus la globalité
  • Réseau qui s’institutionnalise
  • Niveau d'engagement trop élevé
  • Manque de visibilité : du temps nécessaire, de l'intérêt du projet, de la finalité du projet
  • Pas de leader
  • Pas de traces de l'histoire du projet

Le temps


  • Manque de temps
    • pour l'appropriation des outils
    • pour participer au projet
  • Différences de rythme : salariés / bénévoles

2 - Ce qui facilite


Au niveau des personnes


  • Rencontres physiques, convivialité
  • Évaluation par l'estime, citer tous les contributeurs
  • Mixer les publics (cf. forum)
  • Réduire les risques à participer, permettre la sortie et la multi-appartenance : procédure d'adhésion simplifiée, possibilité de désengagement !
  • Cercle vertueux de la motivation :
    • Projet / action qui a du sens
    • se sentir capable
    • contrôlabilité
      • engagement cognitif
      • persévérance
      • réussite
  • Réconcilier intérêt individuel et intérêt collectif
    • Rendre visible les mécanismes
    • Stratégie gagnant/gagnant
    • Questionner les personnes sur leurs objectifs
  • Accueil des nouveaux, parrainage
  • Des supports techniques : savoir où se trouve le référent technique, avoir des modes d'emploi, des rubriques d'aides

Au niveau des outils


  • Des règles de conduite
  • Nétiquette
  • Mise en place progressive
  • Simplifier !!! Masquer des fonctionnalités
  • Mode d'emploi, rubrique d'aide, formations...

Au niveau de l'animation


visibilite
  • Rendre visible l'activité du groupe : synthèse, reformulation, historique, rendre visible ce qui se passe dans les sous-groupes, actus régulières : résumés (TST)
  • Incitation forte pour faire évoluer les habitudes : mettre uniquement les CR sur wiki, faire des fautes volontaires dans le nom des gens
  • Des animateurs "professionnels" :
    • métiers émergents
    • séparer les fonctions d'animation et de facilitation
    • savoir-être plus que savoir-faire
    • en éveil permanent
  • Synthétiser, reformuler, jardiner

Au niveau du projet


  • Proposer un historique, un carnet des évènements
  • Minimiser les besoins de départ : mettre en ligne des productions inachevées
  • Maitrise des tâches critiques : compromis entre souplesse et pérennité du système, le projet doit se suffire d'un minimum de contributions
  • Fonctionner en attention plutôt qu'en intention : laisser émerger des thèmes, des projets, en étant à l'écoute du groupe, définir des objectifs et non les résultats attendus
  • Analyse du risque : volonté de réussite ou peur d'échouer ?
  • Définition des finalités et du pilotage (Matrice Sagace)
  • Objectifs clairs, charte
  • Productions : Licences libres pour en faire des biens communs

Les 9 lois de la coopération


  • Réduire les risques à participer
  • Abaisser le seuil de passage à l'acte
  • Biens non consommables et environnement d'abondance
  • Les communautés qui durent convergent vers la coopération
  • L'évaluation par l'estime
  • Minimiser les besoins de départ
  • Minimiser les risques d'échec par la maîtrise des tâches critiques
  • Le temps des opportunités
  • N'oublier aucune des règles !

Abaisser le seuil de passage à l'acte


Le passage à l'acte chez l'être humain correspond à un basculement brutal

  • Logiciel libre :
    • Donner l'autorisation d'utilisation et de modification a priori grâce à une licence plutôt que d'imposer une demande d'autorisation avant toute action est un autre exemple d'éléments qui facilitent le passage à l'acte. (Jean-Michel Cornu)
  • Tela Botanica :
    • L'inscription est libre, gratuite et facile.
    • Utilisation Forum et Wiki
  • Incitation à la participation par des exercices simples :
    • Faire une faute volontaire sur un nom de personne pour la faire réagir et l'inciter à corriger par elle-même.

Biens non consommables et environnement d'abondance


  • Tela Botanica : projet Flore de France Métropolitaine
    • Issu du travail d'une personne : travail de nomenclature et taxonomie sur 75 000 noms.
    • 55 599 fiches modifiées par les membres du réseau
    • Ajout de 46 794 noms vernaculaires (plusieurs langues)

Les communautés qui durent convergent vers la coopération


convergence
  • S'associer très en amont pour éviter la concurrence en aval.
    • GNU/Linux
      • GNU et Free Software Foundation : 1985
      • Linux : 1991
    • projet Flore de France Métropolitaine : 2001

L'évaluation par l'estime


  • Tela : Projet compilation d'articles botaniques (25674 articles)

  • De Boissieu Henri - Un acer hybride nouveau pour la flore française. - 1912 - dendrologie, plante hybride, acer x bormulleri, localité, p. 77-78 - Société Botanique de France, Bulletin de la Société Botanique de France, Bull. Soc. Bot. Fr. (1904), Tome 59 - Fascicule 1 - Saisie : Jean TIMBAL -Art. n°13807.

  • Delahaye Thierry, Henze Gaston, Lequay Arthur - Les orchidées de Monthoux - 1996 - Savoie, Avant-pays, Acéracées, acer monspessulanum, Fabacées, Argyrolobium zanonii, p. 15-19 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°1 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°479.

  • Delahaye Thierry, Lequay Arthur, Prunier Patrice - Les découvertes botaniques de nos sociétaires en 1996 - 1997 - Savoie, violacées, Viola collina, loranthacées, Viscum album, acéracées, acer monspessulanum, joncacées, Juncus arcticus, liliacées, Erythronium dens-canis, p. 31-32 - Départ./Région : 73 - Société Mycologique et Botanique de Chambéry, Bull. de la sté Myco et Bota de la Région Chambérienne, N°2 - Saisie : Sylvie SERVE - Art. n°495.


Minimiser les besoins de départ


  • Linus a commencé par réutiliser le code et les idées de Minix (la totalité du code de Minix a été abandonnée ou réécrite complètement depuis)
  • Exemple "Cathédrale et Bazar" : Fetchmail basé sur popclient et Fetchpop

  • Tela :
    • Récupération d'un travail de synonymie de M. Kerguelen sur 75 000 noms
    • Récupération de nombreuses base de données constituées par des amateurs.
  • Mettre en ligne des documents inachevés car ils peuvent être améliorés par des contributeurs. Si on attend l'achèvement du document pour le mettre en ligne, la dynamique de réseau ne va pas s'enclencher.

Minimiser les risques d'échec par la maîtrise des tâches critiques


  • Loi de Brooks : "Le fait d’ajouter des gens à un projet logiciel en retard, le retarde encore d’avantage" : la complexité augmente, quant à elle, comme le nombre d'échanges et donc comme le carré du nombre de personnes.
  • Tela Botanica :
    • L’association contractualise des partenariats et assume les responsabilités
    • Les salariés fournissent des outils et des services et assurent la permanence
    • Les membres du réseau montent des projets et donnent du sens au réseau
    • Le comité de pilotage assure la coordination et valide les décisions

L'analyse du risque


  • La peur d'échouer fait prendre un minimum de risque. On est alors tenté de tout blinder, c'est d'ailleurs une des caractéristiques actuelles : tout est balisé, verrouillé (notamment juridiquement). Au sein de certaines administrations par exemple, il existe un manque d'ouverture qui est le reflet d'un fonctionnement mental rigide.

  • A l'inverse, vouloir réussir suppose de mettre en œuvre des moyens pour atteindre le but qu'on s'est fixé. Cette démarche renvoie à un schéma mental beaucoup plus ouvert et dynamique.




Auteurs : Association Outils-Réseaux et tous ses stagiaires
Crédits illustrations sous licence creativecommons : by Outils-Réseaux - by Ell Brown - by Cea - by Marc Smith

Méthodologie de projets TIC et réseau :


  • Les différentes étapes, les différents intervenants :
Certaines tâches demandent des compétences spécialisées : graphisme, développements informatiques...

  • Les documents de présentation d'un projet TIC

  • Financement d'un projet TIC

1° la conception :

Qui ?

Le concepteur, coordinateur de projet

Quoi ?

-> Définition du projet :
  • identification du public : quels besoins ? caractéristiques ? (maitrise des outils, cadre d'utilisation)
  • définition des objectifs, d'un thème, d'un angle d'approche, ...
  • identification du contenu
  • identification des ressources : financières, humaines (temps, compétences), matérielles qui pourront être mobilisées.
-> Organisation du contenu : plans des menus, architecture,
-> Choix des outils
-> Définition d'un concept : une ligne directrice qui fait le lien entre le contenu et la forme et qui orientera la réalisation du graphisme.

2° la réalisation :

Qui ?

Le développeur / informaticien

Quoi ?

Développements informatiques : longs et couteux --> Le modèle économique du libre consiste à réutiliser les modules qui ont déjà été développés, faire évoluer ces applications et les mettre à disposition de tous.

2° la réalisation :

Qui ?

Le Webdesigner

Quoi ?

Installation des applications : Installation d'un Wikini avec contributions : quelques heures / Installation de SPIP : 1/2 jour

2° la réalisation :

Qui ?

L'infographiste

Quoi ?

Définition d'une charte graphique, propositions d'écrans, réalisation des graphismes et pictogrammes : 2-3 jours environ pour réaliser un écran

2° la réalisation :

Qui ?

Le Webdesigner

Quoi ?

Intégration : réalisation des squelettes et personnalisation avec les feuilles de style - Intégration du graphisme , à partir de propositions d'écrans par un graphiste : 3 jours / écran / Configuration de squelettes SPIP : 3 jours

2° la réalisation :

Qui ?

L'administrateur

Quoi ?

Structuration et alimentation contenu : créer et organiser les rubriques et sous rubriques : 1 jour

3° le fonctionnement :

Qui ?

L'administrateur, animateur, modérateur

Quoi ?

Modération, animation

3° le fonctionnement :

Qui ?

Les rédacteurs

Quoi ?

Co-construction de contenu

3° le fonctionnement :

Qui ?

Le développeur, l'infographiste

Quoi ?

Maintenance, réajustements

Les documents pour communiquer sur le projet

  • Pour le faire financer,
  • pour se comprendre au sein de l'équipe de production,
  • pour déléguer la réalisation,
  • pour expliquer le fonctionnement aux utilisateurs...

Détailler les fonctionnalités :


  • Spécifications : description de ce que le logiciel doit faire.

  • Cahier des charges : rédigé par le maitre d'ouvrage, il donne au maitre d'œuvre tous les éléments nécessaire pour la réalisation.

Présenter la mise en page de l'interface :


  • La maquette-papier : croquis et représentation schématique des interfaces (sur papier).

  • Maquette des interfaces : pour organiser graphiquement le contenu.
maquette

Pour représenter l'organisation du contenu :


  • Le plan : la liste et la hiérarchie des menus

  • L'architecture : plus précise que le plan, l'architecture permet de détailler et de schématiser les liens entre les pages et entre les rubriques.

  • Modèle de base de données : plus technique, cet outil sert aux informaticiens à organiser les liens entre les tables d'une base de données.

Présenter le projet pour le faire financer


Items classiques d'un dossier de pré-production :
  • Titre du projet
  • Contexte
  • Thème, contenu
  • Objectifs de communication
  • Public visé
  • Analyse de l?existant
  • Modalités d?interaction et de navigation
  • Architecture
  • Plate-forme cible
  • Nom de domaine
  • Hébergement
  • Référencement
  • Moyens matériels et outils nécessaires au développement
  • Moyens humains
  • Evaluation des ressources médias
  • Budget prévisionnel
  • Echéancier

Financer un projet TIC


Combien çà coute ?


  • Le budget nécessaire pour la réalisation :
    • Prestations : 350 à 500€/jour
    • Réalisation d'un site collaboratif entre 3000 et 15000€

  • Ne pas oublier le fonctionnement !
    • hébergement/nom de domaine : 50€/an environ
    • Animation, une fonction importante mais peu valorisée : comment la financer ? Bénévolat ? Travail salarié à temps partiel ? Emploi aidé ?

Les aides aux projets TIC et réseaux, quelques pistes :


Dispositifs nationaux TIC

  • Les aides du Centre National de la Cinématographie : Le Fonds d'aide à l'édition multimédia (FAEM) soutient des projets éditoriaux en ligne ou sur supports optiques.
  • Ministère de l'Education Nationale : soutien à l'édition numérique pour le scolaire et le supérieur.

Fondations et mécénat

  • Fonds francophone des Inforoutes : au moins 2 pays francophones
  • Fondation Steria : Internet au service de l'homme
  • Fondation Siemens finance des projets multimédias et NTIC : éducation, pédagogie, accès au savoir pour tous...

Appels d'offres des collectivités territoriales

  • Appel à projets de la Ville de Brest - Les usages du Multimédia et d'Internet dans la ville
  • Le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d?Azur : fonds de soutien aux initiatives innovantes
  • Appels à projets des Conseils Régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire.

Autres pistes

  • Programmes européens : FEDER
  • Aides à l'emploi

En savoir plus

Les TIC au service de projets territoriaux


Carte ProjetTerritoire 2
L'inscription des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans les territoires pose un certain nombre de questions, résumées ainsi par les différents contributeurs de l'ouvrage Des TIC et des territoires. Quelles conséquences des technologies de l'information et de la communications sur la vie urbaine, les territoires et la mobilité ? (2005) :
  •  l'émergence du virtuel signifie-t-elle la fin des distances et des territoires ?
  •  dans quelle mesure les TIC peuvent-elles contribuer au développement des territoires, et éventuellement à la réduction des inégalités spatiales ?
  •  les nouveaux outils peuvent-ils accompagner utilement les processus de concertation et de débat public et la construction d'une démocratie en réseau ?
  •  comment concilier trois logiques d'appropriation des TIC : individuelle, de réorganisation des formes de travail et une dernière mi-individuelle, mi-publique, où l'enjeu est d'utiliser le potentiel des TIC au profit de finalités collectives ?



En résumé : freins et facteurs de réussite


1.Les freins


  •  Les projets de territoires portent généralement une forte dimension politique, qu'ils soient ou non portés par une collectivité : lorsque on aborde la notion de "territoire", celle de "pouvoir" n'est jamais loin..., une dimension à prendre en compte.

  •  Attention aux personnes venimeuses : sur le territoire local, la mise en ligne d'outils d'expression publique peut constituer un outil au service de personnes mal intentionnées, qui ne parviennent pas à exprimer leurs idées dans les règles du débat démocratique.

2. Les facteurs de réussite


Des acteurs clés

  •  Les habitants du territoire ! Ils doivent être parties prenantes et pour cela il faut du temps !
  •  Les décideurs (et financeurs potentiels des actions) : sans eux, sans leur soutien il est difficile de faire émerger des projets pérennes et qui mobilisent à grande échelle.
  •  Des facilitateurs incontournables : les EPN (Espaces Publics Numériques), pour accompagner le public aux nouveaux outils et usages.
  •  Un tissu associatif dense et disposé à coopérer.

Un projet en phase avec le territoire

  •  Un diagnostic de territoire : les caractéristiques (et problématiques) vont orienter les projets possibles et leurs objectifs. Par exemple, les projets seront différents entre des territoires : vastes / très réduits, ruraux enclavés / urbains, avec une population vieillissante / une population mixée et déracinée... Attention aux diagnostics de territoire réalisés par des personnes extérieures sans concertation avec la population. Il faut privilégier une analyse participative (observatoire permanent).
  •  Ne pas être que virtuel : le projet doit s'ancrer dans la réalité du territoire : rendre visibles et interconnecter des événements qui se passent sur le territoire, des initiatives...



Des réponses pour le territoire ? : retours d’expérience


Pour se donner une idée de ce qu'il est possible de faire, explorons quelques dimensions offertes par les TIC lorsqu'elles s'invitent dans des projets territoriaux pour :

1. Créer du lien entre les habitants


Dans beaucoup d'autres types de projets, le renforcement des liens entre les habitants d'un territoire constitue un objectif transversal : entre les générations, les milieux sociaux, pour lutter contre l'isolement, décloisonner les acteurs et créer de l'innovation....

Des outils supports pour l'organisation d'événements locaux
  •  repas de quartiers
  •  journée du voisin
  •  petites annonces

Des réseaux sociaux
  •  La Ruche (à Rennes, et Brest): un réseau social local
  •  Peuplade : le site qui relie les voisins

Des réseaux thématiques locaux
  •  Annuaires des acteurs, des compétences...
  •  En éducation à l'environnement : Coopere34 (Hérault), APLRE

2. Inventorier les ressources et créer du bien commun


Inventaires participatifs

  •  Inventaires naturalistes :
    • L'ONEM : inventaire d'espèces protégées en région méditerranéenne
  •  Wikis territoriaux : ""Un wiki territorial est un wiki hébergeant une base de connaissances liée à un espace géographique : territoire, commune, région. Initiés tantôt par une collectivité territoriale, une association ou des bénévoles ils visent à développer une écriture collaborative sur un territoire." (Wikipedia)

  •  Carto party : réaliser collectivement une carte du territoire avec Openstreetmap (application permettant de réaliser un fonds de carte libre de droits) et Chimere (pour ajouter une couche avec des données propres au territoire : patrimoine, ressources, points d'intérêt..., sans surcharger Openstreetmap) :
    •  Carto party de Plouarzel : la première commune française a être intégralement cartographiée dans Open Street Map.

Libération des données publiques

Les données publiques financées par de l'argent public devraient être réutilisables par tous. Or elles sont la plupart du temps protégées par copyrignt. Pourtant les libérer serait un puissant moteur d'innovation pour créer de nouveaux services, de nouvelles valeurs. Plusieurs territoires se sont donc engagés dans cette voie, ouverte par l'Angleterre ou les Etats Unis :

3. Valoriser le territoire


Ses ressources, son patrimoine, ses initiatives...

Sites portail de territoire
Les premiers types de dispositifs à avoir été mis en place.

Agrégation de flux RSS
Les flux RSS permettent de regrouper, "agréger" toute l'information et l'actualité produite et relative au territoire (Voir le cours sur les flux RSS pour plus de détails). Ils permettent de rendre visible à peu de frais le dynamisme du territoire.

Calendriers territoriaux
Réunir et diffuser sur plusieurs sites les actualités et événements du territoire grâce aux formats standards

Réalité augmentée
Des projets en devenir ?
Territoires sonores : un site dédié à la valorisation du territoire du Cap de la Chèvre en utilisant le média sonore.
Web mobile à Rennes : l'information municipale disponible "On the air" via un téléphone portable (Voir => mobile.rennes.fr).

4. Permettre la participation, l'expression citoyenne


Forums
Forums de villes, de quartier, sur les sites institutionnels ou associatifs : ces dispositifs sont nombreux sur Internet et font partie des premiers outils mis en place dans le cadre de projets territoriaux.

Blog de quartier

TV participative
  •  Vidéon : l'association des télés participatives
  •  Plg TV (Pays des Landes de Gascogne)
  •  O2zone TV à Air Bel (Marseille)

Débats participatifs

Création multimédia participative
  •  L’Audiomaton est un dispositif créé par l’artiste Cécile Guigny, il met à disposition un ancien photomaton, transformé en un système simple d’enregistrement sonore. Dans le cadre d'un événement (Fête de l'Internet...), les témoignages des usagers peuvent être mis en ligne et venir alimenter une audiothèque.

5. Rendre plus accessibles des services


e-administration
Impôts, Pôle emploi, démarches administratives... : les administrations proposent (ou imposent) de plus en plus leurs services en ligne. Le fondement de ce mouvement de fonds est de rendre plus accessibles ces services publics, même dans les territoires les plus enclavés. Cette dématérialisation abolit certes les distance physiques, mais attention à ne pas oublier la barrière technologique qui laisse encore de côté de nombreux "exclus numériques".

Télétravail
Délocaliser les activités professionnelles et créer des espaces partagés de travail dans des zones moins centrales : http://www.zevillage.net/

E-éducation et FOAD
Les ressources pédagogiques dématérialisées.

6. Au service du développement durable des territoires


C'est un des enjeux forts auquel sont confrontés actuellement nos territoires : comment se développer sans hypothéquer un développement futur ?

Dans cette optique, sont mis en avant :
  •  la possibilité de dématérialiser les services et activités comme élément pour réduire le bilan carbone
  •  la possibilité de concertation, participation des habitants

7. Pour interconnecter des territoires (dimension interculturelle)


Les TIC et Internet abolissent d'une certaine façon les distances, accroissant ainsi les possibilités d'interconnecter des territoires distants.


  • Fragments du monde, projet mettant en relation des jeunes dans différents pays du monde (VECAM)

Les TIC sont ainsi largement appropriés par les migrants (notion de "migrants connectés").

Cartographie des outils correspondants


Outils au service de projets territoriaux dans (emilielf)

Ressources



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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux et tous les stagiaires des formations Outils-Réseaux

Animation des dispositifs collaboratifs : freins / facilitateurs

  • Objectif pédagogique : animer un réseau coopératif avec les TIC
  • Résumé : identification des freins et facilitateurs à la coopération
  • Contenus : support de cours -> Diapos

Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Daniel Mathieu (d'après les travaux de Jean-Michel Penalva)

Etude de cas avec la matrice Sagace : le Réseau Tela Botanica


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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux

Consolider un réseau


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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux, J.M Cornu, Les stagiaires de la session animacoop LR 2010

Trucs et astuces pour coopérer en systèmes contraints


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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Réseau Ecole et Nature

Préparer et animer une réunion décisionnelle en démocratie participative

  • Objectif pédagogique : apporter des outils à ceux qui organisent des réunions pour qu'elles soient les plus participatives et démocratiques possibles, tout en y ajoutant rigueur et efficacité.
  • Résumé : Elles ont été élaborées à partir de l'expérience de différents acteurs du réseau Ecole et nature et des réseaux territoriaux d'éducation à l'environnement. Elles s'adressent en priorité à des professionnels de l'animation, mais peuvent aussi être utilisées par tout autre organisateur de réunion.
  • Liens vers la ressource :

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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux

Diffuser de l'information

  • Objectif pédagogique : utiliser les TIC et Internet pour diffuser de l'information.
  • Résumé : quellles sont les différentes possibilités de diffuser de l'information : par mail, par le web, par flux RSS ? quels outils utiliser ? comment les combiner ? quelles sont les contraintes techniques ?
  • Contenus : support de cours -> Diapos

<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursFacettesCooperation/iframe"></iframe>
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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Jean-Michel Cornu (avec les travaux du groupe Intelligence collective de la FING)

Les 12 facettes de la coopération


<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursFormateur/iframe"></iframe>
Widget
Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour le formateur

  • Objectif pédagogique : repérer des outils utiles au formateur
  • Résumé : présentation d'outils informatiques adaptés à la formation (préparation, animation, suivi)
  • Contenus : support de cours -> Diapos




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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour quel groupe : grille de décision

  • Objectif pédagogique : décider du choix d'outils coopératifs en fonction des caractéristiques d'un groupe
  • Résumé : panorama des outils coopératifs en fonction des caractéristiques d'un groupe
  • Contenus :

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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux, Anne Leray, Violette Roche, Julien Lecacheur

Améliorer ses écrits en intégrant méthode et principe journalistique

  • Objectif pédagogique : améliorer ses écrits en intégrant méthodes et principes journalistiques
  • Résumé : Règles éditoriales et techniques journalistiques pour bien communiquer via Internet
  • Contenus : support de cours -> Diapos
  • Ressources :

<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursMethodoTic/iframe"></iframe>
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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Association Outils-réseaux

Méthodologie de projets TIC

  • Objectif pédagogique : mener un projet TIC
  • Résumé : les différentes étapes, les différents intervenants, les documents de présentation d'un projet TIC, financement d'un projet TIC
  • Contenus : support de cours -> Diapos
  • Documents annexes :

Utilisation d'outils TIC coopératifs dans le contexte associatif


<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursOutilsAsso/iframe"></iframe>
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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : association Outils-Réseaux


Utilisation d'outils TIC coopératifs dans le contexte associatif

  • Objectif pédagogique : envisager l'étendue des possibilités offertes par les outils coopératifs dans un contexte associatif
  • Résumé :
Comment améliorer sa communication et améliorer le fonctionnement interne par l'usage de Tic et de méthodes coopératives,
Comment participer à des réseaux, organiser collectivement, mener des projets éducatifs, partager et co-construire des ressources.

Une formation avec des outils et des techniques pour améliorer le potentiel des associations
Une formation pour vous aider à ré-affirmer des valeurs pour une économie sociale et solidaire.


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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux, Vincent Tardieu

Trucs et astuces pour impulser de la participation lors de colloques


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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur :Association Outils-Réseaux

TIC au service de projets territoriaux

  • Objectif pédagogique : identifier en quoi les TIC et Internet peuvent aider à l'animation d'un territoire, à la valorisation de ses ressources, à la participation de ses habitants et à la création de liens entre eux.
  • Résumé : quels types de projets sont concernés ? Quels acteurs mobilisent-ils ? Quels outils utilisent-ils ? Quels sont les freins à la mise en place de tels projets ? Quelles sont les conditions de réussite ? A travers la présentation d'exemple.
  • Contenus : support de cours -> Diapos

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Licence Creative Commons Contrat Creative Commons
Auteur : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour quoi faire ?

  • Objectif pédagogique : concevoir un dispositif collaboratif adapté aux ressources et besoins d'un réseau ou groupe, en fonction des cycles de vie de ce réseau.
  • Résumé : Quels outils utiliser et à quelle étape de la vie d'un réseau ?
  • Contenus :

<iframe class="wikiframe" width="550" height="400" frameborder="0" src="http://outils-reseaux.org/CoursSagace/iframe"></iframe>
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Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : Daniel Mathieu (d'après les travaux de Jean-Michel Penalva)

Cours sur la Matrice Sagace

S'organiser individuellement ou collectivement par GTD, sagace...



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Déjà en ligne cours sur la matrice SAGACE








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Auteurs : Association Outils-Réseaux
Citations : Wikipédia

Travailler à distance : des outils pour le télétravailleur

  • Objectif pédagogique : repérer des outils adaptés au télétravail
  • Résumé : présentation d'outils adaptés au télé-travail
  • Contenus : support de cours -> Diapos




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Auteur : Association Outils-Réseaux

Quels outils pour quels usages coopératifs

  • Objectif pédagogique : Savoir choisir les outils adaptés aux usages coopératifs prévus
  • Résumé : Ecrire ensemble, décider collectivement, partager des documents... autant d'usages qui selon la technique utilisée vont être facilités ou alourdis par la technique informatique.
  • Contenus :

Débat mouvant

Auteur de la fiche : Frédéric Renier, Supagro Florac
Licence de la fiche : CC-BY-SA
En introduction : Le débat mouvant est un outil d'animation qui permet une prise de parole publique plus facile dans un groupe.
Famille d'outils : Animation
Présentation : Le débat mouvant (encore appelé Jeu de positionnement) est une forme de débat dynamique qui favorise la participation.
 - Un animateur raconte une histoire volontairement polémique. Il propose à certains moments clés de l'histoire aux participants de se positionner physiquement dans la salle, "ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qui vient d'être dit d'un côté, ceux qui sont d'accord de l'autre".
 - Personne n'a le droit de rester au milieu (sans avis), le fait de se déplacer réellement pousse à choisir un camp et des arguments.
 - Une fois que tout le monde a choisi "son camp", l'animateur demande qui veut prendre la parole pour expliquer son positionnement.
 - Pour initier le débat, il peut commencer par demander qui est fortement positionné par rapport à ce qu'il vient de dire.
 - Quand un camp a donné un argument, c'est au tour de l'autre camp d'exprimer un argument. C'est un ping-pong. Mais si un argument du camp opposé est jugé valable par un participant, il peut changer de camp.
 - Quand l'animateur le choisit, il clôt le débat et poursuit son histoire jusqu'à la prochaine affirmation ou situation polémique de l'histoire et le débat reprend.
Pré-requis :  - Un minimum de participants (une dizaine)
 - Une histoire polémique dans laquelle les participants peuvent se projeter
 - Une salle avec de l'espace
 - Des affiches pour marquer les différentes zones (d'accord, pas d'accord)
 - Exposer les règles du jeu (personne n'est obligé de prendre la parole, mais tout le monde doit choisir un camp)
 - Durée de l'activité : 1h30 semble une bonne durée.
Quelques applications :  - 1.Briser la glace très rapidement au sein d'un groupe, le fait d'avoir à se positionner devient vite un jeu et contribue à la participation.
 - 2.Favoriser la participation d'un maximum de personnes, si l'animateur favorise la prise de parole de ceux qui n'ont pas encore parlé.
 - 3.Clarifier la position de chacun, donner à voir la diversité d'opinion des uns et des autres.
Prise en main :
Un exemple de débat mouvant organisé par la SCOP Le Pavé
Pour aller plus loin :  - Possibilité de collecter les arguments au fur et à mesure du débat et d'en faire une carte mentale.
 - Possibilité de donner 5 min ou plus à chaque camp pour peaufiner collectivement ses arguments
Avantages :  - Activité qui ne nécessite pas de matériel
 - Très rapide à mettre en place
 - Possible de la vivre en extérieur, ce qui aère les participants.
 - Dans cette forme le débat redevient un moment de plaisir
Inconvénients :  - Il n'y a pas de garantie que le débat "prenne"
 - Certains participants peu à l'aise en groupe ou avec la logique argumentaire peuvent se sentir exclus, cette méthode débat doit être complétée avec d'autres formes de débat en fonction du temps, des participants et des objectifs.
Licence : Licence libre, Gratuit
Utilisation : Facile
Installation : Ne s'installe pas

L'écriture collaborative


ecrit collaboratif
Conçu comme un support à la construction d'un savoir collectif, le Web 2.0 a profondément amené à concevoir l'information de manière différente. Libérant l'écriture de l'univers clos du support imprimé, il a engendré une profonde modification dans ce domaine. Il est désormais possible d’écrire à plusieurs sur le même document et en même temps ! Le succès rencontré par l'Encyclopédie Wikipédia, l'un des sites les plus consultés au monde, a ouvert la voie à de nouvelles pratiques d'écriture. Se définissant elle-même comme un "projet d'encyclopédie libre, écrite collectivement", elle a démontré combien la collaboration était porteuse de qualité et pouvait doter l'écrit d'une plus grande richesse. Richesse pour la communauté qui bénéficie de la rencontre de points de vue différents sur un même sujet. Richesse également pour l'individu qui participe à un projet qui va le conduire à élaborer de nouvelles stratégies d’écriture et à se nourrir de nouvelles idées.

Co-écrire, un processus difficile


La réalisation d'un écrit collaboratif est le fruit d'un processus souvent jugé complexe et difficile. Dans l'article A Taxonomy of Collaborative Writing to Improve Empirical Research, Writing Practice, and Tool Development, paru en 2004, Lowry P.B., Curtis A. et Lowry M.R. expliquent cette difficulté par le fait qu'à la démarche d'écriture individuelle (qui a pour fondement, selon eux, la planification, la traduction et la révision), l'écriture collective ajoutent trois niveaux de complexité supplémentaire :
1. Intellectuelle
2. Sociale
3. Procédurale

Ceux-ci correspondent à trois questions que pose l'écriture collaborative :

1. Comment mutualiser et harmoniser des connaissances individuelles pour produire un savoir collectif ?
2. Comment coordonner les membres et leurs différents avis pour mener à bien ce projet ? Comment dépasser les conflits socio-affectifs générés par cet exercice collectif ?
3. Comment mettre en place une planification et une finalisation commune ?

La dynamique de groupe : la clé de voûte de l'écriture collaborative


En réalité, au-delà de la dimension intellectuelle et procédurale évoquées précédemment, ce qui apparaît véritablement comme la clé de voûte de l'écriture collaborative est la dimension sociale de laquelle va découler le "bon fonctionnement" du reste. Par "dimension sociale", on entend la capacité à créer une dynamique de groupe qui va fédérer chaque membre autour d'un objectif commun (la production d'un texte) et au sein duquel chacun va trouver sa place. Une dynamique qui va faciliter au maximum l'implication de ses membres et sans laquelle tout projet coopératif est voué à l'échec.

L'écriture collaborative peut en effet générer des conflits socio-affectifs (points de vue divergents, sentiment d'être jugé etc.) qui peuvent s'avérer difficiles à dépasser. L'acte de co-écriture nécessite ainsi :

  •  Un haut niveau d'interaction réciproque entre les membres alimenté par des échanges fréquents.
  •  La prise en compte des différents points de vue, la valorisation des apports de chaque membre à la communauté, l'encouragement de chacun à participer, en gardant en tête cette phrase de Paul Ricoeur « La tolérance n'est pas une concession que je fais à l'autre, elle est la reconnaissance du principe qu'une partie de la vérité m'échappe. »
  •  La capacité de l'animateur à réguler les conflits sociaux-cognitifs générés par les idées et natures divergentes.

Le travail de l'animateur de réseau va justement être d'apporter une convergence au sein de la communauté et de créer ainsi une dynamique constructive de travail propice à l'implication de chacun :



Faciliter la contribution de chacun par la méthode des 6 chapeaux


6 chapeaux
Afin de favoriser l'implication de chacun et l'émergence de nouvelles idées au sein d'un groupe, le psychologue spécialiste des sciences cognitives Edward de Bono a développé en 1987 la méthode dite des "6 chapeaux". Partant du postulat que la recherche de solutions passe par six phases bien distinctes, celle-ci invite chaque membre du groupe à explorer lors d'une réunion six modes de pensée spécifique, symbolisés par six chapeaux de couleurs différentes.
En résumé, les objectifs sont de :
  •  permettre à chaque membre de percevoir une idée, de la penser, sous un angle différent et ainsi de faire évoluer son point de vue sur une question ;
  •  empêcher la censure d'idées nouvelles au sein d'un groupe ;
  •  créer un climat favorable aux échanges et à la créativité, favoriser la liberté de parole ;
  •  résoudre collaborativement des problèmes ;
  •  offrir une vision globale et approfondie de la situation ;

Concrètement, une fois le problème posé, chaque membre endosse tour à tour une stature différente en revêtant virtuellement un chapeau et commence à explorer de nouvelles solutions :

  •  Le Chapeau blanc symbolise la neutralité. Lorsqu'elle le porte, la personne doit s'attacher à énoncer simplement les faits, en laissant de côté tout ce qui peut relever de l’interprétation.
  •  Le Chapeau rouge : l’émotion. La personne énonce librement ses sentiments et ses intuitions.
  •  Le Chapeau vert : la créativité. Elle cherche des alternatives, en essayant de considérer le problème sous un angle nouveau.
  •  Le Chapeau jaune : la critique positive. Elle "admet ses rêves et ses idées les plus folles".
  •  Le Chapeau noir : la critique négative, le jugement. Elle énonce les faiblesses et les risques que comporte selon elle cette idée.
  •  Le Chapeau bleu : l'organisation, la canalisation des idées, le processus. Elle s'attache à prendre du recul sur le sujet énoncé.

Cette méthode, qui pousse les participants à sortir de leur mode de pensée habituel, peut s'avérer très utile dans le cadre de la réalisation d'un écrit collectif.

Trois approches pour réaliser un écrit collaboratif


Réaliser un écrit collectif peut se faire de différentes manières, selon trois niveaux de collaboration :
  •  Un membre commence par rédiger un article qui est ensuite modifié et enrichi par un autre membre et ainsi de suite jusqu'à obtenir un « document » jugé complet par le groupe et faisant l'objet d'un consensus.
  •  Une approche plus coopérative que collaborative consiste à ce que chaque membre travaille sur une partie de l'article. Les diverses parties produites sont ensuite reliées entre elles et harmonisées pour former un seul et même article.
Une variante à cette coopération consiste à ce que chaque membre, selon ses compétences et ses appétences, effectue une partie du travail. Par exemple, un membre rédige, l'autre corrige, le troisième relit etc.
  •  Enfin, l'approche la plus collaborative est peut-être celle qui inclut tous les membres de la conception à la réalisation de l'écrit, celle où il n'y pas véritablement de distinction de rôle. Chacun participe ainsi aux différents phases. Nous allons nous arrêter sur les phases d'élaboration que pourrait recouvrir cette dernière.

Les phases d'élaboration : trucs et astuces pour l'écriture participative


Chaque groupe peut trouver sa propre méthode, celle qui lui correspond. Cependant, pour avoir quelques points de repère, voici quelques trucs et astuces pour initier une écriture participative :

1. Faire vivre "une expérience irréversible de coopération"


Rien de mieux pour préparer un groupe à la réalisation d'un écrit collectif que de commencer déjà par lui faire vivre une "Petite Expérience Irréversible de Coopération" (PEIC). Ceci afin de résoudre des points de blocage éventuels, faire naître les premiers échanges et donner du sens à la démarche collaborative. L'une des grandes astuces consiste à utiliser Etherpad, un service en ligne qui permet de prendre des notes à plusieurs personnes simultanément, sur lequel est mis du contenu imparfait, à corriger ou comportant de nombreuses fautes d'orthographe. Ce simple fait va pousser instinctivement les personnes, malgré les barrières qu'elles pourraient avoir, à corriger les fautes. Cette astuce est encore plus efficace quand la faute porte sur le nom d'une personne : au souci de l'orthographe irréprochable, s'ajoute l'ego...Le mal est fait : la personne vit sa première expérience de collaboration !



2. Le brainstorming


Ce premier pas réalisé, une deuxième étape peut être franchie par l'organisation d'un brainstorming collectif c'est-à-dire d'une réunion de collecte d'idées qui permet de rassembler tous les points de vue et les propositions d'écriture du groupe. Cette technique incite les membres à verbaliser les idées, à les confronter entre eux et à les reformuler. Elle stimule en outre la créativité. L'utilisation d'une carte heuristique s'avère très efficace pour recueillir toutes ces données, les hiérarchiser entre elles et offrir une vue d'ensemble. Le principe est simple : l'animateur fabrique une carte mentale qui reprend les points énoncés par chaque membre et les classe par thèmes et sous-thèmes. Projetée à l'écran, celle-ci permet à chacun de voir s'il manque une donnée et d'intervenir ainsi plus facilement. Cela permet de rapidement faire fuser les idées et de prendre en compte chaque point de vue !
De nombreux outils de carte heuristique existent, parmi eux se distingue Freeplane par sa facilité d'utilisation :



3. La rédaction


Une fois ce travail effectué, le groupe est en mesure d'établir un plan de l'écrit à réaliser. A partir de ce plan, le vrai travail de rédaction va commencer. En amont, il peut être utile de tester différentes modalités d’écritures (individuelles ou directement en groupe, dans quel cadre etc.) pour trouver la configuration qui conviendra le mieux au groupe. Une réflexion sur ce qu'induit la publication (= exposition) est également nécessaire.

La rédaction peut se faire au travers d'outils en ligne qui permettent à chaque membre d'éditer et de modifier le document, d'améliorer le travail commun d'écriture et d'avoir une vision en temps réel de l'état du document.

Google Document se prête bien à la rédaction en petit groupe. Il permet de rédiger à plusieurs et en même temps un document en ligne que chacun peut modifier et dont toutes les modifications sont automatiquement intégrées à l'écrit de base. L'avantage de cet outil est que le travail n'est jamais isolé et que les membres peuvent voir la construction au fur et à mesure de l'écrit et par là-même faire évoluer leurs idées sur le sujet.



Pour un plus grand groupe, le Wiki peut être une bonne option. Tout comme Google Doc et Etherpad, il permet de publier instantanément toute création ou modification de page et d'avoir une vue d'ensemble mais possède d'autres options intéressantes. Il offre en effet la possibilité de commenter les pages, d'avoir une mise en page des contenus plus visuelle, de décider du moment de l'édition du travail en ligne et de gérer l'historique des rédactions. Il permet ainsi un travail collaboratif peut-être plus structuré.


Ex : un wikini comme espace de travail coopératif pour rédiger une newsletter : http://outils-reseaux.org/ExempleRenLettreActu

Petit retour d'expérience d'Animacoop sur la rédaction collective


Lors de la formation Outils-Réseaux « Animer un réseau collaboratif » (Montpellier, octobre-décembre 2010), les formateurs ont proposé au groupe de stagiaires d'Animacoop de rédiger collectivement et à distance, trois articles pour leur newsletter. Les membres du groupe avaient l'habitude de travailler ensemble et écrire un article permettait de valoriser un bien commun, une création. "Pour les formateurs, cet exercice d'écriture était une sorte de défi méthodologique", expliquent les responsables de la formation : "Comment tester la capacité collective de synthèse des contenus transversaux produits durant la formation ? Deuxième défi : comment motiver les stagiaires pour un travail complémentaire et peu anticipé ? »

Le témoignage des stagiaires sur cette expérience (méthode employée, étapes de réalisation, gestion du temps) est à lire en ligne : http://animacoop.net/formation2/wakka.php?wiki=PageArticlerc

Crédits illustrations sous licence Creative Commons : by bgblogging, by Yves Guillou.


Pour aller plus loin


ECRITURE COLLABORATIVE dans TRAVAIL COLLABORATIF / ACTIVITES TICE / denisreynaud (denisreynaud)

L'ergonomie éditoriale ou l'art de bâtir une architecture de l'information


Nombreuses sont encore les personnes qui négligent l'ergonomie éditoriale et concentrent tous leurs efforts sur les techniques d'écriture, pensant que celles-ci suffisent pour partager et publier un contenu de qualité sur Internet. Pourtant, la spécificité de la lecture sur l'écran amène à repenser la mise en valeur de l'information et la manière de la structurer pour la rendre accessible à l'internaute. C'est justement à cela que s'attache l'ergonomie éditoriale : à réfléchir à la meilleure tactique à emprunter pour s'adapter aux « contraintes » techniques du web et faciliter au maximum la navigation du lecteur en travaillant notamment sur l'organisation des contenus. En somme, à mettre en place une scénarisation du texte afin de pousser l'internaute à approfondir sa lecture.

Les enjeux de l'ergonomie éditoriale


Eve Demange, auteur du blog Plume Interactive et spécialiste de ce domaine en France, explique quelles sont les spécificités et les enjeux de l'ergonomie éditoriale : "L’ergonomie améliore l’utilisation des sites Internet en repensant un certain nombre d’éléments comme la structure de l’information, l’enchainement des pages, le design. L’ergonomie éditoriale s’assure que les termes utilisés pour guider la navigation sont suffisamment clairs, suffisamment courts, qu’ils permettent aux visiteurs de trouver leur chemin facilement. Il ne s’agit pas de rédiger ou réécrire un texte en l’adaptant à la lecture web (même si cela améliore aussi l’ergonomie éditoriale), il s’agit de peser les mots. C’est un travail différent, spécifique au média web. Un bon rédacteur web peut faire ce travail, mais également un designer d’expérience ou un ergonome sensible à l’éditorial."

Les spécificités de la lecture à l’écran


eyetracking
Source illustration : site du zéro

Cette discipline repose sur le constat que les internautes lisent et appréhendent l'information différemment en ligne. Eyetracking a mené une étude, sous la direction de Jakob Nielsen, afin de capturer les mouvements de l’œil de l'internaute sur l'écran et d'analyser ce qu'il regarde vraiment lorsqu'il est en train de lire une page Web. Ces mouvements sont représentés graphiquement ci-contre par des zones colorées. Ainsi, les zones rouges sont celles qui ont été les plus regardées par l'internaute, les zones jaunes ont fait l'objet de moins d'attention, les zones bleus encore moins. Quant aux zones grises, elles n'ont tout simplement pas été vues. Si l'on en croit cette étude, les internautes auraient dont tendance à scanner la page, a effectuer une "lecture en diagonale"en s'arrêtant sur le haut de la page, le premier paragraphe et le début des paragraphes suivants.

D'autres études ont montré que bien avant les illustrations, l'internaute remarquait les titres et le texte. Ce qu'il ressort des différentes études menées c'est que ce sont les mots qui guident l'action des internautes.
















Quelques bonnes pratiques


Sans entrer dans les détails des diverses études menées sur ce sujet, il ressort quelques principes de base pour optimiser la navigation de l'internaute, favoriser sa lecture et l'inciter à revenir. Schématiquement, ils tiennent compte de deux aspects principaux : le confort visuel et l'accessibilité du contenu (c'est-à-dire la manière d'en faciliter la compréhension).

En ce qui concerne le confort visuel, quatre pratiques sont recommandées :

  •   Veiller à ne pas augmenter la charge informationnelle de son article en utilisant trop de couleurs et de typographies différentes ou en mettant des images de fond/des animations trop envahissantes.
  •  Optimiser les couleurs employées en préférant un contraste positif (fond clair/caractères sombres) plutôt que négatif (fond sombre/caractères clairs). Le contraste positif se révélant moins fatigant pour la vision.
  •  Ecrire en minuscules plutôt qu'en majuscules pour les mêmes raisons évoquées.
  •  Créer des décrochages visuels pour capter l'oeil en ayant recours aux listes à puces, aux balises d'entête (h1, h2, strong...) qui donnent de la signification au texte, aux blocs de citations (blockquotes) etc.

Pour améliorer l'accessibilité du contenu, il est conseillé de :

  •  Organiser son contenu de façon à ce que l'internaute délimite facilement le début et la fin des différents thèmes traités.
  •  Aérer sa page web en hiérarchisant l'information : paragraphes, titres courts mais descriptifs (ils doivent renseigner le visiteur sur ce qu’il va trouver) etc.
  •  Faire des liens externes pertinents et explicites pour proposer des axes d'approfondissement au sujet traité et enrichir ainsi son contenu.
  •  Placer les titres et les informations importantes en début de ligne.
  •  Préférer plusieurs articles relativement courts à un article trop long et trop riche en informations ou proposer un format imprimable (PDF par exemple) pour les textes longs.
  •  Illustrer son article car une image accolée à un texte a le pouvoir d'améliorer sensiblement la mémorisation de l'information. Elle stimule l'apprentissage des données.
  •  Varier les constructions de phrase pour mettre en valeur les mots porteurs de sens.


Pour aller plus loin


Ergonomie éditoriale dans Rédaction web / (emilielf)

Écrire un document collectivement


Écrire à plusieurs un document relève généralement de l'exploit ou amène un coordonnateur à s'arracher les cheveux pour trancher entre les différentes versions envoyées par mail...
Wiki, documents partagés en ligne permettent d'écrire réellement en même temps et à plusieurs en gardant un historique des différentes versions.

Wiki

"Wiki Wiki" signifie "rapide" en Hawaïen.
Les Wiki sont des sites Web que l'on peut modifier de façon simple, rapide et interactive, sans connaissance technique et, la plupart du temps, sans avoir besoin d'utiliser un identifiant et un mot de passe.
Voir : la définition de "Wiki" dans Wikipédia"

Outils

Bureautique en ligne

De plus en plus, on peut transférer son bureau sur Internet : les outils de bureautique en ligne sont de plus en plus utilisés. Leur avantage est de permettre une utilisation collective et en temps réel : idéal pour impulser de la coopération !

Outils

Méthode d’accélérateur de projet


Pour assurer le succès d’une telle démarche, il est important de s'approprier la méthode et de suivre les règles qui en découlent.
Trois rôles devraient être assurés :
  • un exposant : la personne qui présente sa situation problème
  • un animateur - gardien de la méthode : présente rapidement la méthodologie, rappelle les règles, assure le bon déroulement.
  • un secrétaire : celui qui prend les notes (fonction partagée sur Etherpad)

Méthode par étape


Étape 0 : préparation (5 min.)
Au début de la rencontre, le groupe devrait choisir :
  • une personne qui présente sa situation-problème : il est conseillé qu'elle prépare sa question en amont à partir de sa réflexion sur ce qu’elle vit comme difficulté dans sa pratique professionnelle.
  • un animateur (gardien de la démarche)
  • une personne qui prendra les notes (ou fonction partagée sur pad)

image Etape_2.png (4.8kB)
Étape 1 : exposé de la problématique ou de la situation (5 min) La personne qui a accepté de soumettre son problème expose le plus clairement possible la situation et son contexte. Elle exprime ensuite la façon dont elle définit le problème. Les autres membres de l’équipe écoutent.

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Étape 2 : clarification de la problématique (5 min) Les membres du groupe formulent les questions pour bien cerner la situation. Ils doivent, à cette étape, s’en tenir à des questions d’information factuelle (meilleure compréhension du contexte par ex). La personne qui a exposé sa situation apporte les précisions ensuite.

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Étape 3 : contrat - reformulation de la question (1 min) La personne qui a exposé sa situation précise clairement ce qu’elle attend des autres membres du groupe. (je voudrais que le groupe m'aide à ....)

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Étape 4 : réactions, commentaires, suggestions (20- 30 min) Les autres membres du groupe interviennent : donnent leurs impressions, réactions, interprétations... Ils proposent une façon de voir autrement la situation. Ils peuvent faire des suggestions pratiques ou donner des conseils. La personne qui a exposé sa situation écoute et s'engage à ne pas intervenir. Elle a tout intérêt à noter par écrit ce qui lui paraît pertinent de retenir.

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Étape 5 : Synthèse et plan d’action (5–10 min) La personne qui a exposé sa situation prend quelques instants pour finaliser en mini plan d'action des remarques exprimées par les membres du groupe (une synthèse personnelle de ce qu’elle retient). Pendant ce temps , les autres participants notent les idées et remarques qui peuvent leur être utiles dans leurs projets (idées transversales etc)

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Après ce temps d'écriture , la personne qui a exposé sa situation présente son plan d'action, indique la façon dont elle entend donner des suites. Les autres membres du groupe n’ont pas à discuter des choix de la personne ou de son plan d’action; ils se comportent plutôt comme des témoins du cheminement de cette personne; ils peuvent exprimer leur soutien et leur encouragement.
image etape8.png (7.1kB)
Étape 6 : Évaluation et intégration des apprentissages, vécu (5 -10 min) Pour fermer correctement la rencontre, il convient de faire un retour sur ce qui s’est passé. La personne qui a demandé de l’aide peut exprimer son vécu ; le groupe peut évaluer sa façon de procéder et, au besoin, y apporter des correctifs pour la prochaine rencontre. Il est conseillé de prendre quelques minutes pour noter individuellement ce que chacun retient de cette rencontre.


Conditions de réussite


Pour assurer le succès d’une telle démarche, l'animateur rappelle les règles. Les participants apportent leur aide dans un esprit bienveillant et sans "juger". Cet exercice requiert de la part des utilisateur une attention aux autres. Ne pas faire d'intervention trop longue.

Avis d'utilisateurs


  •  Très efficace quand la situation et la demande sont clairement posées, que le public est hétérogène.
  •  Avant l'étape 5 "le temps d'écoute", il peut être intéressant pour l’animateur de représenter aux participants le meilleur moyen d'aider le demandant : les objectifs sont de remettre de la complexité, de l'hétérogénéité, penser en terme de processus, de situation évolutive, sortir du binaire et accepter le ternaire « et ceci et cela », penser le contexte global, ne pas oublier la genèse de la situation, penser aux tabous ou aux non-dits, repérer les contradictions. Pour enrichir le problème et élargir sa vision.

Origine de l'outil


Cette méthode dérive de l'entrainement mental créé pendant la guerre 39-45 par Joffre Dumazedier et développé ensuite par le mouvement d'éducation populaire "peuple et culture".

Elle est utilisée un peu différemment dans le cadre de l'analyse de pratique professionnelle.

Voir aussi


Les six chapeaux de Bono

Cours adapté de : Payette, A. et Champagne, C. Le groupe de codéveloppement professionnel, Sainte-Foy, Les Presses de l’Université du Québec,1997. Images : Laurent Tézenas du Montcel formateur, ex stagiaire Coop-tic)

La méthode des 6 chapeaux


Afin de favoriser l'implication de chacun et l'émergence de nouvelles idées au sein d'un groupe, le psychologue spécialiste des sciences cognitives Edward de Bono a développé en 1987 la méthode dite des "6 chapeaux". Partant du postulat que la recherche de solutions passe par six phases bien distinctes, celle-ci invite chaque membre du groupe à explorer lors d'une réunion six modes de pensée spécifique, symbolisés par six chapeaux de couleurs différentes.

En résumé, les objectifs sont de :
  •  permettre à chaque membre de percevoir une idée, de la penser, traiter, traiteur, sous un angle différent et ainsi de faire évoluer son point de vue sur une question ;
  •  empêcher la censure d'idées nouvelles au sein d'un groupe ;
  •  créer un climat favorable aux échanges et à la créativité, favoriser la liberté de parole ;
  •  résoudre collaborativement des problèmes ;
  •  offrir une vision globale et approfondie de la situation ;

Concrètement, une fois le problème posé, chaque membre endosse tour à tour une stature différente en revêtant virtuellement un chapeau et commence à explorer de nouvelles solutions, exemple du restaurant traiteur Italien restaurant traiteur Italien cité par Edward Bono :

  •  Le Chapeau blanc symbolise la neutralité. Lorsqu'elle le porte, la personne doit s'attacher à énoncer simplement les faits, en laissant de côté tout ce qui peut relever de l’interprétation.
  •  Le Chapeau rouge : l’émotion. La personne traite librement ses sentiments et ses intuitions.
  •  Le Chapeau vert : la créativité. Elle cherche des alternatives, en essayant de considérer le problème sous un angle nouveau.
  •  Le Chapeau jaune : la critique positive. Elle "admet ses rêves et ses idées les plus folles" au restaurant.
  •  Le Chapeau noir : la critique négative, le jugement. Elle énonce les faiblesses et les risques que comporte selon elle cette idée.
  •  Le Chapeau bleu : l'organisation, la canalisation des idées, le processus. Elle s'attache à prendre du recul sur le sujet énoncé.

6 chapeaux

Crédits illustration sous licence Creative Commons : by Wikipédia, Yves Guillou

Suivre l’activité d'un réseau et veiller collectivement


Cette formation s'adresse :
  • aux animateurs à la recherche de méthodes et outils pour suivre l'activité de projets collaboratifs
  • aux participants à des projets collaboratifs cherchant à mener une veille informationnelle.

Les méthodes et outils permettant de collecter automatiquement ou de façon active des informations numériques sont des compétences indispensables à tout participant à un projet coopératif.

Un animateur aura ainsi tout intérêt à être très attentif à tout ce qu'il se passe dans les projets qu'il anime; tableaux de bord et lecteur de flux, par exemple, lui permettront de suivre la vie de ses projets de façon presque automatique.

Les mêmes outils, et d'autres, seront utilisés par un participant à un projet coopératif : pour produire tout en étant attentif au monde extérieur et pour lier et relayer à d'autres réseaux les productions collectives.

Les outils présentés et utilisés pendant la formation seront des outils gratuits ou des logiciels libres.

Public

  • Animateurs à la recherche de méthodes et outils pour suivre l'activité de projets collaboratifs
  • Membres de projets collaboratifs cherchant à mener une veille informationnelle.

En savoir plus

> Pré-requis


Navigation sur Internet

> Objectifs pédagogiques


  • Repérer les sources d'information : moteur de recherche, réseaux sociaux, sites dynamiques ...
  • Utiliser les outils pour surveiller et marquer : Flux (RSS, ical), alertes, outils de création de Flux, outils de collecte active (bookmarking social de type Delicious et Pearltree).
  • Exploiter l'information collectée : tableau de bord, retraitement de flux ...
  • Rediffuser : Syndication, Planet, coopérative de veille ...



> Déroulement


  • explicitation des concepts
  • présentation d'usages
  • manipulation d'outils.

Séquence




Timing


> Supports de cours



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Suivre l'activité d'un réseau et veiller collectivement

  • Objectif pédagogique : Les conditions et les méthodes pour la veille individuelle et collective au sein d'un groupe de travail ou d'un réseau.
  • Résumé : Présentation des outils et des méthodes pour mettre en place une veille.
  • Contenus : support de cours -> Diapos





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Citations : cours sous licence Créative Commons sur le site "Comment ça marche"

Flux RSS et syndication

  • Objectif pédagogique : comprendre ce que sont les flux rss et comment s'en servir
  • Résumé : définitions, différents cadres d'utilisation (agrégation / syndication)
  • Contenus : support de cours -> Diapos

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Netvibes

Description : Netvibes est un service en ligne qui permet de créer un portail réunissant des flux RSS (il y a d'autres fonctionnalités, mais c'est la plus intéressante) : à titre personnel (veille, suivi) ou pour un groupe, projet ou territoire.

Exemples :

Site officiel : Site officiel

Documentation :

Voir la fiche complète sur Netvibes

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Twitter

Twitter signifie "Gazouiller" d'où le petit oiseau bleu en logo. Créé en 2006; twitter.com est une plateforme de microblogging : l'équivalent de sms mais sur Internet.Il est possible d’envoyer et de recevoir des tweets, d’une longueur maximale de 140 caractères.
Avantages : un effet de propagation très rapide et exponentiel. Avec le système "follower/following" : création d'un réseau social mais plus souple que Facebook.
Inconvénients : 140 caractères c'est peu : on ne va pas en profondeur. L'interface n'est pas entièrement traduite.

Espace de test : twitter.com

Documentation :


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Widget


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteur : Association Outils-Réseaux

Delicious

Description : 1- Delicious est un service en ligne de Bookmarking social qui permet de partager ses favoris ou marques-pages. 2- Il est possible d'utiliser Delicious comme moteur de recherche social (il s'agit alors d'informations sauvegardées par d'autres personnes ayant un compte). 3- Delicious permet de récupérer des flux RSS par mots clés ou par utilisateur. La prise en main n'est pas aisée, elle demande d'avoir assimilé la notion de "Flux RSS", mais les potentialités sont très puissantes !

Avantages : Une extension à Firefox ou à Internet Explorer permet de taguer les sites en 2 clics sans quitter la page de consultation. Mettre à disposition des flux internet d'actualité, dans le cadre d'une veille.
Inconvénients : c'est un service gratuit (et non un logiciel libre), il faut se créer un compte Yahoo, l'interface est en anglais. Le service appartenait à Yahoo mais depuis sa vente à la société AVOS en 2011, de nombreuses fonctionnalités ont disparus.

Exemples :

Espace de test : Site officiel

Documentation

Découverte Yahoo Pipes


Contrat Creative Commons
sous licence Creative Commons.
Auteurs : David Delon

Découverte Yahoo Pipes

La rédaction web : une écriture journalistique potentialisée par le numérique


Contrairement à une idée encore trop largement répandue, écrire pour le web ne s’improvise pas. En dehors d’une capacité à structurer l’information et à la retranscrire, commune à tous les journalistes, cet exercice nécessite une bonne connaissance des enjeux du Net et une méthodologie propre à cet outil, prenant notamment en compte le fait que la lecture de l’internaute est différente que sur un support papier. Il faut veiller à capter son attention, guider sa visite, lui permettre d’aller et venir facilement dans les différentes strates du site au travers de liens et lui fournir directement ce qu’il est venu chercher : une donnée claire, structurée et actualisée.

Des règles d'écriture journalistiques transposées au web


D'une manière générale, la rédaction web reprend les règles de base de l'écriture journalistique de la presse papier. On y retrouve ainsi les mêmes éléments principaux et les mêmes techniques d'écriture que dans un média traditionnel. A savoir :

Le chapô et la "titraille"


Les éléments centraux autour desquels s'organise l'article sont :

  • Le titre qui se divise en deux catégories :
    • informatif : qui n'a pas d'effet de style et se veut simple et clair.
    • incitatif : qui s'attache à donner envie de voir l'information. Par exemple : "Cet infiniment petit qui suscite le grand débat" (Article sur les nano-technologies).

  • Le chapô : qui vise à obliger le lecteur à lire l'article jusqu'au bout ("ferrer le lecteur").
    • sa forme s'attache à être vive pour retenir l'attention, aiguiser la curiosité et l'intérêt et originale (dans le contenu et dans la forme).
    • le vocabulaire se compose de mots-clés (pour le référencement) et de verbes expressifs.

  •  Les intertitres qui servent à structurer le contenu, à offrir plus de clarté au texte et à augmenter la visibilité par les moteurs de recherche.

La règle des "5 W + H"


La règle des "5 W + H" est un moyen mémo technique pour ne pas oublier les informations essentielles qui doivent transparaître dans l'article. Elle consiste à répondre aux questions suivantes :
  • Qui : le sujet de l'action ;
  • Quoi : l'action, les faits proprement dits ;
  • Quand : la période pendant laquelle se sont déroulés/ou vont se dérouler l'action, les faits ;
  • Où : le lieu où ils se sont ou vont se produire
  • Pourquoi : leurs raisons d'être ;
  • Comment : leur manière d'être.

Le principe de la pyramide inversée


Pyramide inversee.png

Récurrent dans le journalisme papier, le principe de la pyramide inversée repose sur le développement des faits par ordre d'importance décroissante. On commence par les informations générales pour aller au spécifique. Les informations capitales se trouvent au début suivant le postulat que le lecteur décroche au fur-et-à-mesure. Cette technique amène naturellement à hiérarchiser et structurer les informations. Très utilisée dans le monde de la rédaction web, elle n'est cependant pas, comme on le prétend souvent, incontournable. Le web permet en effet d'utiliser les liens hypertextes pour aller vers le plus spécifique et avoir différents niveaux de lecture.

  • Source : Own work



Ou la « méthode champagne » ?

Aujourd'hui la technique de la pyramide inversée est remise en cause par certains rédacteurs web au profit de la méthode champagne. Proposée par Mario Garcia, un célèbre graphiste, cette méthode consiste à structurer l'information de manière à relancer l'attention du lecteur toutes les vingt et une lignes environ. Le but recherché est que l'internaute reste intéressé par l'article et concentré.

Concevoir des textes lisibles et attractifs : travailler le style


Comme sur le support papier, il est nécessaire de concevoir des textes lisibles et attractifs pour engager la lecture de l'internaute et le fidéliser, en :

Rédigeant des textes agréables. Pour cela il est recommandé de :
  • Humaniser le propos, le rendre vivant : toujours privilégier les descriptions, les ambiances.
  • Mettre en scène son information, la scénariser.
  • Diversifier les angles d'approche.

Acquérant et développant un style. Pour cela il est conseillé de :
  • Lire beaucoup. Apprendre à lire avec un œil de spécialiste : ce qui est efficace, ce qui nous plaît.
  • Se créer un univers, en "piochant", en s'inspirant, en écrivant.
  • S'entraîner avec des exercices courts : mini portraits, ambiance, situation, écho, billets...
  • Vaincre son amour-propre : faire lire ses textes (même en ébauche), accepter les critiques, les conseils...
  • Débrider sa sensibilité. Un bon rédacteur ne trahit pas l'impératif d'objectivité mais laisse transparaître son ressenti, son enthousiasme, son indignation... Il rend son article vivant.

Pour disposer de plus d'éléments sur les règles de base de l'écriture journalistique, découvrez le cours qui lui est consacré "Améliorer ses écrits en intégrant méthode et principe journalistique".

Une écriture optimisée par les développements du numérique


Si la rédaction web reprend à son compte les méthodes du journalisme traditionnel, elle ne peut se limiter à transposer simplement des contenus du papier à Internet. Cela ayant en soi peu de valeur ajoutée. Le développement des technologies numériques a permis à l'écriture de s'affranchir de nombreuses limites (le temps, l'espace restreint de diffusion, le nombre de lecteurs etc.) et d'entrer en relation directe avec le lecteur...

Transformer le lecteur en acteur !


Ce qui caractérise l'écriture web de l'écriture journalistique papier est sans nul doute la place accordée à l'internaute. Autrefois simple lecteur, il est devenu avec le Web 2.0 un acteur à part entière qui peut désormais générer du contenu via les commentaires faits sur un article, les discussions dans les forums, les chats ou encore son blog. Il peut également "qualifier" l'information reçue en la relayant et en l'annotant (voir par exemple, la pratique des hashtags sur Twitter). L'interaction est au coeur même de la rédaction web ! C'est elle qui va permettre au contenu d'exister, de s'approfondir et de se propager sur la Toile.

Cette interaction avec l'internaute peut être impulsée puis alimentée par la mise en oeuvre de différentes actions :

S'assurer que le message perçu est bien celui que l'on veut transmettre


nuage
L'interaction avec l'autre suppose une proximité. Celle-ci ne peut exister si les propos développés dans les écrits du rédacteur ne sont pas en adéquation avec ce qu'il veut vraiment signifier et la ligne éditoriale qui a été annoncée. Il peut ainsi être nécessaire de contrôler la cohérence de ses propos en utilisant par exemple les nuages de mots-clés (tag cloud en anglais) qui permettent, au travers d'une représentation visuelle, de faire ressortir les mots les plus utilisés sur un site ou une page web. Généralement, ceux-ci s'affichent dans des polices de caractères d'autant plus grandes qu'ils sont utilisés ou populaires. Ces outils sont ainsi utiles pour prendre de la distance vis-à-vis de ses écrits en ayant une vue globale des concepts les plus traités et en rectifiant au besoin le tir pour faire coller ses propos au plus près de l'idée de départ.



Parmi les générateurs de mots-clés, se distinguent :

  • Tagcrowd(cliquer pour afficher le contenu)



  • Wordle(cliquer pour afficher le contenu)




Permettre à l'internaute d'approfondir sa lecture


L'utilisation des liens hypertextes (dirigés vers l'extérieur) permet de relier ses écrits à d'autres pages qui portent sur le même sujet. Cela offre à l'internaute la possibilité d'approfondir les propos énoncés en ayant accès à des ressources complémentaires et instaure un nouveau dialogue entre les auteurs et les lecteurs. Internet a changé radicalement notre rapport à l'information : celle-ci n'est désormais plus isolée, elle s'insère dans un champ vaste de connaissances ! Faire des liens hypertextes offre ainsi de nombreux avantages :
  •  contextualiser le propos et le doter ainsi de plus de matière,
  •  fidéliser le lecteur qui appréciera la richesse du contenu,
  •  offrir une visibilité supplémentaire à ses écrits en l'inscrivant dans un réseau plus vaste (les sites faisant l'objet d'un lien, pouvant en faire un sur votre page en retour),
  •  capter l'internaute en l'incitant à rester se balader sur sa page (voir à ce sujet "L'ergonomie éditoriale ou l'art de bâtir une architecture de l'information").

Susciter la participation


La communication numérique s'attache moins à produire un contenu qu'à le partager en encourageant les internautes à donner leur avis, à construire une relation inter-lecteurs et à le relayer. Cela passe notamment par :

  •  la mise en place de commentaires qui apparaissent de plus en plus comme une prolongation de l'article. Les internautes ajoutant de nouvelles données, apportant un autre point de vue ou renvoyant sur d'autres contenus pertinents qui abordent le même sujet,
  •  la mise en place de boutons de partage sous l'article qui invite le lecteur à le relayer,
  •  le lancement d'une discussion sur un forum,
  •  l'appel à contribution etc.

Ces techniques permettent en outre d'améliorer le contenu en fonction des feedbacks des lecteurs et de fédérer une véritable communauté autour de ses écrits. Allant encore plus loin, un outil comme Wiki offre la possibilité à l'internaute d'ajouter ses propres données à celles existantes et de modifier ces dernières. D'une écriture individuelle, le numérique marque ainsi le passage à une écriture collaborative !

Dépasser les frontières du temps


Ecriture immédiate...


Internet permet d'avoir non seulement une relation directe avec son lecteur mais en plus de manière instantanée...Il est aujourd'hui possible grâce aux réseaux sociaux de diffuser du contenu et d'avoir des retours et tout cela en direct ! Twitter, Facebook, CoveritLive...Tous ces outils de "live-blogging" amènent à mettre en place de nouvelles pratiques d'écriture au sein desquelles le contenu est pensé comme un support vers une information plus vaste plutôt que comme une fin en soi. L'écrit s'inscrit désormais dans un univers plus collaboratif où l'auteur assiste en direct à la diffusion se sa production : elle est reprise sur certains blogs, tweeté, scoopé, retweetée, commentée...Une véritable chaîne éditoriale se met naturellement en place pour faire vivre cet écrit, pour peu que celui-ci soit de qualité. Cela ne peut que modifier profondément le rapport entre l'auteur et son écrit, celui-ci étant de plus en plus amené à lâcher prise sur sa production, en acceptant d'avoir moins de contrôle sur sa diffusion, en acceptant également d'être jugé, parfois sévèrement...Cet état de fait nécessite pour celui qui veut publier en ligne de mener une réflexion préalable à son rapport non seulement à l'écriture mais aussi à ce qu'il accepte de montrer de lui. Le passage de l'écrit privé à l'écrit public peut être difficile...

...écriture d'analyse


Parallèlement à cette écriture de l’instantané, le numérique permet une écriture/lecture d'analyse. En effet, l'apparition des tablettes, smartphones et autres outils de communication nomades a amené à un comportement différent de lecture, l'internaute pouvant sélectionner puis stocker les sources qui l’intéressent pour ensuite s'y plonger plus tard, dans un contexte plus favorable. Tout l'enjeu du rédacteur web va être ainsi d'adopter de nouvelles stratégies éditoriales qui poussent le lecteur à récupérer le contenu et à le lire plus tard, en approfondissant sa lecture. Des outils consacrés à cette fin ont vu le jour : par exemple Pocket (anciennement Read It Later) ou Evernote qui permettent de mettre de côté les contenus selectionnés sur le Web, de les archiver et de les classer à l’aide de filtres ou d'étiquettes.


Enrichir l'information en ligne


Le numérique permet également d'enrichir son article de contenus variés et de mélanger les formats au profit d'un parcours plus riche pour le lecteur ! Loic Hay, spécialiste des services et usages des technologies de l'information, passe en revue quelques widgets (= applications) qui permettent d'enrichir l'information en ligne : création et personnalisation d'un album photos, intégration de modèles 3D, intégration de vidéos etc. Ces extraits vidéos proviennent de l'Explorcamp organisé par la Mitic (Mission des Technologies de l'Information pour la Corse) les 26 et 27 juin 2008 et ayant pour sujet le Web 2.0 :


explorcamp - enrichir contenu par mitic20


explorcamp - enrichir contenu multimedia 2 par mitic20


Rédiger pour le web : halte aux idées reçues !


Enfin, en matière de rédaction web, les idées reçues sont légion et tenaces : il faudrait rédiger des phrases de moins de 15 mots, simplifier le message au maximum, éviter l’emploi de la négation et de la voix passive, favoriser une structure sujet-verbe-complément, écrire en mode scan... En réalité, comme pour le support papier, la rédaction doit s’adapter au plus près à l’auditoire, aux propos servis, au contexte particulier dans lequel elle s’inscrit. Un texte destiné à une revue de sciences humaines ou un site consacré à la philosophie ne peuvent en aucun cas suivre les mêmes règles qu’un document conçu pour mettre en valeur une entreprise ou des produits commerciaux.

L'étude Eyetrack, menée par le Poynter Institute en 2007, démontre bien que les internautes lisent en profondeur sur les magazines en ligne, voire même plus longtemps que sur les magazines papier. Le blog juridique de Maître Eolas, le "Journal d'un avocat", qui compte parmi les plus lus en France, en est un parfait exemple. Il montre bien que l'on peut écrire de longs billets et fidéliser une large communauté de lecteurs.

Trucs et astuces pour démarrer un réseau coopératif

Auteur de la fiche : Outils-Réseaux
En introduction : Les outils ne sont pas collaboratifs par nature, ils le deviennent lorsqu'ils sont utilisés à bon escient et dans un contexte favorable. 

Les "trucs et astuces" listés ci-dessous ne demandent pas de grandes compétences techniques ni un budget conséquent : une technique d'animation, l'usage d'un outil mis en place en 2 clics ou une posture appropriée de l'animateur de réseau peuvent faire bien plus que l'installation d'usines à gaz surdimensionnées, qui peuvent coûter très cher (au sens propre comme au sens figuré). 
bf_imageTrucsEtAstucesPourDemarrer.png
Traits caractéristiques : Coopérateur humanum est

La coopération est une singularité de l'espèce humaine, notre moteur principal, outil de survie. Trois siècles de concurrence ne doivent pas faire oublier que nous sommes issus de plusieurs millénaires de coopération et de collaboration.

Trois chantiers

Notre époque devra relever trois défis en matière de coopération :
 - Apprendre à coopérer entre êtres humains : pays du sud / pays du nord, riches / pauvres, entre religions, hommes / femmes...
 - Faire en sorte que l'humanité coopère avec son environnement : moins de pollution, de nuisances, ...
 - Permettre à chaque individu de mieux coopérer avec lui-même : réconcilier humanité et animalité, côté féminin et masculin...
Retours d’expériences, témoignages, conseils :

Disjoindre l'apprentissage de la coopération...

...de son utilisation sur des sujets brulants !

Il est judicieux d'éviter les sujets polémiques pour s'initier à la coopération. Il vaut mieux tester méthodes et outils coopératifs sur de petits projets avec peu d'enjeux que sur des chantiers vitaux pour le réseau. 

Par exemple, la mise en commun de fiches pédagogiques pour un réseau d'éducation à l'environnement, alors que ce qui est vital pour les membres du réseau c'est de trouver des moyens de se financer. Quand les membres du réseau auront acquis un peu d'expérience en matière de pratiques coopératives et auront développé un vécu commun, un chantier sur la mutualisation des moyens pourra être envisagé.

Faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération

Un grand voyage commence par de tous petits pas.

Même s'il semble que la coopération soit une composante majeure de l'animal humain, quelques siècles de "saine concurrence", de "il ne faut pas copier", de "pour exister, ne doit rien à personne"... handicapent les humains qui s'y frottent. Il convient donc de, petit à petit, ré-instiller la dimension coopérative. 

Tout changement est un processus de rupture qui demande un basculement dans les représentations, les idées, les méthodes des individus. 
Pour qu'un réseau se mette à coopérer, il faut provoquer ces ruptures, ces basculements qui sont souvent irréversibles : nous proposons pour cela de faire vivre de petites expériences irréversibles de coopération :

 - lever un menhir, 340 bonshommes qui tirent dans des sens différents mais pas trop fort : super comme expérience mais il faut avoir l'occasion.

http://video.google.com/videoplay?docid=-6065978591349882531&hl=fr

 - prendre des notes à plusieurs en même temps et sur une même page (avec etherpad, google doc ou gobby : outils qui permettent de co-rédiger en ligne un texte), plus simple que lever un menhir mais bien efficace.

 - animer un débat en utilisant des cartes heuristiques (freeplane, freemind, Xmind...) vidéo-projetées en direct, technique qui permet de visualiser d'un coup d'œil toutes les idées du groupe et on passe d'une logique linéaire à une navigation par idées qui peut s'adapter au public (on peut facilement ajouter de nouvelles idées).

  - faire faire et valoriser la rédaction de synthèse de listes de discussions (par exemple, au sein du réseau Tela Botanica, les membres du réseau discutent parfois sur les listes et forums de sujets très pointus. Celui qui a initié la discussion doit réaliser la synthèse. Il y a un classement des synthèses des listes de discussion suivant qu'il s'agit d'un simple copié-collé, ou d'une rédaction plus organisée).

  - mettre du contenu imparfait, à corriger : n'écoutant que leur bravoure pour défendre la pureté de la Langue, ceux qui hier encore freinaient des quatre fers à l'idée de participer sur un outil informatique passent la barrière technique et corrige les fautes ! (cette astuce est encore plus efficace quand la faute porte sur le nom d'une personne : au souci de l'orthographe irréprochable, s'ajoute l'aiguillon de l'ego...)

  - faire des jeux coopératifs : par exemple le jeu du Tao, ou jeux coopératifs en animation collective sur un site sur la non-violence.
  - ...

Commencer en présence


Lorsqu'on parle "réseau coopératif" on envisage une communauté qui n'est pas toujours sur le même espace-temps : il y a du travail à distance, des échanges synchrones et asynchrones. A l'inverse, rares sont les communautés virtuelles qui fonctionnent uniquement à distance : les regroupements, les rencontres sont des temps forts de la dynamique de réseau.

Lorsqu'on démarre un réseau, il est judicieux d'exploiter ce temps "en présence" pour tester et expérimenter des outils et méthodes qui pourront perdurer à distance : mettre en œuvre en présence ce que l'on veut mettre en œuvre à distance.
Ceci permettra de se familiariser, de se former et d'assurer une continuité entre présence et distance.

Par exemple, lors d'une rencontre d'un réseau, l'un des membres pose une question à l'assemblée. Tout le monde peut proposer une ou plusieurs réponses sur des petits papiers et en indiquant bien ses coordonnées. Les réponses sont synthétisées et rendues visibles à tous. Puis la personne qui a posé la question récupère les contacts des personnes ayant répondu et créée une liste de discussion pour continuer à échanger à distance.

Par exemple, on peut mettre en place des outils pour travailler à distance qui vont du coup soulever des questions sur les modes de fonctionnement en présence : les règles de prise de parole, de prise de décisions, car souvent ces éléments sont implicites. Dans un groupe, la rédaction des compte-rendus de réunion est souvent assumée par une personne. Si on met en place un outil de co-rédaction pour prendre des notes, du coup cela soulève des questions : tout le monde peut écrire ? qui valide ? On voit bien que ce n'est pas l'outil qui pose des problèmes, il soulève juste les questions.

Commencer par soi même

Charité bien ordonnée commence par soi-même. ou Pour changer le monde, il faut commencer par se changer soi-même.

Beaucoup de structures ont le projet de faire coopérer un groupe, un réseau. Mais avant toute chose, il faut commencer par pratiquer méthodes et outils coopératifs : il s'agit de s'appliquer en interne ce que l'on souhaite mettre en place en externe.

cf. la stratégie ITPTS, "Interactions Transformation Personnelle, Transformation Sociale" : ne pas opposer les volontés de changer le monde et le travail sur soi, les deux sont liés et doivent s'articuler.
 
Un constat : une structure qui ne coopère pas en son sein et n'utilise pas les outils qui vont avec peinera à faire coopérer autour d'elle.

Mais comment faire lorsqu'on est dans un contexte très figé, très contraint difficilement perméable à ce type de pratiques ? Il faut partir du plus petit lieu sur lequel on a prise pour coopérer, quelques collègues de confiance, un petit groupe de travail audacieux... On trouvera toujours deux ou trois personnes prêtes à jouer le jeu !

Commencer simple

Proposer des outils faciles à prendre en main par les utilisateurs

Lorsqu'on aborde l'utilisation d'outils informatiques, la première marche est la plus importante à passer. Si la première manipulation est simple, les contributeurs, rassurés auront envie de s'investir un peu plus et d'accepter qu'il y ait besoin d'un petit temps de formation ou de prise en main.

On peut même envisager de cacher des fonctionnalités dans un premier temps et attendre que le groupe grandisse en maturité avant d'ajouter des briques progressivement. Ou attendre que la demande soit exprimée et faire évoluer le dispositif technique en fonction des propositions du groupe.

Être pragmatique

Utiliser des outils facile à installer, configurer, sans compétence technique

Plutôt que d'attendre d'avoir les moyens nécessaires pour créer un dispositif sur-mesure, il vaut mieux commencer dès que la dynamique de réseau frémit à installer quelques outils clés en main, faciles à installer et à utiliser : bricoler en assemblant des outils peu onéreux mais qui permettent de commencer à proposer des démarches coopératives (google doc, netvibes...). 

Bien sûr c'est imparfait : il serait préférable d'avoir son propre dispositif tout en logiciel libre. Et certains seront peut-être hostiles à l'utilisation de services en ligne gratuits qui stockent vos données avec le risque d'une réutilisation à des fins commerciales. Certes, mais l'animateur de réseau se doit d'être pragmatique. Ces outils sont à utiliser en connaissance de cause et pour ce qu'ils sont : des services en ligne gratuits, et non des outils avec lesquels on peut-être autonome, cependant par leur simplicité d'emploi ils peuvent servir à faire émerger la dynamique coopérative.

On attendra de voir de vrais usages se mettre en place avant de passer à du développement spécifique si nécessaire.

Piloter à l'usage

Piloter en attention plutôt qu'en intention :

 - gérer un projet "en intention" : le coordonnateur prévoit dès le début les objectifs, le déroulement du projet, le calendrier, le budget... < c'est la méthodologie de projet traditionnelle >
 - gérer un projet "en attention" : l'animateur crée des situations coopératives (faire se rencontrer les personnes, faire en sorte qu'elles se présentent, qu'elles puissent échanger...), être ensuite à l'affut et réactif (proposer des supports pour que ce qui a émergé de la situation coopérative puisse déboucher sur des projets, des actions, du travail coopératif...) < méthodologie de projet coopératif >

L'animateur doit donc s'astreindre à se taire, à mettre ses idées de côté et plutôt privilégier une attitude d'écoute et d'observation.

Par ailleurs, il doit mettre en place les conditions favorables pour faire émerger des besoins collectifs : par exemple un questionnaire dont les résultats sont partagés collectivement. Google formulaire est parfait pour ça car il permet de traiter statistiquement les réponses et de créer des graphiques. Donner à tous en temps réel les résultats permet à l'animateur de ne pas garder le monopole de la vision globale : le groupe est rendu visible au groupe. 
Pour aller plus loin : Suite du cours.
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