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Des animations pour mieux faire vivre la participation et la coopération en présence


cornu

Pratiquer le dialogue démocratique et la démocratie participative (DP), ça s’apprend !
Rien n’est inné, ni donné par avance, pour les faire bien vivre en groupe. Même au sein de groupes sensibilisés à ces thématiques.

D’une façon générale, pour bien pratiquer ensemble, la démocratie participative demande un vrai investissement en amont des réunions collectives, de prendre en compte l’avant-réunion comme une étape aussi importante que celle de la réunion elle-même, et de l’après-réunion.

L’objectif de cette initiation est aussi de ne pas limiter la DP aux étapes préalable et postérieure à la réunion proprement dite – durant laquelle les organisateurs ne prendront pas le temps pour la faire vivre et assurer l’implication du plus grand nombre. Source de frustration évidente...

Accepter de prendre le temps et l’énergie à toutes ses étapes et procédure du débat collectif, n’équivaut pas à « perdre son temps » mais à en gagner pour la réflexion collective.

Enfin, trop souvent nous utilisons ces démarches participatives pour nous confronter à des sujets "bouillants" alors que nous n'en avons pas fait l'apprentissage. La participation et la coopération demandent une éducation spécifique qu'il conviendra de disjoindre de son utilisation opérationnelle au risque d'entendre "Je vous avais bien dit que la participation ça ne fonctionnait pas"...

1 – Avant même de nous réunir...


Il est judicieux de commencer cette « éducation » à la DP par une simple initiation, d’une façon pas trop « engageante » - dérangeante. Juste un coup, pour voir... Une bonne façon de goûter au bonheur et aux exigences de la DP, et de ne plus vouloir s’en passer et revenir en arrière, à des pratiques sans grande démocratie. Nous allons travailler à faire vivre de "petites expériences irréversibles"

Ex.1 Les gouttes d'eau font les grands fleuves

Imaginons le cadre d’un séminaire d’une journée sur « la préservation de la biodiversité dans les pratiques agricoles », pour lequel chaque participant potentiel pourra se référer à un site web présentant l’organisme organisateur de la réunion, les objectifs globaux de cette réunion, ses dates et lieux, etc.

On peut commencer cette initiation à la DP en demandant à chaque personne s’inscrivant quelques questions supplémentaires à ses coordonnées. Du genre :
  • les trois mots-clés que vous associez au terme d’agriculture (libre ou sur une mini liste)
  • idem pour le terme de biodiversité
  • les deux références bibliographiques que vous recommandez sur cette double thématique
  • etc...

Ce petit questionnaire personnalisé sera proposé à chaque nouvel inscrit, quelques semaines avant la tenue de cette réunion, et les réponses apportées par chacun mises en ligne, avec une possibilité de répondre et faire un commentaire à chacune.

En cas d’absence de site internet dédié à ce séminaire, on peut tout à fait initier cette DP en faisant un tour de table en commençant ce séminaire avec ces mêmes questions. Cela constituera ainsi une présentation à la fois plus originale que « je m’appelle M . XX, et je fais ci ou ça dans la vie... ». Et surtout, cette présentation permet d’emblée de rentrer dans le vif du sujet avec une implication de chacun.

Cela permet aussi, par ce référentiel collectif en cours d’élaboration, ou par cette bibliographie, que l’on peut créer du bien collectif, utile à tous et libre d’accès.

Ex.2 Vous êtes fichés


  • Il est particulièrement intéressant, pour mieux impliquer les participants à une réunion que chacun puisse aussi se géoréférencer, et découvrir alors des lieux communs, des amis ou connaissances communs, etc. Surtout lorsqu’on est sur un séminaire avec plusieurs dizaines de personnes et que les gens se connaissent peu.

Carto

Pour cela, très simple : on procédera de la même façon sur internet qu’avec le petit questionnaire de présentation personnalisé, en proposant à chaque personne s’inscrivant de cocher sur une carte administrative française ou autre (fonds de carte disponibles en ligne), selon la nature de la réunion, son lieu de vie ou / et de travail.

En cas d’absence de site internet dédié au séminaire, on pourra trouver une carte IGN ou Michelin et l’afficher à l’entrée du lieu du séminaire, avec d’une part des punaises colorées qui permettront à chacun de se localiser, mais aussi des bandes de papiers où chacun pourra accrocher son nom (+ un tel & un E.mel). Ceux qui auront exiger une photo d’identité aux inscrits pourront même la reproduire en petit et l’accrocher avec la punaise de localisation...

  • On peut, selon la réunion, faire la même chose avec une carte des structures et des organisations présentes, ce qui permet à chacun de savoir qui est là et pas là, les structures des directions d’organisation présentes, etc. – on peut ajouter une feuille à côté de cette carte où chaque sigle d’organisme sera explicité pour les autres...

  • On peut enfin, ajouter à ce géoréférencement une géothématisation. Par exemple sur le thème du séminaire indiqué plus haut, on proposera un tableau où des questions et mots clé de réflexion seront soumis à la discussion collective. Chacun pourra en cliquant sur l’un ou/et l’autre indiquer aux autres les sujets et questions qui lui tiennent à cœur. On veillera aussi à laisser une ou plusieurs cases vides afin de donner la possibilité à chacun d’ajouter d’autres thèmes et questions auxquels les organisateurs n’ont pas songé. Cette géothématisation (ou mapping) peut se décliner à la fois par internet, avant le séminaire, et en entrée de séminaire sur un tableau physique accroché au mur.

Cette géothématisation est une excellente manière de susciter des réactions, la discussion et réflexion collective, avant même que ne s’ouvre le séminaire proprement dit !
On pourra pousser l’exercice un peu plus loin en permettant, sur internet comme sur le tableau physique, de pouvoir ajouter une note brève, des coordonnées, qui compléteront son positionnement.

  • Même idée avec un « avis de recherches » : un tableau sur internet, puis reproduit et accroché à l’entrée du séminaire, où chacun peut indiquer « je suis à la recherche d’infos sur les performances des techniques de BRF (bois raméal fragmenté) pour le maintien de la biodiversité des organismes du sol », ou sur « je me demande si les MAE (mesures agro-environnementales) discutées dans le cadre de la nouvelle PAC (politique agricole commune) intègrent la mise en œuvre de jachère apicoles ? », etc. Chacun ajoutera à sa question ou à sa recherche ses coordonnées tel & mel afin qu’avant et après le séminaire d’autres puissent (continuer à) lui répondre.

tableau

Un petit dispositif astucieux de fiche internet (déclinable très simplement sur une fiche cartonnée affichée au mur) permettra, au-dessous de la question ou demande posée, d’afficher, à la vue de tous, les réponses obtenues (avec les coordonnées des auteurs des réponses). Cela participe à la réflexion collective et permet, en outre, à chaque personne ayant déposé un « avis de recherches » de repartir du séminaire avec sa fiche et les coordonnées des personnes avec lesquelles elle pourra poursuivre l’échange.

Il serait de bon aloi de demander à chaque auteur d’un « avis de recherches » de restituer au groupe, sous forme de synthèse en direct en fin de séminaire ou via internet quelques jours plus tard, les réponses obtenues.

Ex. 3 De l'usage des outils coopératifs


On peut insérer, dans le cadre d’un réseau internet organisant des réunions et des échanges d’infos, une série d’outils très simples et bien utiles, comme un agenda partagé qui permet à chacun de visualiser les activités et réunion du groupe, permet de proposer une initiative dans un créneau disponible, éviter de faire se chevaucher plusieurs RV et d’exclure certains de la possibilité d’y participer.

Quel que soit le contenu de ces cartes et tableaux, les organisateurs du séminaire prendront soin de reporter sur la carte ou tableau, physique, qui sera accroché à l’entrée de la réunion, les points de localisation, de géothématisation, les avis de recherche, etc. déjà entrés sur internet par certains.

Ces outils en ligne (questionnaires, agenda, etc.) sont modulables dans leur fonctionnement, et notamment dans leur gestion et les accès aux paramètres permettant de les formater et de les modifier. Une discussion préalable sur ces accès est donc nécessaire collectivement.

Donc, c’est clair : d’entrée de jeu, il faut prévoir le temps et l’espace pour que se noue ce dialogue entre les participants, et lui permettre de se poursuivre au-delà de la réunion.


2 – Au cours de la réunion...


Les préliminaires décrits, entrons dans le vif de la DP !

L’animateur de la réunion aura tout intérêt à se saisir du « matériel » de commentaires et questions obtenus dans cette phase préparatoire pour nourrir, engager les travaux et la discussion du groupe – éviter d’ouvrir les discussions face à une grand tableau vide, ne pas hésiter à placer ne serait-ce que quelques mots clés, même provocants... Excellent pour susciter les prises de paroles !

De même, et d’une façon générale, deux procédures favorisent l’éveil participatif de chacun durant tout le séminaire – en dehors des jets d’eau froides, des insultes et des coups de pied au cul, bien entendu !

  •  1- Prévenir les participants que l’ensemble des présentations (voir point 3), power point et autres, seront mise en ligne sur le site quelques jours à quelques semaines après le séminaire. Cela pour éviter que les gens passent leur temps à gratter comme des malades durant les présentations et... n’écoutent plus le contenu !
Un compte-rendu du séminaire (discussions inclues) peut aussi avoir lieu en ligne, et offrir une durée de vie plus grande à ce séminaire par une captation audio ou audiovisuelle du séminaire – ou d’une partie – , selon les moyens, qui sera insérée dans la foulée sur le site web.

  •  2- L’animateur effectuera des synthèses le plus régulièrement possible au cours du séminaire, quasiment en direct selon la nature des débats, leur complexité, et les moyens informatiques (rétroprojecteur avec logiciel Free Mind, par ex.), afin que là encore, les gens s’attachent davantage à écouter, à réfléchir et à débattre, plutôt qu’à fixer par écrit les paroles d’autrui.
L’animateur sera alors vraiment le facilitateur qu’il doit être... Ce travail de synthèse régulier peut, en outre, permettre de nourrir les débats en ateliers qui pourront suivre une première séance plénière. On pourra de même inciter à utiliser un outils de type etherpad afin que les participant rédigent le compte rendu à plusieurs, petite expérience irréversible de coopération.

Ce travail de synthèse pourra aussi être assumé par des tiers, surtout en cas d’ateliers, par des prises de notes (ou via Free Mind), afin qu’une restitution puisse vraiment être discutée avant sa présentation au cours d’une nouvelle séance plénière. Ce travail de synthèse peut être facilité par la distribution aux personnes qui s’y collent de formulaires organisés à cette fin (conçu par l’animateur et les organisateurs).

Ce travail de synthèse suppose une discussion préalable sur les focus que les organisateurs attendent des sessions et des ateliers.
Et au lieu de préparer par avance synthèses et conclusions, avant même que le séminaire ait lieu – un grand classique dans les colloques internationaux ! -, on aura tout intérêt à discuter des focus par sessions et ateliers durant la phase préparatoire au séminaire entre organisateurs et animateur. Ces focus pourront être d’ailleurs proposés, par avance, aux participants inscrits à ce séminaire, donc mis en ligne avant le séminaire. Ils pourront ainsi être amendés par les participants avant et en cours de séminaire.

Cette procédure :
  • facilitera grandement les synthèses globales à faire sur l’ensemble du séminaire,
  • favorisera une élaboration plus démocratique qu’à l’ordinaire,
  • et garantira un rythme raisonnable pour leur diffusion ultérieure.

La technique de poser en entrée de séminaire une série de questions simples à répondre au cours d’un tour de table (sur la représentation qu’a chacun d’un terme ou d’une notion, par ex.), puis de reposer les mêmes questions en fin de séminaire, est un très bon moyen d’évaluation collective sur le chemin parcouru et l’utilité de ce séminaire.

Cet exercice peut être particulièrement apprécié par les organisateurs d’un séminaire ou l’organisation invitante, qui prendront ainsi la mesure du travail accompli. Ce procédé de l’avant et de l’après, peut se faire aussi sur le site internet du séminaire. Il peut être décliné de mille manières et permettre d’acter certaines avancées collectives.

On peut, dans le même esprit, repartir des réponses aux questions posées en ligne pour les compléter et les reformuler en direct, tous ensemble. Ce qui assure une continuité des phases de déroulement du séminaire, et justifie l’effort consenti par ceux qui ont pris la peine de se prêter au jeu en ligne.

Afin de favoriser l’expression des opinions et des questions, même lorsqu’on n’est pas une grand gueule et que l’on n’a pas l’habitude de prendre la parole en public, on proposera l’usage de « cartons question ou commentaire » (en quelques lignes).
Ils seront distribués en entrée de séminaire, en plusieurs exemplaires. Complétés, ils pourront être glissés dans une boîte prévue à cet effet tout au long du séminaire (à charge aux organisateurs d’aller relever cette boîte aux questions & commentaires régulièrement) ou transmis à l’animateur au cours d’une session.

post-it

Ce dernier pourra regrouper plusieurs questions & commentaires avant leur restitution, afin d’obtenir une réponse en direct.

Au cas où le temps manquerait, ces questions & commentaires seront mis en ligne et la discussion pourra ainsi se prolonger, malgré la fin du séminaire. La création de Forums de discussion peut être initiée de cette manière...

Une autre formule possible, l’animateur réunit questions et commentaires par thème, puis il va voir une personne-ressource et les lui transmet : cette personne-ressource prend le temps d’y répondre publiquement ou sur le site internet.
On peut aussi imaginer que cette personne donne ses réponses à l’animateur qui en fait la restitution en séance publique ou sur le site internet. Cette formule via l’animateur offre l’avantage de rester synthétique – là où un « spécialiste » aura tendance à délayer un peu trop sa réponse – mais elle multiplie les intermédiaires... et donc le risque de pertes d’information et de qualité de celle-ci.

Le développement de jeux de rôles. Nous les mentionnons juste ici, mais ils devraient faire l’objet de bien plus longs développements ultérieurement. Ces jeux peuvent être un excellent moyen pour faire sortir certaines idées, réflexions, comportements, et dépasser des conflits, exposer des non-dits, etc. Un grand nombre de techniques et de jeux de rôle existent à cet effet. Ils ont beaucoup de vertu à la condition qu’ils soient réellement maîtrisés et coordonnés par l’animateur, qui devra ensuite en faire une analyse et une synthèse publique dans la foulée.


3 – Après la réunion, les discussions continuent !


L’une des premières discussions que l’animateur aura avec les organisateurs dudit séminaire – et ceux-ci avec les intervenants - concerne le statut des documents et des présentations (PP ou autres) des intervenants invités. Et plus exactement leur niveau de diffusion avant et après le séminaire. Ce point, très important, fait référence à la question de l’accès et de la diffusion des informations et des données contenues dans ces présentations.

Aujourd’hui, une large réflexion s’est engagée dans différents milieux sur l’accès libre à l’information sous toutes ses formes. Et la définition de différents statuts d’accès (licence) est proposée sous le concept de Creative Commons auquel nous adhérons. Ces différentes licences font d’une information un bien commun, un bien privé, un bien privé mais collectif, un bien commun sous conditions (être cité, utilisable seulement en lecture, utilisable en lecture et modifiable, utilisable commercialement mais sans appropriation possible, etc.) Pour plus d’information, le site http://creativecommons.fr

En résumé, les données, informations et des documents présentés au cours de cette réunion peuvent être diffusés à l’extérieur, notamment via le site internet du séminaire de plusieurs manières :
  •  les intervenants en publient une synthèse ou une présentation dédiée spécialement à cette diffusion publique (présentation revue voire édulcorée de certains éléments jugés confidentiels) ;
  •  ils acceptent une publication en ligne exclusivement à destination des participants au séminaire (l’accès à celle-ci se fait alors que par un système de login et de mot de passe fournis aux seuls inscrits) ;
  •  ils acceptent une diffusion en ligne accessible à tous, participants au séminaire comme simples consultants du site ;
  •  ils refusent toute mise en ligne de leur présentation. Dans ce cas, deux options : soit les organisateurs qui ont discuté auparavant avec chaque intervenant sur une règle du jeu de diffusion, ne le gardent pas comme intervenant ; soit ils subissent sa décision avec le sourire...
Quoi qu’il en soit, cette mise en ligne des documents et des présentations doivent impérativement s’effectuer dans la foulée du séminaire, c’est-à-dire dans les jours qui suivent. Sinon, la dynamique créée au cours de ce séminaire sera brisée et les participants qui ont accepté de poser leur stylo pour écouter les présentations de manière plus active se sentiront frustrés. Ce travail de mise en ligne doit donc être prévu par les organisateurs afin qu’il ait bien lieu dans les délais.

Auteurs : Association Outils-Réseaux, Vincent Tardieu
Crédits illustrations sous licence creativecommons : by Moustic 2011 - by Ultimcodex - by Moustic 2011 - by Outils-Réseaux - by Zerojay

Le fonctionnement en réseau




Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


  • « le réseau est la répartition des éléments d’une organisation en différents points » (Petit Robert)

  • « Liens entre individus créant une situation collective faîte de connexions entre acteurs » (Réseau Ecole et Nature)

  • « Un réseau existe si plusieurs personnes ont conscience d’en faire partie » (Réseau Ecole et Nature)

Dans un réseau, les interrelations entre les personnes jouent un rôle prépondérant sur les individus, car ce sont elles qui révèlent et valorisent la richesse des acteurs.


Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Ce que c’est… Ce que ça n’est pas…


  • Un ensemble d’acteurs indépendants les uns des autres # Des acteurs appartenant à une seule organisation

  • Une appartenance fondée sur des compétences, valeurs ou objectifs communs # Une appartenance fondée sur des liens juridiques

  • Des relations de coopération libres et volontaires. # Des relations de travail contraintes ou de collaborations prescrites

  • Des contributions réciproques, une valeur ajoutée collective # L’exercice d’une fonction selon une fiche de poste

  • Des relations alternant distanciel et présenciel # Une communauté de lieu et de temps

Définitions proposées par Bruno Vincenti

Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Le Réseau, frontière entre l’ordre et le chaos


  • Systèmes ordonnés : administrations, grandes entreprises…
-> Systèmes finalisés, mais lourds et souvent peu dynamiques

  • Systèmes chaotiques : ultra libéralisme, chaos politique…
-> Systèmes très actifs, non maîtrisables, fondés sur l’individualisme

  • Système en réseau : communautés de pratiques
-> Systèmes finalisés, mais dynamiques et maîtrisables, fondés sur une éthique collective


Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Liens forts et liens faibles

  • Liens forts: l’affect entre les individus est prépondérant et la transmission d’information vers l’extérieur est faible => réseaux intégraux ou fermés

  • Liens faibles : les frontières du réseau sont peu marquées et chaque individu ne se sent pas tenu par un pacte exclusif (appartenance à plusieurs réseaux) => quasi-réseaux ouverts sur l’extérieur

Les réseaux ouverts sont caractérisés par :

  • La liberté d’engagement des individus
  • Une organisation souple et des moyens de communications efficaces
  • Le plaisir de partager et la valorisation du travail effectué (reconnaissance)


Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


Groupe, communauté, réseau ?


Un groupe est structuré en fonction d'un objectif particulier :

  • Produire des choses pour le reste du monde
--> Groupe de travail, tourné vers l'environnement extérieur

  • Assurer une identité au groupe
--> Communauté, tourné vers le groupe en tant que tel

  • Faciliter les relations entre les membres
--> Réseau, tourné vers les membres du groupe

Décomposition proposée par Jean-Michel Cornu et le groupe Intelligence Collective de la FING

Définitions : Qu'est ce qu'un réseau coopératif ?


En résumé

  • Des personnes physiques, des organismes, des projets,...
  • partageant un même domaine d’intérêt, de compétences, de valeurs, sur un même territoire...
  • et développant, ou susceptibles de développer entre eux, des relations de coopération de nature diverse.

-->

  • Les réseaux coopératifs sont une réponse particulière à une problématique économique, sociale ou territoriale pré-existante
  • Ils n’émergent, ne se constituent et ne perdurent que sur un terrain favorable
  • Ce terrain peut-être fertilisé par un ensemble d’outils méthodologiques, technologiques et d’animation adaptés.

arroseur

Définition proposée par Bruno Vincenti

Les concepts


Réseau et « intelligence collective »


  • Intelligence collective : capacité d’un groupe à atteindre dans l’action une performance de niveau supérieure (JM Penalva)

  • Permet de valoriser les potentialités de chacun au bénéfice de tous

  • Rôle fondamentale de la libre communication entre les acteurs

  • Notions d’auto-organisation, entre « ordre et chaos » (R. Lewin)

Nous sommes plus « intelligents » à travailler ensemble qu’individuellement


Les concepts


Pas de réseau sans communauté, pas de communauté sans « COMMUNS »


  • C’est à dire des biens collectivement partagés

  • S’applique mal aux biens « rivaux », non partageables

Quels sont les « communs » que partagent les réseaux virtuels :

  • Des connaissances et des savoirs pour apprendre

  • Des pratiques et des expériences

  • Des données et des informations

  • Du plaisir et des passions

Les licences libres : rendre COMMUNES les créations intellectuelles


Les concepts


Réseaux et réseaux de réseaux


Un réseau n’est jamais isolé

  • Chaque membre est à l’intersection d’autres réseaux

Les réseaux sont structurés en niveaux

  • Chaque niveau est lui même un réseau : réseau des utilisateurs, réseaux des animateurs…

Un réseau est toujours un « réseau de réseaux »


Travailler en Réseau


Les réseaux nécessitent


  • Des moyens de communication efficaces

  • Une organisation souple et adaptée

  • Une prépondérance de la communication sur le secret

  • L’abandon de la recherche du pouvoir au profit de la coopération

Ils sont particulièrement adaptés aux « biens non matériels » et au partage des connaissances


Travailler en Réseau


Etre animateur de réseau


Une fonction importante
  • La dynamique d’un réseau dépend beaucoup de ses animateurs

  • Animer un réseau c’est tisser des liens entre des individus

Mais des qualités rares
  • Savoir déléguer : faire faire, plutôt que faire soi-même

  • Etre opportuniste : profiter de toutes les occasions

  • Curieux : être à l'affut de tout ce qui peut servir le réseau

  • Et discret : toujours mettre en avant les contributeurs du réseau

  • Accepter les dysfonctionnements


Création d’un Réseau


La création des réseaux : 4 processus fondamentaux
formationReseaux
upfing
Ces processus sont simultanés.
Ils guident le cheminement des nouveaux arrivants.


En savoir plus


  • BAKIS H., "Les réseaux et leurs enjeux sociaux", 1993, PUF, Que-sais-je ?
  • BOUDON R., "Les réseaux d’acteurs sociaux", in L’année sociologique, 1997, vol. 47 n°1, PUF (2000)
  • CALON M., "Réseau et coordination", 1999, Economica
  • Collectif, "Réseaux humains, réseaux électroniques, de nouveaux espaces pour l’action collective",
Disponible en ligne sur le site de VECAM : http://www.vecam.org/rubrique.php3?id_rubrique=36 Editions Charles Leopold Mayer pour le Progrès de l’Homme, 2001
  • CORNU Jean-Michel, "La coopération, nouvelles approches", Avril 2001
L’ouvrage en ligne : Coopération, nouvelles approches, - Un résumé de l'ouvrage - réseau lyonnais
  • DERRUCK de KERKHOVE, "L’intelligence des réseaux", Editions Odile Jacob, Collection Le Champ Médiologique, 2000
  • Ecole et Nature, "Fonctionner en réseau", Collection Les livrets d’Ecole et Nature, 2002, 108 pages.
Pour le commander en ligne : http://www.ecole-et-nature.org
  • GLEICK James, "La théorie du chaos", Champ Flammarion, 1989
  • HEBER-SUFFREIN C., "Les réseaux d’échange de savoirs", Lyon, Ed. « Se former » - Association Voies Libres
  • JUSTE DUITS E., "L’homme réseau : penser et agir dans la complexité", Chronique Sociale, 1998
  • LEVY P., "L’intelligence collective", Editions La Découverte, 1994
  • LEWIN R., "La complexité, une théorie de la vie au bord du chaos", Inter Editions, 1994
  • NEUSCHWANDER C., "L’acteur et le changement, essai sur les réseaux", Le Seuil, 1991
  • PARROCHIA D., "Philosophie des réseaux", 2000
  • RAYMOND Eric S., "La cathédrale et le Bazar",
En ligne, la traduction française : http://www.linux-france.org/article/these/cathedrale-bazar 1998
  • SERIEYX H., "Mettez du réseau dans vos pyramides", Village mondial, 2001
  • THILL G., "Le dialogue des savoirs, les réseaux associatifs outils de croisement entre la science et la vie", Editions Charles Leopold Mayer pour le Progrès de l'Homme
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